Pétition fermée

Une solution existe pour mettre fin au calvaire des SDF, imposez-là !

Cette pétition avait 515 signataires


Offrir un revenu de base aux plus démunis n'est pas une idée nouvelle, dès le XVIème siècle, Thomas Moore en formule l'idée dans Utopia ; Mais bien avant, c'est chez les romains que l'on en trouve les premières traces. Le célèbre adage « du pain et du vin » en était l'expression.
En 2013, le prix Nobel d'économie Paul Krugman se positionnait pour la création d'un revenu de base. Si plusieurs expérimentations ont été menées aux États-Unis et au Canada, notamment sous l'impulsion de l'ouvrage Capitalisme et Liberté du très libéral Milton Friedman, les analyses économiques furent tronquées fautes de données viables sur l'emploi. Mais l'intérêt pour cette idée n'est pas passé. Une multitude d'essais sont ainsi opérés à travers le monde et les premières analyses commencent à êtres recueillies.

De nombreuses villes ont ainsi pour projet d'instaurer ou ont déjà instauré ce nouveau revenu.
La Finlande, l'Alaska, Singapour, Utrecht aux Pays-Bas, plusieurs villes au Canada ou encore en Inde.
Dans la région du Madhya Pradesh, 6000 personnes pauvres ont ainsi accès à un revenu de base depuis 2011 et les résultats étonnent : amélioration de la santé, diminution des inégalités, augmentation de l'emploi et même retour de la croissance !

Même dans un climat économiquement moins favorable, ce type d'initiative s'avère salutaire. Pour les habitants de la région, ce revenu de base est porteur de nombreuses initiatives économiques et sociales. Bien que cette idée provienne d'un syndicat de travailleuses pauvres, c'est la région dans son entièreté qui en tire profit.
L'instauration de ce revenu serait issue du succès du programme Brésilien Bolsa Familia (« Bourse familiale »), lequel a permis à 12 millions de familles d'échapper à la misère et a redynamisé l'économie.
Selon Guy Standing, professeur d'études du développement à la School of Oriental and African Studies de l'Université de Londres et cofondateur du Réseau mondial pour le revenu de base (BIEN) deux conceptions sont a opposer pour le responsable économique de ce projet. « La gauche doit revoir sa vision de la société. Il faut penser à partir du précariat, et non plus du prolétariat. Et, pour cela, combiner un financement redistributif avec un renforcement des représentations des précaires : « L'idée redevient fréquentable. Devant l'émergence du secteur informel et la montée des inégalités, de l'insécurité économique, un revenu universel est un outil essentiel pour recréer de la sécurité sociale. » Une conception libertarienne, et une progressiste, pour laquelle ce projet garantirait une sécurité sociale minimum.

Au Canada, un rapport paru le 20 octobre 2016 appelle à une hausse du prochain budget fédéral de 1,8 milliards de dollars ainsi qu'un engagement de 43,8 milliards sur dix ans. Les exemples de certaines villes sont mis à l'honneur, comme les villes Medecine Hat et Hamilton.
Ted Clugston, le maire de Medecine Hat, initialement opposé au projet, constate qu'offrir un logement aux sans abris réduit le coût des dépenses de sa ville par 5. « Il s'agit à la fois de la manière la plus humaine et la moins coûteuse de traiter les gens », déclare-t-il.
Par ailleurs après la prise en charge de ces personnes on constate notamment une chute de la criminalité.

Selon la rapporteuse de l'ONU pour le logement, l'utilisation du logement comme investissement doit être mieux encadré pour ne pas nuire aux plus pauvres.

Un des enjeux de la grande précarité, c'est la sécurité des personnes vivant à la rue. Vols ou violences diverses, face à la criminalité les femmes sont dans le dénuement le plus total. À Los Angeles, un récent article faisait état d'une augmentation de 55% des femmes sans abris. Parmi ces 14000 femmes, près de la moitié auraient subi des violences dans l'année, plus d'un quart aurait été violés.

En Angleterre, c'est au même types de dangers que tente d'alerter l'association Campagne End Youth Homessness.

Personne ne nierait que l'extrême précarité engendre une atteinte à la dignité de la personne. Mais l'inverse est également possible. À San Francisco, aux États-Unis, on recense 40% d'afro-américains parmi les sans-abris. Sachant que ce taux représente le triple du pourcentage représenté par les afro-américains de cette ville, un afro-américain aurait trois fois plus de chance de se retrouver à la rue qu'un américain lambda. Il est important de noter que cette problématique est similaire chez les descendants des Indiens d'Amérique.

Lutter contre l'extrême précarité, c'est non seulement vivifier l'économie en évitant la fuite des capitaux par le bas, mais avant tout cela consiste à soutenir le respect des différences.

En signant cette pétition, vous relayez l'appel lancé « pour un revenu universel crédible et audacieux » par un collectif de chercheurs.

Du récent rapport de l'ONG Britannique Oxfam fustigeant l'outrance de l'écart des richesses, à la récente prise de parole de Jean-Eric Hyafil (Enseignant-chercheur au centre d'économie de la Sorbonne) en faveur de la crédibilité d'un revenu universel, tout invite le citoyen à se saisir de cette question.

En signant cette pétition, vous demandez l'instauration d'un revenu permanent et sans conditions, créé à partir du RSA actuel ; vous relayez l'appel de l'association l'Abbé Pierre, et demandez à l’État de s'engager à construire 150000 logements sociaux par ans.

Pour mieux vous informer, vous pouvez consulter le site du BIEN, celui du mouvement colibris, ou encore regarder les vidéos pleines d'humour d'Alexis Lecointe.

 

Rappel

Déclaration universelle des droits de l'Homme du 10 décembre 1948, article 1 : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

L’article 2 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 rappelle, en outre, que le but de toute association politique doit être « la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme ». Il énumère quatre droits identifiés par la philosophie des Lumières au XVIIIe siècle :
la liberté
la propriété
la sûreté
la résistance à l’oppression
Le préambule de la même déclaration insiste sur l'établissement du bonheur de tous : « Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l'ignorance, l'oubli ou le mépris des droits de l'Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d'exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l'Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que les actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous. »


Citoyens, imposez le respect des articles 17, 25 et 28 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme :


Signez cette pétition pour imposer à la France et l'Union Européenne de mettre fin au calvaire des Sans Domiciles Fixes.

 

Plus de 2000 personnes sans abris décèdent dans le plus total anonymat chaque année en France. Combien en Europe ? Eux aussi ont le droit à la considération !
Cf : http://www.20minutes.fr/societe/1732315-20151117-sdf-plus-2000-morts-chaque-annee-france

http://www.francetvinfo.fr/sante/patient/droits-et-demarches/plus-de-2-000-sans-domicile-fixe-meurent-chaque-annee-dans-nos-rues_1179803.html

On dénombre officiellement plus de 77000 personnes SDF en France, plus de 30000 sont des enfants. Or, aucune enquête n'a été récemment menée, le véritable chiffre avoisinerait les 145000 personnes SDF, près du tiers vivrait en région parisienne.

Toutefois, selon France TV info, le nombre de logements vides en France a progressé de 40% en l'espace de dix ans.

Voir : http://www.francetvinfo.fr/societe/debats/2-6-millions-de-logements-vacants_840513.html

En 2016, un rapport de la fondation l'Abbé Pierre dénombrait plus de 3,8 millions de personnes SDF ou mal logées sur notre territoire. Globalement, environ quinze millions de personnes sont en situation de précarité par rapport au logement.

Voir :http://www.fondation-abbe-pierre.fr/21e-rapport-etat-mal-logement-2016

Dans son rapport « France portrait social », paru mercredi 19 novembre, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dénombre, en 2012, le nombre de sans domicile fixe à plus de 81000 personnes adultes et 31000 enfants. Ce qui équivaut à 44% de plus qu’il y a onze ans.

En savoir plus sur: http://www.lemonde.fr/exclusion/article/2014/11/19/plus-nombreux-les-sdf-vivent-aussi-dans-des-conditions-plus-difficiles-qu-en-2001_4525772_1653459.html#6iXTRBdvmXvHVbG2.99

I.
Voici un article rédigé par MEDIAPART qui propose un nouvel angle de vue sur le rapport entre crise économique et pauvreté :
Comment l’Utah compte reloger tous les SDF d’ici 2015
31 décembre 2014 | Par Ben.
En 2005, l’ancien gouverneur de l’Utah John Huntsman lançait le plan « Housing First » pour réduire drastiquement le nombre de sans-abri. Près de 9 ans plus tard, 75% des SDF auraient déjà été relogés et l’État mise sur un taux de 100% d’ici 2015.
L’Utah est un état de l’ouest des États-Unis qui compte 2,8 millions d’habitants.
En 2005, son gouverneur a décidé d’agir pour réduire de manière conséquente le nombre de sans-abri. Il estimait qu’un SDF avait un coût bien plus élevé pour la collectivité lorsqu’il était à la rue que dans un logement.
En effet, ne pas avoir de domicile conduit bien souvent au chômage et à la dépendance.
L’État a calculé que le coût d’un sans-abri revenait à 16 670$ annuels (hôpital, dépendance sociale, prison..) contre 11 000$ pour un appartement et un travail social.
Face à ce constat, John Huntman a estimé que leur retour à l’indépendance serait plus bénéfique à la collectivité que de laisser une personne à la rue.
Depuis, l’Utah attribue sans condition des logements ce qui a permis de réduire de 69% le nombre de sans-abris dans les cinq dernières années.
L’initiative est donc un succès et de nombreux autres États américains ont commencé ou prévoient de mettre en œuvre des mesures similaires. C’est le cas dans Colorado où le coût d’incarcération de SDF aurait déjà plongé de 76%.
Un tel plan devenait plus que nécessaire après que le nombre de sans-abri ait doublé dans certains États au cours des dernières années.
En Europe, 4 millions de sans-abri pour 11 millions de logements vides
Une récente enquête menée par le journal britannique Guardian a montré que l’Europe serait dotée de 11 millions de logements vacants tandis que 4,1 millions de personnes se trouvaient sans-abris.
En France, 693 978 personnes seraient privées de domicile selon la fondation Abbé Pierre, et malgré la décision prise en 2012 de réquisitionner une partie des logements inhabités, ce chiffre a peu évolué.
Nos dirigeants devraient peut-être regarder du côté l’Utah.
Source : http://blogs.mediapart.fr/blog/ben/311214/comment-l-utah-compte-reloger-tous-les-sdf-d-ici-2015


Il est de notre devoir de faire cesser l'indignité à laquelle nos concitoyens sont condamnés, de faire respecter les valeurs Républicaines, de redonner une dignité à notre Continent Européen après l'échec de la politique migratoire !
Manifestons ici notre désir de pérenniser le projet de la communauté Européenne par l'expression d'une volonté de solidarité et de refus de l'exclusion.

Il est par ailleurs nécessaire de rappeler qu'1 SDF sur 4 travail.

Déclaration Universelle des Droits de l'Homme :
Article 17
1. Toute personne, aussi bien seule qu'en collectivité, a droit à la propriété.
Article 25
1. Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l'alimentation, l'habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d'invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté.

2. La maternité et l'enfance ont droit à une aide et à une assistance spéciales. Tous les enfants, qu'ils soient nés dans le mariage ou hors mariage, jouissent de la même protection sociale.
Article 28
Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet.


II.
En signant cette pétition vous exigez la mise en place au niveau Européen de la méthode du psychologue Sam Tsemberis.

Voici, à ce sujet, un extrait d'un article paru dans le journal Levif, par Marie Gathon :
« Les spécialistes s'accordent à dire que les résultats de cette méthode sont surprenants, rapporte le Washington Post qui a rencontré Sam Tsemberis. Elle a, depuis sa création, convaincu de nombreux politiques à travers le pays. Le mois dernier, les autorités de l'Utah ont déclaré qu'il avait pratiquement réussi à éradiquer le nombre de SDF dans cet État.
Quelle est l'idée révolutionnaire qui a permis à Tsemberis de reloger des sans-abris aussi facilement ? Il leur a donné un toit, tout simplement. Cela peut paraitre simpliste, mais c'est bien ce qui a permis de résoudre le problème de nombre d'entre eux. "Donnez un foyer à un sans-abri et vous résoudrez les problèmes de marginalisation", affirme Sam Tsemberis.
Si pour le commun des mortels cela peut sembler logique d'offrir un toit à quelqu'un qui n'en a pas, pour les autorités il est loin d'être évident de loger un toxicomane, un alcoolique ou un schizophrène sans exiger de conditions préalables. C'est exactement ce que Tsemberis propose.
Cela fait des années que les centres d'aide aux sans-abris travaillent sur des systèmes de récompense : supprime une dépendance, on t'offrira un toit. Prends tes médicaments, on te donnera des conseils. Mais le modèle de Tsemberis, appelé "logement d'abord" a inversé cette logique. Selon lui, une personne a de meilleures chances d'évoluer positivement si elle est installée dans un logement stable.
Tsemberis a suivi pendant plusieurs années les 139 premières personnes qui ont été relogées immédiatement. Il s'est avéré que 85 % d'entre elles étaient restées dans leur logement. Le psychologue a alors publié les résultats de ses expériences dans des magazines scientifiques renommés, ce qui a enflammé le débat au sein des organismes d'aide aux SDF.
Quelques années plus tard, le gouvernement fédéral a testé le modèle sur 734 sans-abris dans 11 villes. Il s'est avéré que le taux de toxicomanie avait été considérablement réduit et que les coûts liés à la santé avaient été diminués de moitié.
De plus, cette méthode, contrairement à ce que l'on pourrait croire, coûte beaucoup moins cher aux autorités. Dans l'Utah, les coûts de santé, de prison et de police liés aux sans-abris représentaient 20.000 dollars par personne. Après un relogement, cela ne coûte plus que de 12.000 dollars par personne. »
Article : http://www.levif.be/actualite/international/un-homme-a-trouve-la-solution-pour-resoudre-le-probleme-de-sans-abris/article-normal-394053.html

Pour comprendre la théorie inhérente à ce changement de paradigme : https://alaingrandjean.fr/points-de-repere/chasse-dogmes-economiques/
Application de ce nouveau paradigme relatif à la lecture socio-économique de la question des SDF : http://buzzfil.net/article/5622/non-classe/les-habitants-de-toulouse-viennent-en-aide-aux-sdf-en-cotisant-pour-leur-acheter-des-appartements-9.html
http://www.demotivateur.fr/article-buzz/une-petite-ville-au-canada-a-completement-eradique-les-problemes-de-logement-avec-une-approche-radicalement-differente--4087

III.
Pour conclure, voici un extrait donnant un aperçu de la réalité de l'aide que l’État Français, entre autres, offre aux sans-abris ; il s'agit d'extraits d'un article du JDD. [ Merci à la rédaction du JDD de pardonner cette récupération de votre travail ]
« SDF : davantage d'appels au 115, la moitié n'aboutit pas
Le nombre de sans-abri ayant sollicité un hébergement en 2014 a augmenté par rapport à 2012, avec davantage de femmes et d'enfants, mais près de la moitié n'ont jamais obtenu de places, révèle lundi le baromètre du 115, numéro d'urgence des SDF.
"Près de 48.000 personnes" sans réponse
Près de la moitié des sans-abri qui ont demandé un hébergement, soit "près de 48.000 personnes", n'ont jamais obtenu de solution malgré leurs sollicitations (+14% par rapport à 2012). Un chiffre "énorme", qui ne concerne qu'une "partie du territoire", hors Paris, souligne Florent Gueguen. Seule une minorité (17%) a été systématiquement hébergée, et 34% ont eu des réponses partielles. L'absence de places disponibles reste la principale cause (77%) des réponses négatives. »
Source : http://www.lejdd.fr/Societe/SDF-davantage-d-appels-au-115-la-moitie-n-aboutit-pas-744162

Nul besoin de faire prendre conscience à quiconque que livrer des populations à la déshérence c'est hypothéquer leur santé, leur liberté et leur activité au sein de la société.
Force est de constater qu'austérité ne doit plus rimer avec abandon des populations, mais avec d'avantage de politique sociale au profit des plus démunis et de l'économie toute entière.

Signez pour imposer aux acteurs politiques une prise de conscience des enjeux de l'extrême précarité !

http://www.gscf.fr/Le-massacre-continue-Liste-des-SDF-morts-dans-votre-departement_a3932.html

Action Froid, association à but non lucratif venant en aide aux sans domicile fixe toute l'année est signataire de cette pétition.

Voir : http://www.actionfroid.org/



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