Pour la suspension d'une porcherie aux 1072 porcs dans le Parc National des Ecrins

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Maryse LC
Maryse LC a signé la pétition

Alors que l’on demande avec raison aux consommateurs d’économiser l’eau pour préserver notre avenir, l'Etat, via la Préfecture des Hautes-Alpes, autorise et encourage encore des projets agricoles insensés menaçant cette ressource vitale.

Au printemps dernier, dans les Alpes du sud (Hautes-Alpes), l’exploitation d’une porcherie industrielle de 1072 porcs aux portes du Parc National des Ecrins était déclarée illégale par le tribunal administratif de Marseille. Devant la menace que représente ce type de projet sur l’environnement, notre association, aux côtés de collectifs de riverains, avait demandé l’annulation du permis de construire et de l’enregistrement de l’exploitation : la justice nous a donné raison.

Contre toute attente, sous la pression du lobby local de l'agriculture productiviste, la Préfecture n'a pas demandé l’arrêt de l’exploitation, elle tente un passage en force en demandant une simple régularisation de la situation de l’éleveur, niant nos alertes et arguments.

Nous nous opposons à cette nouvelle tentative qui ne répond en rien aux exigences des enjeux environnementaux soulevés.

Impacts du projet :

  1. Menace sur la ressource en eau : l’exploitation menace directement de pollution la nappe alluviale du Drac, ressource en eau potable exceptionnelle alimentant plusieurs dizaines de milliers d’habitants du Champsaur et du bassin de Gap. 2500 mètres cubes de lisiers sont traités par épandage tous les ans sur les prairies de la vallée, pouvant entrainer des pollutions irréversibles par les nitrates. Aucune étude environnementale n’a été menée pour anticiper et contrôler ce risque. Seul le minimum administratif a été fait : mesures hydrogéologiques partielles.  Les enjeux « eau » sont si importants dans ce dossier que maintenir l’exploitation en l’état sans mesurer et anticiper le risque nitrate relève d’une sous-estimation voir d’un absence de considération des aspects environnementaux et sanitaires.
  2. Mort des sols et déséquilibre agronomique de la vallée : l’excès et la concentration de nitrate d’azote, phosphore, résidus médicamenteux tuent les sols où les rend impropres à la production d’une nourriture saine pour les animaux ou les êtres humains. En ce sens, la gestion par épandage de 2500 m3 de lisier n’est pas compatible avec la fragilité agronomique des sols de la vallée, déjà notablement impactés par l’épandage des boues d’épuration de Gap.
  3. Souffrance animale : les conditions d’enfermement liées à l’augmentation de la taille des bâtiments et à la rationalisation des coûts sont incompatibles avec le bien-être des animaux. Les porcs sont maltraités, en état de stress permanent, considérés comme des objets, ils n’ont pas même 1 m² de surface au sol pour survivre et la technique d’élevage sur caillebotis génère pour eux un inconfort physique et thermique manifeste.
  4. Déforestation – OGM – Glyphosate : l’alimentation des ports reste, malgré les efforts, basée en partie sur du soja importé d’Amérique du Sud, où les conséquences environnementales liées à sa culture sont considérables. Les cultures de soja sont notamment responsables du défrichement massif de la forêt primaire amazonienne, sont principalement OGM et traitées au glyphosate.