Abolition des devoirs au primaire et baisse des devoirs au secondaire.

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Les enfants québécois de 6 à 12 ans passent six heures par jour sur les bancs d'école et c'est sans compter les heures du service de garde.

Plus que jamais les enfants présentent un surpoids, de l'anxiété et ont besoin de bouger, au moins une heure par jour, mais avec la charge de devoirs et de leçons c'est difficile, voire impossible, de prendre le temps de s'amuser le soir après l'école. 

De plus, pour les enfants qui doivent vivre avec un trouble tel que le TDAH, la charge de devoirs devient encore plus lourde. Ironiquement ce sont ces mêmes jeunes, vivants avec un défi particulier, qui prennent plus de temps pour faire leurs devoirs qui ont encore plus besoin de bouger et de prendre l'air.

Mère de 3 enfants, dont un avec un qui vit avec un défi d'apprentissage, je sais que la charge de devoirs est beaucoup trop lourde. Chaque soir, mon enfant doit passer plus d'une heure à faire ses devoirs et leçons. Nous négligeons même certains devoirs de certaines matières pour que mon enfant puisse aller à ses rendez-vous professionnels, puisse lire, pratiquer sa musique et pratiquer les sports, ces sports et la musique, qui lui permettent de pouvoir être attentif en classe. 

Nous vivons dans une maison sans écran. Mes enfants ne passent pas de temps au service de garde, nous sommes une famille avec deux parents et nous avons de la difficulté à inclure les devoirs dans l'horaire. Je ne peux imaginer ce qu'un parent seul, vivant avec un ou deux enfants à défis peut vivre comme stress. 

Nombreux sont les parents qui disent vivre une anxiété constante face aux devoirs et que les devoirs nuisent à la qualité de leur vie familiale: conflit, augmentation du stress et baisse du temps consacré aux loisirs et à l'activité physique sont fréquemment rapportés.

Plusieurs écoles à travers le monde et ici au Canada, comme au Nouveau-Brunswick, en Ontario et plusieurs au Québec ont aboli les devoirs afin de minimiser la charge de travail chez les jeunes et permettre à ces derniers de pouvoir lire, s'amuser, prendre l'air, faire du sport et pratiquer la musique.

Contrairement à la croyance, abolir les devoirs ne fait pas baisser les notes, mais permet de réduire l'anxiété et le stress chez les familles tout en laissant les enfants être des enfants et pouvoir s'épanouir autrement qu'en étant assis devant de la matière.

Avoir du temps pour lire, faire ses leçons, jouer dehors, pratiquer un sport, un instrument de musique ou simplement jouer dehors, permet de devenir un citoyen. 

Je demande donc à l'équipe du Ministère de l'éducation, de  se pencher sur la pertinence et l'impact réel des devoirs chez les enfants de 6 à 12 ans puis de faire des recommandations appropriées aux écoles et aux enseignants et professionnels du primaire et du secondaire en prenant comme première préoccupation le bien-être et le développement du plein potentiel de nos enfants. 

Pourquoi certains enfants pourraient-ils jouir d'une école sans devoir alors que autres croulent sous les devoirs? Uniformiser le système d'éducation et permettre à tous les mêmes chances.

Je souhaite également que les enseignants réfléchissent au temps que prennent les devoirs dans la vie des enfants et pensent à réorienter les devoirs vers la lecture, les projets et les sports.