NON à la sélection en Master 1 de Psychologie à l'UBFC à la rentrée 2017

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Bonjour,

Le collectif des étudiants de Psychologie de l'Université de Bourgogne-Franche Comté se mobilise en urgence pour que la loi de décembre 2016 concernant la sélection en fin de Licence ne soit pas appliquée dès la rentrée de septembre 2017. Cette mise en application hâtive d’une décision prise quelques semaines avant la fin du deuxième semestre, et dans le secret, qui laisserait donc sans recours et sans orientations nouvelles possibles au vu des courts délais laissés aux étudiants (L3 et M1). On ne peut donc accepter d'être passifs vis-à-vis de cette situation, d'autant plus au vu du nombre d'années universitaire déjà investies dans ce parcours. Cela met en péril notre formation et notre avenir, aussi bien en tant qu'étudiants que futurs professionnels.

Nous n’avons très peu de temps pour agir : mobilisons-nous en masse.
Nous demandons que la sélection en L3 n'ait pas lieu dès la rentrée de septembre 2017 mais bien à la rentrée 2018 comme initialement prévue.

Nous demandons un report de la décision concernant la mise en application des changements de modalité de sélection. C’est-à-dire que nous demandons que la sélection en fin de licence pour l’entrée en Master 1 ne se fasse pas dès la rentrée 2017 et que cette question de la sélection et de ses modalités de changement soit reconsidérée et ce autour d’une discussion ouverte, claire, informée, entre les différents partis concernés, à commencer par les étudiants qui sont les premiers touchés.
 
Nous sommes un collectif d'étudiants de psychologie, mobilisés dans le cadre d'une revendication quant à notre formation universitaire.
En effet, une loi visant à établir une sélection en Licence 3 pour toutes les filières universitaires de France a été votée en décembre 2016. Son application immédiate, alors qu’elle peut être repoussée (chaque université ayant une marge de manœuvre, en raison du décret d'application impliqué dans la loi qui permet des dérogations) aurait des conséquences désastreuses en ce qui concerne les étudiants en Psychologie, et particulièrement ceux s'orientant en Psychologie Clinique et Psychopathologie.


À l'Université Bourgogne-Franche Comté, la façon dont est envisagée l'application de la loi concernant la sélection place les étudiants dans une situation impossible et inacceptable.
Ce mouvement s'est formé suite au manque d'informations communiquées par l'administration à ses plus hauts niveaux : nous venons d'apprendre, alors que l'année se termine (nous sommes actuellement mi-mars, à moins de 2 mois de la fin de l'année universitaire), que la sélection s'appliquerait en L3 dès la rentrée 2017.

Nous considérons unanimement que l'on ne peut changer ainsi en fin d'année les conditions d'évaluation et de sélection, d'autant plus cela précipitera l'organisation des modalités de sélection. Par ailleurs, il n'est pas envisageable d'avoir entamé une année universitaire sans avoir au préalable été informé des critères de sélection et d'évaluation. De plus, en payant leur année universitaires, les étudiants (ainsi que les parents étant soutiens financiers de leurs enfants) s'engagent dans un pacte avec l'université qui se doit d'être garante des bonnes conditions de leur enseignement et d’une transparence quant aux décisions prises.

Les répercussions de l’application des nouvelles modalités de sélection, si elles sont mises en place dès 2017, sont considérables.
Les enseignants et l'équipe pédagogique ignorent encore à l'heure actuelle quelles seront les modalités d'évaluation (et donc de sélection...) : il ne nous apparaît pas viable ni sérieux de réfléchir et décider de critères d'évaluation (pour ceux étant en licence) qui soient justes en si peu de temps. L'urgence empêche une réflexion dont la maturation pourrait effectivement aboutir à une sélection viable et juste, mais si celle-ci est pensée en amont pour ne pas mettre les étudiants dans l'impasse. Qui plus est, les solutions annexes, type passerelles (DU, entre autres, autres licences) étant soit supprimées, soit sélectives dès la Licence 1 (réservées aux étudiants Post-Bacs), les étudiants se retrouveront donc sans aucun moyen d'acquérir une nouvelle formation en lien avec leurs années d'études déjà validées.

Concernant le Master de Psychologie Clinique et Psychopathologie, le problème s'avère d'autant plus présent. En effet, il s'agit d'une des promotions les plus conséquentes quant au nombres d'étudiants (plus de la moitié de l'effectif total des étudiants de Master 1 à Dijon), et étant aussi l'une des plus demandées par les actuels Licence 3, l'enjeu est de taille. Qu'en sera-t-il des quotas ? Sans parler de la question des étudiants passant leur Master 1 en deux ans. Qu'en sera-t-il de leur sort, de notre sort ? Et celui des étudiants en Contrat de Formation Personnalisée, ou en Formation Continue par la Pratique ? Il est indéniable que, dans les conditions que nous imposerait une telle sélection, il serait impossible d'offrir une solution adéquate et juste à tous. Évidemment, le problème se pose aussi pour les autres promotions (Cognitive, Développement, Sociale).

De plus, les nouvelles modalités de sélection empêchant la sélection du M1 au M2, les étudiants en M1, actuellement nombreux, seraient censés passer automatiquement en M2. Or, il est impossible et impensable d'envisager un M2 avec un effectif équivalent à celui du M1 (en termes de stages, et d'accompagnement des étudiants).

Aussi, au vu de toutes ces répercussions, tous ces risque pris à l’encontre des étudiants, il nous apparait clairement impossible et inacceptable de mettre en place les nouvelles modalités de sélection dès 2017 et sans aménagements progressifs prenant en compte la réalité des faits.

Notre demande unanime est celle d'un moratoire permettant le report de la décision quant aux modalités de sélection et leur mise en application n'ait pas lieu dès la rentrée de septembre 2017. La temporalité et la progressivité sont nécessaires pour que la sélection ne soit pas injuste. Il ne s'agit pas de se prononcer pour ou contre un mode de sélection qui aurait lieu au début du M1 plutôt qu'à la fin, mais bien de faire entendre notre incompréhension et notre impossibilité d'accepter la mise en place d'un changement de mode de sélection qui s'établirait d'emblée dès la prochaine rentrée et dans l'opacité - sans même que les modalités soient connues en amont. 

L'objectif de cette pétition est d'avoir une preuve écrite que notre mouvement mobilise un très grand nombre d'étudiants (mais également de praticiens, de chercheurs & d'enseignants en psychologie et domaines apparentés, ainsi qu'à toute personne se sentant concernée par cette injuste, qu'il s'agisse de l'entourage d'étudiants, ou de tout-venants), ce qui permet d'appuyer la représentativité du collectif et de ses porte-paroles. Toutes les signatures ici présentes attestent en tout cas que cette mesure drastique n'est pas acceptée par les étudiants et que nous sommes soutenus dans notre démarche au-delà même du champ de la psychologie et du soin. Elle vise à permettre un dialogue avec l'Université, en espérant que nous serons écoutés et entendus.

Le collectif des étudiants de Psychologie de l'Université de Bourgogne-Franche Comté contre l'application de la sélection à l'entrée du M1 dès la rentrée 2017.



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