Decision Maker Response

Daniel Adam’s response

Mar 10, 2017 — Le désengagement progressif de l’assurance maladie obligatoire dans le financement des soins courants frappe durement le peuple, plus particulièrement les personnes démunies. Ainsi, l’augmentation du reste à charge constitue une barrière financière qui empêche l’égal accès de tous aux soins. Les populations les plus précaires ne peuvent se soigner qu'au travers des urgences de l'hôpital public !

Or, la Sécu a été créée avec la grande ambition d'instaurer la solidarité pour permettre à chacun de se soigner. En 1995, cette solidarité prit une drôle de direction avec la création, par Juppé, de la Caisse d'amortissement de la dette sociale (Cades). En effet, depuis ce sont les générations à venir qui sont obligées d'être solidaires dans le futur de nos "excessives" dépenses actuelles.
A la création de cette Caisse, la dette à rembourser (grâce à la CRDS et à une partie de la CSG) se montait à 35 milliards d'euros. En 2015, on en était à 127 milliards. La Sécu a accumulé un déficit de trésorerie de 32,5 milliards.

La santé est un droit de l'Homme, non une marchandise. Ce droit fondamental est consacré en droit interne par l'article L.1110-1 du code de la santé publique : " Le droit fondamental à la protection de la santé doit être mis en oeuvre par tous moyens disponibles au bénéfice de toute personne. "Le droit constitutionnel français proclame également ce droit de façon très explicite : " La Nation (...) garantit à tous, notamment à l'enfant, à la mère et aux vieux travailleurs, la protection de la santé, la sécurité matérielle, le repos et les loisirs." La France reconnaît donc à toute personne le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mental qu’elle soit capable d’atteindre, ainsi que son droit à la sécurité sociale, dont les assurances sociales.

Le financement de la Sécurité sociale sera élargi à toute la valeur ajoutée produite, dont les revenus des secteurs financiers, de l'énergie ou encore des industries pétrolières. Le principe du régime local de l'Alsace et de la Moselle sera adopté pour toute la France, en écartant les mutuelles des remboursements complémentaires.

Le conventionnement des médecins libéraux sera bloqué.

Concernant l'industrie pharmaceutique. Le problème de cette industrie se trouve dans la nature de notre système économique, qui n'a aucune moralité. Tant que les médicaments seront source de profit, le vieil antagonisme entre valeur d'usage et valeur d'échange demeurera. Et continuera à échapper au contrôle de la société dans son ensemble, ainsi qu'à celui des premiers concernés : les malades, c'est-à-dire le peuple. Nous utiliserons la procédure de la "licence d'office" (Code de la propriété intellectuelle) chaque fois que l'intérêt de la santé publique l'exigera, dès lors que les médicaments brevetés seront anormalement élevés, comme actuellement dans le traitement du cancer et de l'hépatite C.

Enfin, Le financement de la Sécurité sociale sera élargi à toute la valeur ajoutée produite, dont les revenus des secteurs financiers, de l'énergie ou encore des industries pétrolières. Le principe du régime local de l'Alsace et de la Moselle sera adopté pour toute la France, en écartant les mutuelles des remboursements complémentaires.