POUR UN VRAI REMÈDE CONTRE LE VIOL ET LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

POUR UN VRAI REMÈDE CONTRE LE VIOL ET LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES

0 a signé. Prochain objectif : 100 !
Quand elle atteindra 100 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Action Autrement ! POUR LES FEMMES a lancé cette pétition adressée à Education nationale (Jean-Michel Blanquer, ministre) et à

L’égalité femmes-hommes, déclarée grande cause nationale par le Président Macron, a permis la mise en chantier de nombreuses dispositions dans le cadre d’un « Plan quinquennal de lutte contre les violences sexuelles et sexistes ».

Ce dispositif montre déjà quelques résultats, mais les chiffres de « l’Observatoire national des violences faites aux femmes » restent suffocants. En voici un courte récapitulation.

        1.    2016, enquête Virage « Violences et rapports de genre » menée par l’INED :

— 14,5 % des femmes de +18 ans subissent annuellement des violences.

— 75 000 femmes violées (estimation basse) 

— 580 000 victimes, par an, d'autres agressions sexuelles que le viol, et d'attouchements forcés.

         2.    2019, Enquêtes « Arrêtons les violences » (estimations minimales) :

— 94 000 femmes de +18 ans par an, victimes de viols et/ou de tentatives au cours d'une année.

— 213 000 femmes par an, au moins, victimes de violences physiques et/ou sexuelles par leur conjoint ou ex-conjoint, compagnon, petit-ami.

— 1 femme sur 10 en France a été violée ou le sera au cours de sa vie.

— 149 féminicides sur 970 meurtres commis en France en 2019, soit 1 sur 6

        3.    

— 52 000 plaintes pour viol et/ou agression sexuelle enregistrées en 2019 par les services de police et de gendarmerie français. Elles ne représentent que 12 à 15% des victimes qui ont fait cette démarche (qu’elles aient ou non maintenu leur plainte par la suite). Plus de 290 000 femmes.

— + 19% de viols de femmes en 2019 selon le ministère de l’Intérieur,

— Le nombre de condamnations pour viol a chuté de 40 % en 10 ans – dû en partie à l’affaire d’Outreau (1997-2005). La qualité des preuves est depuis plus contraignante. S'y ajoutent les souvenirs confus de la victime, son amnésie traumatique et la question du consentement qui trop souvent font obstacle aux poursuites.

Classement sans suite pour 78 % des personnes accusées de violences sexuelles, et d’atteintes sexuelles sur mineures (ministère de la Justice). Il y a moins de condamnations pour viol aujourd'hui qu’en 1997 !

— 96 % des auteurs de viols sont des hommes. 91 % des victimes sont des femmes.

Les femmes et les filles sont livrées à elles-mêmes à l'instant du viol et des coups… Presque toujours, elles sont incapables de se défendre, paralysées par la peur, tétanisées à perdre la voix, parfois hébétées par le verre de trop. Elles se réfugient alors dans la sidération ou la dissociation, – phénomènes encore mal compris des tribunaux –, une mécanique instinctive de survie qui porte les femmes à se laisser violenter et à se taire. 

Les femmes ne sont pas constituées physiquement, ni éduquée socialement pour se défendre. Elles se retrouvent encombrées d'un corps qui ne leur répond plus au moment de l'agression.

Il est temps de prendre des mesures plus radicales pour compenser, en amont, le handicap des femmes face au fléau du viol et des violences qui leur sont faites.

Exigeons un entrainement spécifique à l'autodéfense, dispensé par l'école, dès le CM1, parallèlement à l’éducation sportive, voire avant, avec des stages réguliers « de rappel » jusqu’aux classes terminales.

Ce dispositif, véritablement novateur, offrirait aux filles, dès la préadolescence, UNE SÉCURITÉ ET UNE CONFIANCE EN ELLES D’EMBLÉE DISSUASIVES. À défaut, elles auraient bien plus de chances d’échapper à leur agresseur ou, plus tard, aux coups de leur conjoint. Au pire, elles auront acquis des réflexes défensifs, dont celui de laisser sur eux des marques indiscutables. 

Elles seraient, aussi, délivrées de la honte qu’elles traînent avec elles toute leur vie – la honte d’avoir subi…

Cette mesure, malheureusement, n’éradiquera pas entièrement les violences de tous ordres contre les femmes, mais dans l’hypothèse de son adoption, elle devrait très vite en faire plonger le nombre et, inversement, permettrait de multiplier les condamnations. Ce serait déjà une grande victoire pour les femmes et leurs filles.

Pour reprendre l'analogie faite par le Président Macron avec la sécurité routière, l'adoption de la ceinture de sécurité à elle seule a permis de diviser par 5 le nombre de blessés de la route – 261 212 pour 56 019 aujourd'hui. Ce dernier chiffre est presque de moitié inférieur à celui, déclaré, des femmes adultes (+18 ans) victimes de viols et/ou de tentatives au cours d'une année. 

Mis au test, après un ou deux ans seulement, on pourrait déjà évaluer les effets de ce dispositif sur l'inceste et les actes pédophiles.

J’invite toutes celles et ceux qui voient dans cet appel un remède autre, réaliste, à l’étendue de la problématique du viol et de la violence faite aux femmes et à leurs filles dans notre pays, à signer en grand nombre cette pétition afin qu'au moins la question soit posée au plus haut niveau, que nous en débattions et qu’elle soit offerte à l’expérimentation.

0 a signé. Prochain objectif : 100 !
Quand elle atteindra 100 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !