Contre l’expulsion d’Abdoulaye, travailleur de la culture et habitant d'Anizy le Grand

Contre l’expulsion d’Abdoulaye, travailleur de la culture et habitant d'Anizy le Grand

0 a signé. Prochain objectif : 5 000 !
Quand elle atteindra 5 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !

Léa LUCA a lancé cette pétition adressée à Préfecture de l'Aisne et à

La Préfecture de l’Aisne ordonne l’expulsion d’Abdoulaye. Mobilisons-nous !

Abdoulaye C. est un habitant d’Anizy le Grand (02) et membre de la compagnie Isis, compagnie de cirque située entre Soissons et Laon. D’origine guinéenne, il a aujourd’hui reçu une Obligation de Quitter le Territoire Français (OQTF), ainsi qu’une Interdiction de Retour sur le Territoire Français (IRTF). Deux mesures le condamnant à être expulsé de façon imminente vers la Guinée Conakry.

Invité en France il y a 8 ans, en tant que footballeur professionnel, alors qu’il joue pour un club de première division dans la capitale guinéenne, l’AS Date Nafagui, la réalité de cette « invitation » se révèle être un cauchemar : les centres qui l’ont invité le refusent et il est contraint de demander l’asile politique. Baladé par les autorités entre Amiens, Soissons et Laon pendant une procédure qui dure près de deux ans, sa demande est finalement rejetée. Il doit alors quitter le foyer dans lequel il loge et se passe alors les deux années suivantes à la rue.

Abdoulaye C. est finalement aidé par Emmaüs qui lui donne un travail et est logé chez les Compagnons. Il cherche ensuite à se former à la peinture en bâtiment, et se lie au Secours Catholique où il devient bénévole entre 2017 et 2020. Alors qu’il demande des titres de séjour auprès de la préfecture de l’Aisne, accompagnés systématiquement de promesses d’embauche, la préfecture les refuse sous des prétextes fallacieux, notamment que les contrats promis (un CDD d’insertion notamment) ne seraient pas valables. La préfecture s’acharne à empêcher Abdoulaye de travailler, en envoyant ensuite l’inspection du travail chez l’employeur qui avait promis de l’embaucher, ordonnant à ce dernier de ne pas l’engager sous peine de sanction.

Comble de l’ironie, alors qu’il fait une troisième demande, accompagnée d’une promesse d’embauche chez un producteur local et que l’inspection du travail émet un avis favorable, la préfecture refuse une nouvelle fois, sous le prétexte qu’il « pourrait être maraîcher en Guinée ». Il trouve finalement un travail comme technicien à la compagnie Isis, qui lui assure une formation spécialisée.

Abdoulaye fait partie des dizaines de milliers de réfugiés chaque année refoulés du territoire français par l’administration. Dans la région des Hauts-de-France, la situation est à l’image de la politique du gouvernement Macron, notamment au niveau des campements à la frontière britannique qui n’ont cessé d’être réprimés, comme à Grande-Scynthe.

Dans le département, de nombreuses voix, commencent à s’élever contre l’expulsion d’Abdoulaye, notamment dans le milieu de la culture. Contre son expulsion, ainsi que celle de tous les autres réfugiés, un rassemblement est appelé en soutien le dimanche 9 mai à 14h30 devant la Préfecture de Laon.

0 a signé. Prochain objectif : 5 000 !
Quand elle atteindra 5 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être reprise par les médias et journaux locaux !