Decision Maker Response

Daniel Adam’s response

Mar 10, 2017 — Voici ma proposition 12 : Lors d'une élection, les votes blancs seront intégrés dans le décompte des suffrages exprimés. Actuellement, le vote blanc, acte positif au sens du droit, est du même poids électoral qu'un vote nul ou l'abstention, juridiquement négatifs !

J'invoque cette modification du Code électoral comme "la plus valable juridiquement" pour justifier une nouvelle Constituante.

Bien que la prérogative de créer une Assemblée constituante appartienne au peuple, rien n'obligera juridiquement les représentants de ce même peuple à respecter sa volonté. La Ve République a institutionnalisé la subordination du législateur à l'exécutif et à une abstraction utile : une fois élu, un député tient son mandat de la Nation et il n'a pas à recevoir d'ordre ni d'instruction de ses électeurs (3) : c'est un mandataire sans mandat ! Impossible de ne pas rappeller que Rousseau, dans le Contrat social, assimilait la représentation à une usurpation de la volonté générale. Sans une nécessaire révocabilité des élus par le peuple, cette élection est le piège à cons par excellence : VOTE et tais-toi !

Les résultats obtenus par les différents candidats sont directement corrélés au temps de parole et aux commentaires journalistiques dont ils bénéficient dans les médias. De plus, l'élection présidentielle favorise le bipartisme et la personnalisation du débat public. En conséquence, la compétition en vue du second tour oriente la présentation du premier. On le constate tous les jours, puisque les médias se comportent en médias du second tour, instituts de sondage aidant.

LE principe de fonctionnement anti-démocratique du suffrage majoritaire à deux trours est immuable :

- les médias "trient" les candidats potentiels, en éliminant ceux qu'ils considèrent inconstitutionnellement comme "petits". S'ils en retiennent un ou deux, ils doivent être dans le système ;

- aidés par les sondages-publicitaires quelques élites de 500 élus choisissent leur candidat respectif. L'avis des citoyens n'est surtout pas sollicité, puisque cette élite les représente ;

- les médias et les partis politiques désignent "l'un des leurs" qui servira d'épouvantail, mais ne sera pas "financièrement" sacrifié (grâce à l'election législative qui suit, il reservira).

Alors que la sincérité du scrutin est un principe constitutionnel, cette élection à deux tours encourage le vote utile et l'abstention, au détriment du vote blanc. Comme ce dernier n'est pas reconnu, l’élection n'est pas l’exact reflet de la volonté exprimée par la majorité du corps électoral. Ce constat signe l'URGENCE d'une réforme du Code électoral, par la reconnaissance entière du vote blanc.