« KAMERUN : LA PAIX MAINTENANT ! »

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                                      « LA PAIX MAINTENANT ! »

PETITION POUR LA FIN DE LA GUERRE DE SECESSION AU KAMERUN.

 

                  Nous, citoyens kamerunais et d’ailleurs, signons la présente pétition lancée officiellement le 15 janvier 2019, jour-symbole de la 48e  commémoration de l’assassinat d’Ernest Ouandie, patriote-martyr de la cause de la Réunification et de l’Indépendance du Kamerun, pour l’arrêt immédiat de la guerre de sécession illégitime et inacceptable engagée par certaines forces politiques dites ambazoniennes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Kamerun depuis octobre 2017 ; ainsi que l’action violente de bandes mafieuses qui s’y est greffée.

Voici les raisons précises de notre pétition :

  • I-Le sécessionnisme ambazonien tronque l’histoire et le sacrifice des Kamerunais

Tirant prétexte d’un malaise légitime et de revendications justifiées de nos compatriotes de la partie du pays colonisée par la Grande-Bretagne, un courant séparatiste existe dans cette partie de notre pays. Nous disons que cette entreprise politique est une très mauvaise réponse à un problème réel au regard de l’histoire du pays.

Dès la partition colonialiste du Kamerun (perpétrée par la France et la Grande-Bretagne principalement) en effet, les Kamerunais ont réclamé la Réunification. Nous citerons à titre d’exemple la pétition adressée à la Société des Nations (SDN) en 1929 par des chefs kamerunais pour la Réunification et l’Indépendance du Kamerun. Bien plus tard, la division arbitraire et injuste du Kamerun sera réorganisée par les mêmes puissances colonisatrices.

Cette conspiration de la France et de la Grande-Bretagne contre le peuple kamerunais, mise en œuvre par Ahmadou Ahidjo et John Ngu Foncha, a en effet commencé par la double interdiction (1955 par le colon français et en 1957 par le colon anglais) de l’Union des Populations du Cameroun (UPC), parti leader de la vraie Réunification.

Le 13 septembre 1958, Ruben Um Nyobe, pionnier de la Réunification, est assassiné par l’armée française. Son camarade et successeur dans la lutte pour l’unité Félix Moumié meurt des suites d’un empoisonnement réalisé par les services secrets français le 3 novembre 1960. L’alliance anglo-française contre la vraie Réunification pouvait alors se poursuivre en 1961 avec les pseudo-accords de Foumban signés par des hommes qui ont trahi le principe d’EGALITE et d’UNITE pour aller à l’indépendance ENSEMBLE que l’UPC et d’autres organisations politiques du Kamerun sous occupation anglaise (la French Cameroon Welfare Union qui regroupait des Kamerunais venus de la région francophone, la Cameroon Youth League (CYL) d’Emmanuel Endeley qui formeront à deux la Cameroon National Federation (CNF) ; le Kamerun United National Congress (KUNC) de Jabea Dibonge ; le Kamerun National Democratic Party (KNDP) mis en place par des upécistes et des unionistes dont John Ngu Foncha sera emmené à prendre la tête ; etc. ) avaient déjà envisagé et établi dès 1949.

Contrairement à l’UPC, les organisations politiques tergiversaient sur la Réunification au gré des circonstances. C’est de ce mouvement ambigu que sortiront les Foncha et Compagnie, après l’expulsion de l’UPC du jeu politique pour des raisons que l’on comprend, pour aller recueillir l’indépendance viciée et la mauvaise réunification qui posent problème actuellement. Dès lors, se met en place toute la machine répressive chargée de briser toute contestation patriotique qui pose d’énormes difficultés aujourd’hui aux Kamerunais artificiellement divisés entre eux. Quelques dates l’illustrent. 1962 : Ordonnance du 12 mars contre la subversion ; 1966 : l’Union Nationale Camerounaise (UNC devenue Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, RDPC) est créée le 1er septembre par les Ahidjo, Foncha, Muna, etc. Elle est la camisole de force politique qui consacre la soumission totale et volontaire des élites politiques de l’ex-Southern Cameroon ou West Kamerun et abolit l’embryon de démocratie qui y naissait. 1971 : assassinat d’Ernest Ouandie par le régime UNC et fin de la guerre d’indépendance. 1972 : consécration institutionnelle de la Réunification pervertie, par la farce du référendum, avec l’approbation de John Ngu Foncha, Solomon Tandeng Muna, Emmanuel Endeley, etc.

C’est dire que le problème anglophone tel qu’il se présente aujourd’hui (langue, éducation, justice, équipements sociaux et économiques, promotion sociale, égalité de chances, représentation démocratique, respect des libertés et droits civiques, etc.) ne peut pas être imputé à quelqu’un d’autre qu’à la colonisation et ses agents (d’Ahmadou Ahidjo et John Ngu Foncha à Paul Biya en passant par Tandeng Muna, etc.).

Pendant tout ce temps, à de rares exceptions près (les upécistes notamment), l’élite politique anglophone a en effet massivement, solidairement et activement participé à la dictature qui empêche de résoudre le problème dit anglophone qui n’est donc qu’un aspect du problème kamerunais. JAMAIS, FONCHA ET COMPAGNIE N’ONT PROTESTE CONTRE LA GUERRE IMPOSEE AU KAMERUN PAR LA FRANCE POUR EMPECHER L’INDEPENDANCE ET L’UNITE VERITABLES, MALGRE LES DIZAINES DE MILLIERS DE MORTS QU’ILS VOYAIENT TOMBER.

Si les héritiers politiques de la trahison des Foncha, Muna, Endeley, etc., dispersés entre le RDPC, les partis qui en sont issus et le mouvement sécessionniste, occupent une place secondaire par rapport à leurs associés francophones dans le système néocolonial, ce n’est pas la faute des Kamerunais. Il faut donc dire non à ce groupe qui inspire et soutient le sécessionnisme en alimentant le public d’une histoire du Kamerun tronquée, en lançant des appels criminels à la manifestation indépendantiste comme ceux de septembre 2017 qui ont mis le feu aux poudres.

  • II- L’unité : réalité en construction, héritage cher et outil d’avenir irremplaçable

Bien que beaucoup reste à faire pour encourager le sentiment d’appartenance à une communauté liée par une histoire commune glorieuse et un destin indissociable, alors que le pays est encore très mal équipé en infrastructures d’échanges et le brassage des populations relativement récent, l’on peut se satisfaire du sentiment d’unité qui anime et guide progressivement les Kamerunais. Au-delà des exemples circonstanciels comme les victoires sportives des Lions indomptables, les Kamerunais sont une Nation émergente qui montre à toute l’Afrique, comme hier durant les luttes pour l’indépendance, la voie de l’unité, unique voie du succès.  

En octobre 1992, John Fru Ndi, un anglophone issu du groupe de ceux qui ont trahi la Réunification, a été massivement soutenu par le vote de centaines de milliers de Kamerunais, lors de l’élection du président de la République. Quel que soit le résultat que l’on veut prendre en considération, celui du gouvernement ou celui des urnes, cet exemple montre à quel point il est injuste et intolérable  de séparer les Kamerunais sur la base d’une fausse ligne de division Anglophones contre Francophones. Sinon, que l’on nous explique comment M. Fru Ndi, incapable de se faire élire président de la section RDPC de la Mezam quelques mois auparavant, a pu faire vaciller le régime Biya. Aurait-il pu réaliser une telle performance inédite dans l’histoire politique du Kamerun sans le vote des soi-disant francophones ?

C’est dire que si la parole est donnée aux Kamerunais, de manière claire, sereine et sur la base de bonnes informations, le malaise anglophone sera résolu sans effusion de sang et au mieux des intérêts du pays. Ce n’est pas aux Kamerunais qui ont inventé leur pidgin que l’on peut vendre la camelote mortifère du sécessionnisme. Ce n’est pas au Kamerun qui a obtenu ses plus brillantes victoires avec le concours des organisations qui transcendaient les clivages de toutes sortes en commençant par le clivage du maître colonial (britannique contre français) que l’on peut vendre l’illusion de la division qui fait grandir.

Même si ce ne sont que des victoires d’étape, il est indéniable que notre bataille pour l’indépendance a radicalement avancé avec le départ des colons directs le 1er janvier 1960 et le 1er octobre 1961. Quoique tronquée, la Réunification des territoires et gouvernements a eu lieu, en attendant la véritable : celle des Kamerunais. Sous la bannière upéciste, des Kamerunais, du nord au sud, des deux rives du Moungo, se sont battus pour parvenir à ces résultats. S’il n’y avait pas eu un tel mouvement transcendant les ethnies, les barrières coloniales, les classes sociales, JAMAIS le pays n’aurait obtenu ces quelques avancées vers la liberté.

C’est cet héritage cher que nous devons préserver pour préparer l’avenir. Demain, fatalement et utilement, l’Afrique sera politiquement unie. Ce qui sous-entend que le Kamerun sera un Etat fédéré dans une fédération d’Etats africains avec une direction politique unique. C’est le seul moyen de faire face aux défis économiques, culturels, sécuritaires. Balkanisée comme veut le faire davantage le projet sécessionniste, l’Afrique ne s’en sortira jamais. Pis, elle régressera et tombera plus aisément sous les coups de boutoir de l’étranger qui l’a mise en esclavage et colonisée.

 

C’est donc fort de tout ce qui précède, et de tant d’autres arguments qu’une grande discussion nationale permettra de développer, que nous signons la présente pétition. Dans un esprit de respect, de vérité et de collaboration franche, nous nous engageons également à populariser la connaissance et la défense du patrimoine d’unité historique du Kamerun, pour le bien de notre peuple et la Renaissance de l’Afrique.

 

 

 

Nous, citoyens kamerunais et d’ailleurs, signons la présente pétition lancée ce 15 janvier 2019, pour l’arrêt immédiat de la guerre de sécession illégitime et inacceptable engagée par certaines forces politiques dites ambazoniennes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Kamerun depuis octobre 2017 ; ainsi que l’action violente de bandes mafieuses qui s’y est greffée.

ONT SIGNE

 
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