Victoire confirmée

Pour la construction sans délai d'un cinéma moderne à Yvetot par Noé Cinémas

Cette pétition a abouti avec 1 905 signatures !


La construction du multiplexe porté par la société Noé Cinémas est encore repoussée. Bien que le permis de construire ait été déposé le 6 décembre 2016, un recours a une nouvelle fois été déposé le 20 février.

Voilà ce qu'on peut lire dans Paris Normandie ce 22 février : " Un coup qui pourrait s’avérer fatal pour Yoann Durand : « Nous exploitons le cinéma depuis 12 ans maintenant. Dès le début, on a su qu’il allait falloir déménager : le bâtiment est trop exigu, les normes de sécurité et d’accès aux personnes à mobilité réduite, notamment, ne sont pas respectées. Quand un appel d’offres a été lancé en 2012 par la municipalité pour construire un centre commercial avec cinéma sur la zone de la Plaine, on s’est dit que c’était la bonne opportunité pour nous. Nous nous sommes impliqués dans le choix du promoteur immobilier, en bonne intelligence avec la mairie. Nous avions opté pour les Arches Métropoles, qui l’ont finalement emporté. » C’était en 2014. Trois ans après, toujours aucun chantier en vue. Pire encore, en ce mardi 21 février, c’est le projet lui-même qui semble remis en cause.

Trois recours en trois ans

Pour les deux hommes, le coupable est tout trouvé : Christian Gloz. L’homme, administrateur de l’entreprise Distriarg qui gère notamment le centre Leclerc situé zone de la Plaine, est en parallèle président du promoteur Yvetodis. Pour Arnaud Noé, pas besoin de chercher plus loin : « Deux promoteurs étaient en concurrence sur le dossier, Les Arches Métropoles et Yvetodis. Depuis que le premier l’a emporté, il semble que Christian Gloz ait décidé d’enterrer le projet. C’est la seule explication à un tel acharnement. »

À la lumière des faits, on serait tenté de le croire : en trois ans, le chef d’entreprise (il gère aussi notamment le restaurant Courtepaille à proximité*) a multiplié les recours auprès de la commission départementale, puis nationale, d’aménagement commercial, les organes officiels chargés de statuer sur la viabilité d’un projet immobilier à visée commerciale. En juin 2015, en août 2016, et ce 20 février 2017, trois recours, avec à chaque fois des motifs identiques : la place insuffisante laissée à l’écoquartier intégré au projet, des solutions de stationnement trop restreintes ou une fragilisation des commerces du centre-ville. Des arguments qui laissent Yoann Durand pour le moins perplexe, de la part d’un responsable de centre commercial dont le « projet immobilier était beaucoup moins vert que celui retoqué en août 2016 ».

Le dernier recours en date, celui apporté lundi au permis de construire finalement délivré en décembre 2016, pourrait bien être l’estocade finale portée au projet. Une situation qui désole Arnaud Noé, responsable du Drakkar depuis huit ans : « Nous nous sommes investis sans compter pour ce cinéma, qui participe à l’attractivité de la ville. Malgré l’obsolescence du bâtiment, on a fait notre meilleure année l’an passé en termes d’entrées, avec près de 96 000 tickets vendus. Notre programmation est variée, entre films populaires français et films plus exigeants, avec notre label art et essai. Sans parler des nombreuses animations qu’on organise en parallèle... On donne tout, et on n’a pas l’impression d’être payé en retour ! » En filigrane, l’Yvetotais d’origine vise la mairie, coupable de ne pas s’être davantage impliquée en amont dans ce projet de multiplex, « comme c’est le cas avec succès dans d’autres villes normandes, au Havre, à Fécamp ou à Elbeuf ».

Une inauguration repoussée d’au moins trois ans

Désormais, c’est bien la question de la survie du cinéma et de ses cinq employés qui se pose : la cour administrative de Douai, saisie dans le cadre de ce recours, statuera d’ici 18 mois. Avec une durée de travaux estimée à 9 à 10 mois, le complexe ne sera pas inauguré au mieux avant trois ans. Pas sûr que le Drakkar ne tienne jusque-là : « Il y a trop de frais d’entretien, entre les problèmes de canalisation, ou le plafond qui s’effrite. On en a eu pour 10 000 euros de réparation il y a à peine trois mois. » Malgré un soutien général de la population, le groupe Noé Cinémas ne continuera certainement pas indéfiniment à écoper un navire qui prend l’eau de toute part."

En tant que spectateurs, nous ne pouvons tolérer d'être pris en otages par des faiseurs d'argent qui nous privent d'un accès légitime à la culture et au divertissement dans les meilleures conditions. C'est pourquoi, nous demandons que le dossier soit traité en urgence. Nous nous insurgeons devant un nombre recours d'autant plus ridicule que le demandeur a déjà été débouté deux fois.

Nous demandons au maire d'Yvetot de prendre position dans ce dossier.

Nous assurons Noé cinémas de notre soutien et de notre gratitude pour les efforts déployés pour nous apporter du rire, des émotions, des frissons... en un mot de la CULTURE !

*Nous venons d'être contactés par M. STOLL qui, pour une totale information des signataires, nous demande de corriger une information donnée par l'article de Paris Normandie. Le gérant du Courtepaille n'est pas M. GLOZ mais M. STOLL. Dont acte.

Par ailleurs, le texte en italique non gras étant un extrait de Paris Normandie, nous en laissons la responsabilité à son auteur.



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