Pour l'interdiction du flash-ball, des gaz lacrymogènes et des grenades explosives !

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Depuis plusieurs années, ces armes blessent et mutilent des manifestant·e·s, les envoient dans le coma, voire les tuent !

Le 16 mai 2007, âgé de 14 ans, j'ai participé à ma première manifestation sur Grenoble. À l'époque, collégiens, lycéens et étudiants, ainsi que nos professeurs, furent mobilisés contre l'élection et le programme politique de Nicolas Sarkozy.

Ce jour-là, je subis mes premières grenades lacrymogènes. Inconscient des risques que j'encourais en allant manifester, je manque de m'étouffer et de perdre partiellement la vue. En plus de développer un acouphène pendant plusieurs jours.

Suite à la dispersion de la manifestation par les forces de l'ordre, je croise des personnes blessées par des tirs de flash-ball et de grenades explosives. L'une d'entre elles avait les doigts en sang et complètement désaxés. Une autre avait l'arcade sourcilière ouverte. Une dernière, enfin, boitait après avoir reçu des fragments dans la jambe. Je n'ai aujourd'hui aucune nouvelle de ces victimes. Je pense souvent à elles, en souhaitant qu'elles se soient rétablies.

4 policiers grenoblois seront mis en examen suite à la plainte d'une étudiante, pour « blessures involontaires par violation d'une obligation de sécurité et de prudence ayant entraîné une ITT de plus de 3 mois ». Ce même jour, Maud Carretta avait été gravement blessée au visage par un tir de grenade de désencerclement, qui lui a causé la perte de l'œil gauche.

11 ans plus tard, le procès était toujours en cours. Un commissaire et un policier ont été condamnés à de la prison avec sursis, et deux autres relaxés. C'est le jugement rendu par le tribunal correctionnel de Lyon ce lundi 10 décembre 2018.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/isere/grenoble/maud-carretta-etudiante-eborgnee-grenoble-commissaire-police-condamne-5-mois-prison-sursis-1589947.html

Alors qu'au moment où vous lirez ces lignes, de multiples condamnations à de la prison ferme ou avec sursis, après comparution immédiate faisant suite à une garde à vue, sont formulées sans délai par les tribunaux correctionnels à l'encontre de manifestant·e·s.

Depuis cette époque, je n'ai jamais cessé de manifester de manière pacifique. Je n'ai jamais cédé à la peur. J'ai appris à me protéger de ces armes dangereuses. 

Si je n'ai jamais subi de lésions irréversibles, toutes et tous les manifestant·e·s n'ont pas eu cette chance.

Les derniers exemples en date, dans le cadre du mouvement des gilets jaunes, puis des lycéens, démontrent l'urgence d'en finir avec ces méthodes de répression policière, d'une violence inhumaine, inutile et traumatisante.

À titre d'exemple : la grenade explosive GLI-F4 – encore utilisée très récemment – contient 25 grammes de TNT, du gaz lacrymogène, et fait plus de bruit en explosant qu’un avion au décollage (165 décibels). Comme en témoignent ces vidéos :

https://www.youtube.com/results?search_query=gli+F4

J'appelle aujourd'hui les personnes victimes de ces armes à témoigner de leur expérience, à s'engager et à se rassembler pour faire définitivement interdire ces pratiques indignes de notre pays et de son histoire démocratique. Il en va de la responsabilité des défenseurs des droits de s'exprimer et de se positionner sur cette thématique contemporaine.

Fort heureusement, les plus concerné·e·s par ces affaires n'ont pas attendu mon appel pour commencer à s'organiser, à porter plainte, et à relayer leur combat juridique dans la presse, comme en témoignent ces articles :

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/parcoursup/parcoursup/manifestations-des-lyceens/manifestations-lyceennes-200-personnalites-appellent-au-retrait-immediat-du-flash-ball_3089857.html

https://www.francetvinfo.fr/societe/education/manifestations-stop-au-gaz-lacrymogene-et-aux-flashballs-demande-le-syndicat-general-des-lyceens_3087191.html

https://www.francetvinfo.fr/economie/transports/gilets-jaunes/c-est-criminel-de-continuer-a-les-utiliser-des-avocats-demandent-l-interdiction-des-grenades-explosives_3087707.html

https://www.francetvinfo.fr/faits-divers/police/pourquoi-les-gilets-jaunes-veulent-ils-l-interdiction-des-grenades-explosives-gli-f4_3085641.html

Comme le rapporte le site BastaMag :

« Les opérations de maintien de l’ordre face à des manifestations de rue – avec l’emploi d’armes non létales comme les flashball ou les grenades – provoquent de plus en plus souvent des blessures graves parmi les manifestants (hématomes, perte d’un œil, membres totalement ou partiellement arrachés) ».

Le nombre de personnes tuées dans ce cadre est de « 5 personnes en 40 ans, auxquelles s’ajoute une retraitée apparemment décédée des suites d’un tir de grenades lacrymogènes, dans son appartement marseillais, le 1er décembre 2018, en marge d’une manifestation liée au mouvement des gilets jaunes ».

https://www.bastamag.net/Deces-au-contact-des-forces-de-l-ordre-une-nouvelle-mise-a-jour-de-notre-base

Rémi Fraisse en faisait partie... nous sommes tous les deux nés la même année, et avons étudié dans le même parcours scientifique. Pas un jour ne passe sans que je pense à lui.

Combien de vies brisées (parmi nos enfants, nos étudiants, nos chômeurs, nos travailleurs, nos retraités, etc.) allons-nous encore tolérer avant de corriger le tir ?

Cessons de détourner notre regard de cette réalité !

Mobilisons-nous pour :

- L'interdiction du flash-ball.

- L'interdiction des gaz lacrymogènes.

- L'interdiction des grenades explosives.



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