Pour une gestion durable des déchets sur les campus toulousains !

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Aujourd’hui, en 2018, nous, étudiant.e.s toulousain.e.s, appartenons à une génération sensibilisée depuis notre plus jeune âge au développement durable. Nous sommes la génération qui va devoir faire face aux conséquences d’une société trop gourmande en énergie depuis plusieurs décennies. Cette sensibilisation, nous l’avons reçue chez nous, personnellement, mais aussi dans nos écoles. C’est pourquoi il nous semble absurde que le tri sélectif, qui est une mesure simple pour réduire notre impact environnemental, ne soit pas possible et obligatoire dans un établissement d’enseignement public.


La fédération des Jeunes Acteur-e-s du Développement Soutenable (JADS) porte donc cette revendication suivante auprès des trois organismes : CROUS Toulouse Occitanie, Toulouse Métropole et la Mairie de Toulouse.

Nous demandons à ce que Toulouse Métropole assure un tri sélectif et un recyclage des déchets dans tous les Restaurants Universitaires et les cafétérias du CROUS Toulouse-Occitanie, ainsi que partout sur les différents campus, et dans la mesure du possible dans toutes les résidences CROUS.

 

Détail des revendications :

L’alimentation est l’un des leviers pour assurer un mode de vie plus durable. En tant qu’étudiant.e.s, nous avons la chance de bénéficier d’une restauration collective. Mais cela implique que les décisions des organismes gérant ce service ne sont pas toujours en accord avec notre ambition de préserver l’environnement. Voici quelques exemples de dysfonctionnements qui pourraient être corrigés pour faire des Restaurants Universitaires français des établissements éco-responsables.

  1. A l’heure actuelle, la plupart des déchets issus de la restauration collective universitaire toulousaine sont mélangés et envoyés ensemble en décharge ou à l’incinération. Sachant qu’une part notable de ces déchets est de la matière organique (restes de nourriture), elle vient consommer de l’énergie au lieu d’en produire lors de son incinération. Ce tri de la matière organique ne se fait pas dans tous les restaurants universitaires toulousains et encore moins dans les cafétérias. Nous aimerions que cette démarche soit développée partout maintenant. En effet, dans le cas d’un compostage, ces déchets deviendraient une ressource de choix pour fertiliser les terres agricoles environnantes ! Il serait même tout à fait possible de développer une production de biogaz et compost conjointe, comme cela se fait couramment en Suède par exemple (1). Le Restaurant Universitaire de l’ENSAT, à Auzeville-Tolosane, pratique déjà main dans la main avec Greensat, l’association écologique du campus, la collecte des déchets compostables. Il est temps d’élargir la pratique aux autres CROUS de la ville !
  2. Les cafétérias universitaires utilisent des quantités énormes d’assiettes et gobelets en plastique jetable. Sachant que le plastique a une durée de vie d’environ 400 ans (2), il semble absurde de l’utiliser à peine quelques minutes avant de le jeter ! Les Restaurants Universitaires utilisent des assiettes et verres réutilisables, pourquoi ne pas faire de même dans les cafétérias ? C’est déjà le cas pour les couverts métalliques, ce qui montre que c’est possible ! De plus, la cafétéria associative de l’ENSAT, qui a pourtant peu d’espace et de moyens financiers, n’utilise déjà aucune vaisselle à usage unique, il n’y a plus pour les autres qu’à suivre cet exemple.
    Et pour les plats à emporter, des alternatives plus respectueuses de l’environnement existent : les assiettes en carton recyclé sont une solution facile à mettre en place par exemple. Certaines enseignes privées font cela, pourquoi pas les enseignes publiques ? De même, ramener son Ecocup ou utiliser des verres et tasses à café réutilisables doit devenir un réflexe chez les utilisateur.ice.s ! Les RU et cafétérias pourraient le promouvoir, par exemple à l’aide de campagnes de sensibilisation, et les associations étudiantes en mettre à disposition.
  3. De plus, nous souhaiterions que les sachets en plastique pour les sauces (ketchup, moutarde, mayonnaise) et en papier pour les condiments (sel, poivre, sucre) soient remplacés par des distributeurs, salières et bocaux en verre. Ce petit changement permettrait de réduire drastiquement les déchets non recyclables provenant de la distribution collective. C’est le cas du RU de l’ENSAT depuis 2017 ; c’est donc possible !
  4. Il est aussi techniquement possible de réaliser le tri sélectif dans ces établissements de restauration. Aussi nous demandons au CROUS Toulouse-Occitanie de mettre en place trois bacs accompagnés d’une signalétique claire, définis comme suit dans tous les RU et toutes les cafétérias n’en disposant pas déjà
    • déchets organiques
    • papier / carton / métal (recyclable)
    • le reste (serviettes en papier non recyclables)
    • possiblement un pour le verre si nécessaire

 

Une fois les sources de déchets identifiées et réduites, on constate que seule une fraction des déchets produits sur un campus universitaire est non recyclable. Cela diminue drastiquement l’impact environnemental de la restauration collective et de l’université, et contribue à former les étudiant.e.s aux bonnes pratiques visant à réduire l’impact humain sur l’écosystème Terre.


Évidemment, cette mise en place du tri sélectif doit s’accompagner d’une sensibilisation du public au changement de pratique. Étant donné qu'encore aujourd'hui, seulement une infime partie des déchets est triée, les étudiant.e.s doivent prendre l’habitude de faire attention à ce qu’ils font. Cela passe notamment par la mise en place d’une signalétique claire et précisant que le tri effectué donnera lieu à un recyclage effectif des déchets. Ces mesures/actions viendraient soutenir, renforcer et rendre tangible une des valeurs phare et centrale du CROUS Toulouse-Occitanie et de Toulouse Métropole : le respect de l'environnement.

En outre, un réseau de plus en plus dense d’associations liées au Développement Durable se crée dans les différentes écoles et universités, fédéré au sein de la JADS. Ces associations sont notamment là pour lancer des actions de sensibilisation auprès des étudiant.e.s et ainsi accélérer et augmenter l’impact des mesures qui seront prises en faveur de l’environnement. Si le CROUS Toulouse-Occitanie et Toulouse Métropole sont en charge de donner les grandes orientations de leur politique environnementale, à notre échelle les associations agissent pour relayer les consignes et augmenter l’impact positif de ces décisions sur le terrain.

Ainsi, les étudiant.e.s et le personnel des établissements, en plus d'être sensibilisé.e.s à ces sujets, deviendront, au quotidien, des acteurs clés du tri de leurs propres déchets. Dans le contexte actuel de gaspillage incontrôlé des ressources de la planète, cette action ne pourrait que bénéficier fortement à l’image de Toulouse Métropole et augmenter son attractivité auprès des étudiant.e.s, en particulier si d’autres actions sont prises dans le même sens (compostage généralisé à toute l’agglomération, promotion du Zéro-Déchet, recyclage de tous les types de plastique…).


C’est pourquoi nous faisons appel à vous, afin de pousser Toulouse Métropole et le CROUS Toulouse-Occitanie à prendre leurs responsabilités en matière de recyclage, pour que la métropole toulousaine devienne un exemple à suivre dans ce domaine.


Aidez-nous, étudiant.e.s de l'Université Fédérale Toulouse Midi-Pyrénées, à transformer nos lieux de vie et campus pour qu'ils puissent répondre à l'objectif fixé par l'Union Européenne de recycler 50% des déchets ménagers d’ici 2020. Aidez-nous à mettre en place des méthodes de tri sélectif simples sur nos campus.

Sources :

(1) : http://www.iea-biogas.net/files/daten-redaktion/download/linkoping_final.pdf
(2) : http://www.conservation-nature.fr/article2.php?id=139
(3) : https://www.consoglobe.com/canette-100-recyclable-pourtant-2630-cg



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JADS (Jeune Acteur.e.s de Développement Soutenable) a besoin de votre aide pour sa pétition “Pour une gestion durable des déchets sur les campus toulousains !”. Rejoignez JADS (Jeune Acteur.e.s de Développement Soutenable) et 507 signataires.