M. Le Préfet de Vaucluse, donnez une vraie chance à Souareba !

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Resf 84
Resf 84 a signé la pétition

Souareba est arrivé à Avignon en juillet 2019.
Orphelin de père, il a du quitter  la Guinée. Parti seul pour ce long et dangereux voyage, il a transité par le Mali, l’Algérie, le Maroc où il a travaillé comme un esclave pour subsister et passer en Espagne avant d’arriver en France. 

Muni de ses papiers, il s’est présenté à l’Aide Sociale à l’Enfance afin d’être pris en charge en tant que mineur. Mais sa minorité a toute suite été mise en doute et ses papiers soumis à l’étude auprès de la Police aux frontières. Il est apparu une erreur sur les dits papiers, erreur que Souareba a pu faire corriger.
Pendant 11 mois, Souareba a attendu la réponse à son évaluation de minorité :
- 11 mois pendant lesquels il été pris en charge par l'ASE et logé à l’hôtel,
- 11 mois pendant lesquels il n’a pas été scolarisé,
- 11 mois pendant lesquels son suivi médical a été quasi inexistant alors que son état de santé le nécessitait.

Il a été aidé et soutenu par le Réseau Éducation Sans Frontières (RESF84) et par l’association Rosmerta, ce qui lui a permis de suivre des cours de français et des activités culturelles. Tous ceux qui l’ont croisé attestent de sa volonté sans faille, de son comportement exemplaire et de son caractère chaleureux.

Mais, le jour même de ses 18 ans, il est convoqué au commissariat. Et, même si son âge n’est pas formellement mis en doute, il reçoit une Obligation de Quitter le Territoire Français sans délai  (OQTF) assortie d’une Interdiction de  Retour sur le Territoire Français (IRTF), sous prétexte d’une situation administrative illégale. 
Souareba risque de se retrouver à la rue, contraint à des activités illégales pour survivre. A quoi aura servi son hébergement à l’hôtel pendant près d’une année, s’il faut aujourd’hui le mettre à la porte ? C’est une absurdité.


Nous  vous demandons, Monsieur le Préfet, de revenir sur cette décision afin de laisser à Souareba le temps de continuer ses démarches administratives toujours en cours, de suivre enfin une formation qui lui permettra de se construire un avenir. C’est une chance pour notre pays qu’il souhaite s’y intégrer, donnez-lui la possibilité de le faire.