Pour l'application des lois relatives à la protection des talibés-mendiants

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Les talibés-mendiants sont des enfants qui méritent la protection de l'Etat et de la justice sénégalaise. 

Dans la seule région de Dakar, 54 837 talibés ont été répertoriés. 53% des enfants trouvés dans ces écoles pratiquent la mendicité, soit 30 160 sur un effectif global de 54 837 enfants. Parmi eux, 91% font jusqu'à 10 heures de mendicité forcée par jour dans la rue pour recueillir des «aumônes » – sous forme de nourriture ou d'argent. Or, on remarque que 51% des apports de la mendicité de ces enfants se font en argent.

Dans le cas où les talibés-mendiants ne parviennent pas à rapporter leur quota journalier d'argent, généralement fixé entre 500 et 2 000 francs CFA, ils peuvent être sévèrement battus. Selon un rapport de Human Rights Watch, au premier semestre 2016, au moins 5 enfants seraient morts sous les coups de leurs maîtres coraniques.

Ce fléau sociétal que constitue la mendicité des talibés n'est pas insolvable. Il existe des lois votées et des dispositions dans le code pénal sénégalais allant à l'encontre de cette pratique. Cependant, elles ne sont aujourd'hui pas appliquées. Lorsque ces lois seront appliquées, ces jeunes enfants passeront leurs journées dans des salles de classes, s'instruiront et n'auront plus à passer la journée dans la rue pour mendier. 

Nous revendiquons l'application des règles de droit nationales applicables à la protection des talibés-mendiants : 

  • La loi n°2005-06 sur la traite des personnes dont l'article 3 dispose que : « Quiconque organise la mendicité d’autrui en vue d’en tirer profit, embauche, entraîne ou détourne une personne en vue de la livrer à la mendicité ou d’exercer sur elle une pression pour qu’elle mendie (...) est puni d’un emprisonnement de 2 à 5 ans et d’une amende de 500 000 francs à 2 000 000 francs (1 160 à 4 350 $). »
  •  L'article 298 du code pénal sénégalais criminalisant les violences physiques et la negligence volontaire des enfants  stipulant : « Quiconque aura volontairement fait des blessures ou porté des coups à un enfant au-dessous de l’âge de quinze ans accomplis, ou qui l’aura volontairement privé d’aliments ou de soins au point de compromettre sa santé ou qui aura commis à son encontre toute autre violence ou voie de fait, à l’exclusion des violences légères, sera puni d’un emprisonnement d’un à cinq ans et d’une amende de 25.000 à 200.000 francs (54 à 435 $). »

Nous revendiquons le respect des règles de droit internationales ratifiées par l'Etat sénégalais, applicables à la protection des talibés-mendiants : 

  • La convention de l'ONU sur "La servitude ou l'esclavage des enfants" dont l'article 3 dispose que : « Toute institution ou pratique en vertu de laquelle un enfant (...) est remis, soit par ses parents ou par l’un d’eux, soit par son tuteur, à un tiers (...) en vue de l’exploitation (...) ou du travail dudit enfant. »
  • La convention 182 de l'OIT sur les "pires formes de travail des enfants" incluant : « (a) toutes les formes d’esclavage ou pratiques analogues, telles que ... le travail forcé ou obligatoire ; (d) les travaux qui, par leur nature ou les conditions dans lesquelles ils s’exercent, sont susceptibles de nuire à la santé, à la sécurité ou à la moralité de l’enfant. »
  • La déclaration du Caire sur les Droits de l'Homme en Islam qui établit que

    « tout enfant a, au regard de ses parents, de la société et de l’État, le droit d’être (...) éduqué et protégé sur les plans matériels, moral et sanitaire » et qui interdit expressément l'oppression et l'exploitation d'autrui.

  • La convention relative aux droits de l'enfants qui exige que l’État protège

    l’enfant contre « toute forme de violence, d’atteinte ou de brutalités physiques ou mentales, d’abandon ou de négligence, de mauvais traitements ou d’exploitation, y compris la violence sexuelle, pendant qu’il est sous la garde de ses parents ou de l’un d’eux, de son ou ses représentants légaux ou de toute autre personne à qui il est confié. »

  • La charte africaine des Droits et du Bien-être de l'enfant qui exige que les États prennent « les mesures appropriées pour empêcher » le trafic d’enfants et « l’utilisation des enfants dans la mendicité ».

Ces enfants sont l'avenir de notre pays, l'avenir du Sénégal. Leur place n'est pas dans la rue mais dans les écoles. Il est temps que les talibés-mendiants deviennent visibles dans notre société et que l'on mette fin à ce fléau sociétal !



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