Pour une 3e ligne métro-politaine et optimisée à Toulouse

Toulouse, 4ème métropole de France, s'apprête à faire face à 500 000 nouveaux déplacements par jour d'ici dix ans.

Pour répondre à la fois aux enjeux de développement durable et pour renforcer l'attractivité économique de l'agglomération, un projet de 3ème ligne de métro a été proposé aux toulousains aux élections municipales de 2014.

Habitués à la performance, la capacité et le confort des deux lignes de métro A et B existantes, et conscients des problèmes de congestion qui les pénalisent quotidiennement, les toulousains ont accueilli favorablement cette initiative.

Cette 3ème ligne de métro avait vocation à relier l'Ouest (Colomiers) et l'Est (Labège ou Saint-Orens) de la métropole en desservant la gare Matabiau, future gare TGV, et les quartiers péri-centraux mal desservis aujourd'hui : Côte Pavée, Guilhemery, Saint-Aubin, Amidonniers, Ponts-Jumeaux, Sept-Deniers, Purpan.

Fin 2014, ce projet de 3e ligne de métro a été nommé « Toulouse Aerospace Express » (TAE).

Deux ans plus tard, le projet TAE lancé par Tisséo-SMTC, l'autorité organisatrice des transports de Toulouse, ignore ces quartiers très peuplés et substitue au projet transport un projet urbain ou plutôt immobilier : construire de zéro de véritables pans entiers de ville dans des zones peu denses (Fondeyre, La Vache).

Le tracé validé par les électeurs toulousains en 2014 n'a donc plus rien à voir avec celui qui est en passe d'être validé en 2017.

Pour éviter de relancer des travaux dans le centre-ville et pour gagner du temps, Tisséo estime qu'il vaut en effet mieux créer de toute pièce l'urbanisation de 2050 plutôt que de répondre aux besoins de mobilités de 2020.

Plutôt que d'apporter des solutions dans les secteurs où cela est nécessaire aujourd'hui, les techniciens de Tisséo estiment qu'il est plus facile de relocaliser à la fois emplois et habitants dans des zones nouvelles à « requalifier ».

Autrement dit, la nouvelle ligne de métro TAE desservira des zones 10 à 15 fois moins denses qu'aux Amidonniers, à Guilhemery ou à Saint-Aubin (rue Adonis à Fondeyre par exemple) tandis que les usagers des lignes les plus fréquentées aujourd'hui (Linéo 1 ex-ligne 16,  lignes 10, 22 ou 38) devront quant à eux se contenter du bus pour les cinquante prochaines années !

Nous pensons qu'il s'agit là d'une grave erreur, au mieux susceptible de compromettre la réalisation effective du projet, au pire d'obérer sérieusement l'avenir de l'agglomération eu égard aux coûts du programme pour le contribuable (2,5 milliards d'euros dont les 3/4 par l'emprunt).

Usagers Tisséo, actifs, retraités, étudiants, spécialistes des transports, ingénieurs, architectes de tous horizons : à l'occasion du débat public qui s'est tenu de septembre à décembre 2016 par la CNDP, nous avons créé un collectif citoyen pour faire émerger non pas une critique du bien fondé du projet global, mais bien pour défendre des propositions constructives, argumentées et détaillées.

Nous partageons les objectifs de Tisséo pour une bonne part du tracé (Montaudran, Côte Pavée, Matabiau Euro Sud Ouest, Sept-Deniers, Colomiers).

Pour autant, nous portons des propositions d'optimisation qui nous semblent plus qu'essentielles pour la réussite d'ensemble du projet Toulouse Aerospace Express :

  • Desservir des quartiers péri-centraux de Toulouse non desservis (Amidonniers, Ponts-Jumeaux, Sept-Deniers, Saint-Aubin Colombette, Guilhemery Camille Pujol, Côte Pavée, Malepère) plutôt que de Toulouse Lautrec, La Vache et Fondeyre ;
  • Optimiser le réseau existant : correspondance métro-tram à Purpan et ses 3 000 emplois plutôt qu'au carrefour Jean Maga, correspondance ligne B-TAE à Jeanne d'Arc plutôt que François Verdier ;
  • Desservir finement la 2ème ville de Haute-Garonne, Colomiers, et ses 40 000 habitants (3 stations au lieu d'une seule prévue par Tisséo) ;
  • Desservir finement le Sud-est de l'agglomération, très congestionné (Palays, Labège, Montaudran, Malepère et ses 8 000 logements prévus d'ici 2030 dans un secteur route de Revel déjà passablement saturé) avec le prolongement de la ligne B vers Labège et vers Montaudran ;
  • Créer 4 arrêts supplémentaires hors de Toulouse pour faire de TAE une ligne métro-politaine ;
  • Desservir des pôles générateurs insuffisamment accessibles aujourd'hui (CHU Purpan, UT1 Capitole, place St-Pierre, Airbus Colomiers etc.) ;
  • Connecter non seulement les pôles économiques entre eux mais aussi les lieux de savoir, de culture, de loisirs pour faire de TAE non pas « la ligne de l'économie » mais « la ligne de tous les toulousains » ;
  • Privilégier les projets urbains déjà lancés plutôt que d'en proposer de nouveaux : les exemples de la Cartoucherie, Borderouge ou Andromède montrent bien que le temps long de l'urbanisme ne coïncide pas avec le temps court des transports ;
  • Réduire la ligne de 26 à 22km pour avoir un tracé plus direct Matabiau-Aéroport en correspondance avec la ligne T2 (Purpan : 10min des Arènes, 10min de l'aéroport de Blagnac) ;
  • Permettre un temps de trajet réduit de 42 à 37 minutes en proposant une desserte radiale du centre-ville et non une tangentielle : il aura fallu 100 ans pour que Paris puisse avoir une vraie ligne de métro en rocade (ligne 15 du Grand Paris Express), il est illusoire de penser que Toulouse pourrait se le permettre en 25 ans (inauguration de la ligne A en 1993) ;
  • Rajouter 6 à 7 stations et réduire la distance entre deux arrêts (800m contre 1,5km envisagé par Tisséo) : pour une meilleure intermodalité et accessibilité, pour une desserte plus fine sans perdre de temps de trajet et pour capter de nouveaux usagers ;
  • Faire mieux avec moins : 2 090M€ contre 2 520M€. Notre proposition, plus directe et donc moins coûteuse, permet de financer plus de stations et donc de permettre au plus grand nombre de bénéficier de la nouvelle ligne de métro.

Au cours du débat public qui s'est tenu de septembre à décembre 2016, notre collectif a défendu ses propositions et a réclamé qu'elles soient étudiées.

En vain. Nous constatons que nos arguments ne sont pas entendus par le maître d’ouvrage Tisséo-SMTC, son président Jean-Michel Lattes et le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc.

À tous ceux qui estiment que le projet de troisième ligne de métro tel qu’il est proposé aujourd’hui doit être modifié pour intégrer les besoins d'aujourd'hui, rejoignez-nous et signez cette pétition en ligne.

Tous ensemble, nous pèserons sur les arbitrages qui seront faits. Les habitants des quartiers de Colomiers, des Amidonniers, des Chalets, des Ponts-Jumeaux, de Purpan, de Matabiau, de Guilheméry, de Saint-Aubin Colombette ou de Malepère ne doivent pas être laissés de côté par ce projet, qui s’il est optimisé, pourra pleinement bénéficier durablement à la métropole.

Parlez-en autour de vous et diffusez cette pétition : plus nous serons nombreux, plus nous pèserons sur les décisions. Vous pouvez rester anonyme et cela ne prend que quelques secondes. 

Oui à une 3e ligne Toulouse Aerospace Express métro-politaine et optimisée !

This petition will be delivered to:
  • Autorité Organisatrice des Transports de l'agglomération toulousaine
    Tisseo-SMTC
  • Intercommunalité délégatrice de la compétence transport à Tisséo-SMTC
    Toulouse Métropole
  • Président de Tisséo-SMTC
    Jean-Michel Lattes


Collectif citoyen en faveur d'une 3e ligne métro-politaine pour Toulouse started this petition with a single signature, and now has 1,105 supporters. Start a petition today to change something you care about.