Nimes: Le préfet du Gard peut reloger et régulariser ces familles

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Daniel DE NIMES
Daniel DE NIMES a signé la pétition

Dix familles qui dormaient dans la rue, dans leur voiture ou dans des habitations précaires ont été relogées à Nîmes par des militante.s associatifs. Beaucoup de ces familles ont des enfants scolarisés, d’autres comprennent des personnes malades, certaines ont déposé des dossiers de relogement. Toutes ces familles sont dans des situations administratives les empêchant de se prendre en charge, de suivre une scolarité normale, de trouver des ressources pour s'assumer, par exemple pour se loger.

"La première bataille, c'est de loger tout le monde dignement. Je ne veux plus, d'ici à la fin de l'année, voir des hommes, des femmes, dans des bois, à la rue, ou perdus. C'est une question de dignité, c'est une question d'humanité" a déclaré le Président de la République le 27 juillet 2017. Nous évaluons à plusieurs centaines le nombre de logements -y compris sociaux -qui sont vides à Nîmes. La loi DALO et DAHO stipule que vous avez le pouvoir de réquisitionner des logements inoccupés afin d'y loger des personnes sans logement ou mal logées.

Ce que vous n'avez pas fait, nous, associations et citoyens, l'avons fait. Mais cette réquisition est précaire. Parmi ces familles se trouvent des migrants déboutés du droit d’asile. Lorsque l'administration leur signifie cette situation, elle ne leur laisse comme perspective que la rue ou la clochardisation. Ces situations sont indignes.

Nous exigeons une prise en charge sociale de ces familles qui aboutira à un relogement digne et à une régularisation. La plupart de ces familles sont menacées si elles retournent dans leur pays d’origine. En France, elles ont tissé des liens, engagé des démarches pour s’insérer dans la vie sociale et économique, scolarisé leurs enfants qui, déjà, sont intégrés. Elles ont vocation à rester dans notre pays. Nous en appelons à votre pouvoir discrétionnaire afin de régulariser administrativement la situation de ces familles et à activer la possible réquisition de logements. Notre démarche est double: refuser le traitement administratif qui aboutit à la mise à la rue de familles, même avec enfants, tandis que des logements restent vides alors que les mal-logés sont nombreux. Notre intention est de mettre fin à cette précarité qui devient un système.

Les associations signataires apportent leur soutien et leur protection aux familles qui ont entrepris cette lutte.

Monsieur le Préfet, nous vous demandons de répondre à cette démarche.

Premiers signataires: ACAT Gard, Ados Sans Frontières Nîmes, Amitié France Algérie, Amnesty International Groupe de Nîmes, APA 30, APTI, ATTAC Nîmes, CNT 30, Collectif de St Hippolyte du Fort, Collectif Migrant·e·sBienvenue 34, DAL 30 (Droit Au Logement Nîmes et environs), Ensemble Gard, Fédération anarchiste, FSU 30, GA LAMI France Insoumise, Ganges Solidarité, Ligue des Droits de l'Homme Section du Gard, Nuit Debout Nîmes, PCF Gard, PG de Nîmes, Réfugiés Bienvenue, RESF Alès, UCL 30, Union Syndicale de la Psychiatrie (Section gardoise), Union Syndicale SOLIDAIRES 30.

Les personnes signataires de cette pétition appuient cette démarche auprès du préfet du Gard.