Pétition fermée

Pour que cessent enfin les violences intrafamiliales

Cette pétition avait 332 signataires


Nous, les françaises, soit 51% de la population de notre pays, exigeons que nos vies, et celles de nos enfants, soient prises en considération.

Lorsque vous « acceptez » qu’une moyenne de 20 femmes par communes sont victimes de violences intrafamiliales – violences physiques, psychologiques, morales, économiques et sexuelles – , ce sont 720.000 d’entre nous, les citoyennes françaises, qui sont directement impactées.

A raison de 2 enfants par femmes, près de 1,5 millions d’enfants sont concernés.

Nous connaissons le traitement actuel des violences conjugales. Nous constatons le taux de 75% de classement sans suite de nos plaintes. Nous ne pouvons plus tolérer que la France nous manque de respect.

Pour tous ceux qui penseraient encore qu’une victime est coupable ou responsable d’accepter son sort, voici ici un bref rappel des délits et des crimes auxquels les femmes victimes sont confrontées au quotidien :

- Harcèlement moral voire traque permanente

- Calomnie et diffamation

- Menaces de mort

- Chantage

- Viols (50% des viols en France sont commis dans le cadre de ces violences)

- Incitation au suicide

- Violences psychologiques

- Violences physiques

- Violences économiques

Dans nos dossiers, un père reconnu violent, et parfois reconnu violent sur les enfants, conserve l’intégralité de ses droits. La France, ignore la Convention d‘Istanbul, qu’elle a signée et ratifiée afin qu’elle intègre la loi française. Notre pays va ainsi à l‘encontre de l’avis européen et également du sien propre.

Par le truchement d’expertises ou de rapports qui viennent condamner une mère fatalement en souffrance du fait de la répétition des délits subis, nous voyons des dossiers où les mères sont purement désenfantées au profit des pères réputés violents : leurs enfants sont remis au bourreau !

L’utilisation illégale dans nos tribunaux du syndrome d’aliénation parentale (SAP), ce syndrome inexistant, inventé par un pédophile américain et largement décrié par l’ensemble de la communauté internationale des experts en psychiatrie, permet à bons nombres d’avocats français de présenter les mères qui viennent dénoncer des attouchements sur leur enfant, comme des manipulatrices qui cherchent à nuire aux pères !

Dans l'émission 7 à 8, nous apprenions que les fausses dénonciations d'incestes représentaient 60 cas pour 100, alors que la seule étude gouvernementale conduite en ce sens, faisait ressortir entre 0,3 à 0,7 cas pour 100. Les médias sont ils en train d’imposer l'idée que les mères seraient majoritairement des menteuses ?

Dans de nombreux dossiers où les pères ont obtenu la garde des enfants, les mères déposent des plaintes pour non présentation d’enfant. Pour certaines d’entre elles, ces plaintes ne sont toujours pas instruites, alors qu’on les compte par dizaines.

Il nous est parfois plus dangereux de partir, que de continuer à vivre un quotidien meurtrier. Et quoi qu’il en soit, quand nous décidons de partir, la deuxième partie des violences commence, et celles-ci sont institutionnelles.

Dans une France qui honore par un prix Renaudot, cette phrase « «Les petits garçons de onze ou douze ans que je mets ici dans mon lit sont un piment rare»  ouvre-t-elle la liberté d’expression à un crime ?

Une France qui accueille sur deniers publics, à la Friche Belle de Mai, une exposition entièrement dédiée à la pédo-criminalité, le fait-elle par « accident » ?

D’avoir laissé libre cours à de telles dérives, de nouvelles déviances se mettent en place, contre lesquelles il nous sera très difficile, voire impossible de lutter : la cyber pédo-criminalité.

Nous n’avons pas fait des enfants pour qu’ils soient martyrisés, violentés, et sacrifiés à ces dérives, et vous n’avez pas fait des enfants pour qu’à leur insu ils en deviennent voyeurs.

Récemment, deux mères dont les enfants ont été assassinés par le père, ont été humiliées par une justice qui n’a jamais prévu ce cadre : une s’est vue demander la part d’héritage du père par l’ancienne belle-famille, l’autre s’est vue condamnée à payer les retards de loyers que devait son futur ex-mari, la procédure de divorce étant en cours.

Nous mourons par centaines chaque année. Et rien n’a jamais été prévu par la Justice pour désolidariser la victime de son bourreau ? Autant d’inactions qui nous démontrent à quel point notre sort indiffère.

Alors pourquoi changerait-il ?

Plus de la moitié des hommes décédés au sein du couple étaient réputés violents. Après 47 ans de calvaire, Madame Jacqueline SAUVAGE restera en prison, nous l'apprenons à la veille de cette journée internationale, condamnée afin de ne pas servir d'exemple à celles qui sont meurtries puis assassinées.

La peine infligée à Jacqueline Sauvage, "ne doit pas être un permis de tuer", avait lancé l'avocat général Frédéric Chevallier lors des plaidoiries. (L’Express 05/12/2015)

Cette pétition a pour seul but d’informer les représentants qui auront fait l’impasse de nous reconnaître ou de nous respecter, que désormais, nous ne nous tairons plus, ou n’agirons plus en silence.

 

Signataires de la pétition :

- CIVIFF, initiateur de la campagne facebook : 25 novembre 2016, campagne contre le SAP

- Typhaine D, autrice de Contes à rebours https://goo.gl/hvfOmi comédienne, metteuse en scène et coach engagée pour les droits des femmes et des enfants, site : www.typhaine-d.com

- Isabelle BESNIER-PACHOT, professeur

- Stéphanie VECCHIATO  

- Caroline GUESNIER, auteure de “violences conjugales, plus jamais ça”

- Isabelle JACQUOT

- Caroline BREHAT, auteure de “J'ai aimé un manipulateur” et de “Mauvais Père”

- Sonia HUNOUT, réalisatrice et productrice de l'émission radio "Elles causent"

- Sara L, ancienne enfant victime d'un père pervers narcissique

 



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