Pour le retour des enfants auprès de leur mère en France

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Article de L'Est Républicain du 03/02

Pour le retour de Lusine (7 ans), Hayk-Didier (4 ans) et David (18 mois) en France auprès de leur maman.


En juillet 2012, la famille Sahakyan, craignant pour sa sécurité et ayant subie de grandes violences, est contrainte de fuir l'Arménie. Après une année compliquée, ils sont arrivés en août 2013 en Haute-Saône. Depuis, avec le soutien de nombreuses personnes, ils ont retrouvé une vie plus apaisée. Ils se sont bien intégrés : les enfants (Hovhannes, Mariam et Lusine) parlent français couramment. La famille s'est agrandie avec la naissance de deux autres enfants : Hayk-Didier (2014) et David (2016).


Le 1er février dernier, une terrible tragédie s'est produite à Saint-Loup-sur-Semouse, là où la famille réside. Karen, le papa, ainsi que les trois plus petits (Lusine, Hayk-Didier et David) ont été arrêtés par les gendarmes. Ils ont été conduits à Metz et expulsés manu militari le lendemain en Arménie avec une autre famille. Ils n'ont pu prendre aucune affaire, et le dernier, encore allaité par sa mère, souffre d'asthme.

Je vous demande de signer cette pétition :

— Pour les camarades de classe d'Hovhannes, de Mariam, de Lusine et de Hayk-Didier, très affectés par la disparition de leurs camarades.*

— Pour les équipes éducatives du collège, de l'école et de la maternelle, toutes très choquées par ce qui s'est passé.

— Pour tous les amis et proches de la famille, ainsi que pour les membres de l'ASDA (Association de soutien aux demandeurs d'asile). Tous ont beaucoup œuvré pour cette famille, et ils ont noué de fortes relations avec elle. Chacun refuse que cela se termine de cette manière.

— Pour ma famille, qui a accueilli pendant 10 mois Nina (la mère), Karen (le père), Hovhannes, Mariam, Lusine, et, à partir de février 2014, Hayk-Didier (le deuxième prénom a été donné par reconnaissance). Nous ne sommes pas prêt de les oublier.

— Pour Hovhannes et Mariam, jeunes adolescents de 15 et 12 ans contraints de quitter précipitamment le collège et de se cacher afin d'éviter l'expulsion. Ils sont séparés du reste de leur famille.

— Pour Karen, qui n'est pas en sécurité en Arménie.

— Pour Nina, totalement effondrée à la suite de la séparation avec ses trois enfants. Les autorités l'ont laissé libre et attendent que les deux autres enfants rentrent afin de pouvoir les expulser ensemble.

— Pour Lusine, Hayk-Didier et David, qui ont adopté notre pays. Tels des repris de justice, ils étaient encadrés avec leur papa par 16 membres des forces de l'ordre dans l'avion. Ce qui s'est passé est traumatisant pour eux, et leur avenir immédiat en Arménie est plus qu'incertain.

En vertu de la Déclaration des droits de l'enfant de 1959, adoptée par l'Assemblée générale des Nations unies le 20 novembre 1989, l'expulsion brutale de Lusine, Hayk-Didier et David, ainsi que la séparation avec leur mère restée en France, enfreint l'article 9 de la Convention relative aux droits de l'enfant :


Article 9

1. Les États parties veillent à ce que l’enfant ne soit pas séparé de ses parents contre leur gré, à moins que les autorités compétentes ne décident, sous réserve de révision judiciaire et conformément aux lois et procédures applicables, que cette séparation est nécessaire dans l’intérêt supérieur de l’enfant. Une décision en ce sens peut être nécessaire dans certains cas particuliers, par exemple lorsque les parents maltraitent ou négligent l’enfant, ou lorsqu’ils vivent séparément et qu’une décision doit être prise au sujet du lieu de résidence de l’enfant. »


De même, le principe 6 de la Déclaration des Droits de l’Enfant affirme que « l’enfant en bas âge ne doit pas, sauf circonstances exceptionnelles, être séparé de sa mère ». David, toujours nourrisson, a besoin de sa maman.

Même en faisant abstraction de cela, cette situation est humainement et moralement inacceptable.

Je vous invite à signer cette pétition et à la partager, car je suis convaincu que cette histoire, avec votre soutien, peut bien se terminer.
J'encourage également toutes les personnes qui ne connaissent pas la famille Sahakyan à signer cette pétition. Simplement parce que c'est une bonne cause.

Une cause juste.

N. B. : la photo en illustration a été prise le 17/12/2016 par un journaliste de L'Est Républicain.

* le 27/02, Hovhannes et Mariam ont repris le chemin de l'école. Le 07/03, craignant d'être renvoyé en Arménie avec le reste de sa famille, Hovhannes a fugué.



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