Pour l’annulation du contrat PVI au Bénin et l’obligation de transparence

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Un an après son avènement au pouvoir le 6 avril 2016, l’homme d’affaires Patrice TALON devenu Président de la République a relancé son Programme de Vérification des Importations (PVI) destiné au Port de Cotonou. Un marché public à lui  accordé, sous le régime précédent du président Boni YAYI, dans des conditions douteuses et non encore élucidées. Ce qui avait conduit Boni YAYI a décidé unilatéralement de sa rupture, au motif qu’il s’agissait d’un contrat « usurpé ».

La signature du contrat du PVI au Bénin n’a été, en fait, rien d’autre qu’un flagrant conflit d’intérêts. Il s’est agi d’un énième montage destiné à siphonner les ressources de l’Etat au profit d’un opérateur économique privé qui, au moment des faits, était l’ami ou l’associé du chef de l’Etat comme par hasard.

Analysant le bilan de la première année au pouvoir du président Patrice TALON, l’ancien président de la République et ancien maire de Cotonou, Nicéphore SOGLO, a eu cette phrase qui en dit long toute seule : « Il doit surtout finir de panser les plaies du fracassant divorce qui l’a opposé à son ancien associé et ami (n’avait-il pas, ne l’oublions jamais, formé le premier gouvernement du « changement » et financé le fameux K.O. aux élections de 2011 ?) ».

 

Aujourd’hui, au lieu d’investir plutôt dans l’acquisition de nouveaux moyens technologiques pour un contrôle plus sûr et efficient des importations au Port de Cotonou par les agents assermentés des douanes, le gouvernement de Patrice TALON n’a rien trouvé de mieux que de ramener aux Béninoises et Béninois son fameux PVI. Ce faisant, c’est désormais plusieurs milliards de francs CFA par an qui seront ainsi versés à la Société Bénin Control, une société qui a été créée uniquement pour les besoins de la cause en son temps. Et cela au détriment des caisses de l’Etat.

Pour un pays comme le Bénin où des apprenants ne disposent pas de mobiliers de classe, où la majorité de la population n’a pas accès à l’eau potable, où peu de gens ont les moyens de s’offrir les trois repas quotidiens, où les axes routiers même principaux sont dans un état désastreux, le peuple ne saurait faire doublement ou triplement les frais de l’incurie et des combines de ses acteurs sociopolitiques et économiques. Il est temps que cesse l’impunité qui fait le lit de tous ces agissements. Il est grand temps que toute la lumière soit faite sur ce marché public dont les termes n’ont fait l’objet d’aucune attention de la part des organisations nationales de lutte contre la corruption ni de l’Assemblée nationale. Comme si de rien n’était. Quelle est donc cette omerta ! Qu’est-ce qui peut bien la justifier ? « Ici, est-ce vraiment le Bénin ; ex-Dahomey » ? Sans aucun doute, il y a de quoi faire se retourner plusieurs fois dans leurs tombes : Béhanzin, Bio Guerra et Kaba.

Si chacun de nous peut choisir de se taire, en revanche personne d’entre nous ne pourra dire demain qu’il n’était pas au courant de cette affaire PVI. Comment diantre pourrions-nous justifier demain notre silence assourdissant devant le tribunal de l’Histoire et devant la postérité ? Ne disons jamais qu’« il n’y a plus de patrie » comme qui dirait, pour nous comporter dans notre propre pays à l’instar de mercenaires dont les seuls hauts faits d’arme ne se résumeraient qu’à leur mépris du bien public et leur forfanterie.

Pour la manifestation de la vérité et de toute la vérité ; nous comptons sur vous, Béninoises et Béninois de l’intérieur tout comme de la Diaspora. Et nous comptons sur vous aussi, très chers Amis du Bénin et de partout à travers le monde entier. Tous ensemble, faisons montre d’une mobilisation exemplaire afin d’exiger continuellement jusqu’à ce que nous obtenions ceci:

 

1 - l’annulation pure et simple du contrat dit PVI au port de Cotonou et la reprise totale des contrôles par les services des douanes béninoises;

2 – une enquête parlementaire indépendante sur les conditions d’élaboration et de signature du contrat dit PVI ;

3 - l’élucidation de tous les marchés publics douteux signés sous le régime précédent et sous le régime actuel ainsi que l’obligation de transparence dans la passation de tous les marchés publics.

 

D’avance, je vous remercie pour vos signatures et votre engagement.

 

Marcus Boni TEIGA

 

PS : Les signatures de cette pétition seront adressées à la Présidence de la République du Bénin, à l’Assemblée nationale du Bénin, à la Cour constitutionnelle du Bénin et à toutes les autres institutions de la République du Bénin, aux organisations de lutte contre la corruption et organisations de la Société civile du Bénin, aux missions diplomatiques accréditées au Bénin, à la Présidence de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), au Parlement de la CEDEAO, à la Cour de justice de la CEDEAO et à la Cour commune de justice et d’arbitrage (CCJA) de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA).

 



Boni Marcus compte sur vous aujourd'hui

Boni Marcus TEIGA a besoin de votre aide pour sa pétition “Présidence de la République du Bénin, Assemblée nationale du Bénin: Pour l’annulation du contrat PVI au Bénin et l’obligation de transparence”. Rejoignez Boni Marcus et 68 signataires.