Pour l'exclusion des constructifs et des macron-compatibles

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Pendant les législatives, François Baroin a clairement positionné sa famille politique, les Républicains (LR), comme première force d'opposition du pays. Selon ses dires, tout membre des LR acceptant la main tendue des macronistes s'en excluait de lui-même. Cela n'a pas empêché LR d'investir, en plusieurs circonscriptions, des candidats macro-compatibles, aujourd'hui groupés au sein des constructifs. Au dernier Bureau politique du parti, il a été question, sans suite, de l'expulsion de ces éléments.

Les électeurs de droite, qu'ils votent LR ou non, par conviction, par fidélité, ou par simple affinité, demandent de la clarté. L'électorat de droite a élu des députés de l'opposition. En désignant François Fillon comme candidat, il s'est prononcé en faveur d'un positionnement sans concession. Ce positionnement est, dans son essence, l’héritage du parti, qui doit le faire vivre et le défendre contre ses négateurs.

Le parti LR, en qualité de principal groupe d'opposition à l'Assemblée nationale, ne peut tolérer en son sein des élus qui font le jeu de la recomposition du paysage politique voulue par le Président Macron, celle-ci passant par la déconstruction et la censure de l'opposition politique.

Les électeurs de droite refusent de collaborer à cette gigantesque entreprise de destruction collective, destinée à asseoir le pouvoir d'un chef de l'Etat, auto-proclamé jupitérien, et dont se dessinent déjà une fâcheuse propension  à la macrocéphalie. Ils ne veulent plus de ces députés, ou de ces ministres, qui foulent aux pieds l’engagement pris devant leur famille politique, et qui n’en partagent plus du tout les convictions. Plus rien ne les retient chez les LR, un groupe parlementaire distinct les différencie, à raison, de leurs collègues Républicains : pourquoi alors les retenir davantage ? Donnons-leur la chance, tant convoitée, de rejoindre leurs collègues macronistes.

Ces politiciens-là ne sont que les instruments infiltrés de l’entreprise macroniste. Ils polluent le socle idéologique des Républicains, l’affadissent, lui retirent toute crédibilité et toute pertinence. Comme le rappelle Eric Ciotti, député des Alpes-Maritimes, « l’attitude de certains désertant le combat ou sabotant la campagne de François Fillon nous aura beaucoup coûté et sans doute, privé de la victoire », et cette attitude s’étant poursuivie pendant les législatives, comment s’étonner de la vague En Marche qui a submergé le Palais Bourbon ? Et comment blâmer encore les électeurs de Debout la France, voire du Front national, et de la droite hors les murs, si LR n’est plus capable d’incarner une opposition ferme et authentique ?

Opposition ferme et authentique ne signifie pas obstruction systématique. Cette accusation n’est qu’une caricature dans laquelle les constructifs veulent enfermer leurs contradicteurs. Il s’agit ni plus ni moins de dénoncer, sans complaisance, et de corriger, autant que possible, les idées néfastes portées par le Président, qui feraient courir des dangers considérables pour la France et la démocratie : mépris du corps militaire, engouement vaccinal déraisonné, politique migratoire laxiste, complaisance avec l’islam radical, dérives sociétales graves, ringardisation irrationnelle de la classe politique qui l’a précédé …

N’hésitons pas à mettre des noms sur les responsables politiques qui ne veulent plus assumer le rôle d’opposition républicaine, et qui, au passage, fragilisent et décrédibilisent leur parti. Nous demandons l’exclusion définitive des suivants : Edouard Philippe, Premier ministre, le conducteur de la campagne des candidats REM, Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, ministres, et Sébastien le Cornu, secrétaire d’Etat ;  Thierry Solère, Franck Riester, Pierre-Yves Bournazel, députés, et complices de la machination odieuse qui prive l’Assemblée nationale de tout contrôle budgétaire, et éventuellement les collègues qui voudront bien les suivre.

Nous demandons également, avec la plus ferme détermination, l’exclusion de Nathalie Kosciusko-Morizet, si proche de REM que les électeurs n’ont pas vu l’intérêt de l’élire alors qu’on leur proposait un candidat macroniste (Gilles Le Gendre), mais également Benoist Apparu, Alain Juppé et Christian Estrosi : ces personnalités ne sont plus de droite, ils sont « au-dessus des clivages », et co-responsables, par leur attitude volontairement dubitative ou réservée,  de la défaite du candidat de la droite et du centre à l'élection présidentielle. Ajoutons qu’Alain Juppé a soutenu une candidate macroniste contre un candidat investi par LR, dans les Yvelines, ce qui constitue une intolérable trahison. Que les personnes citées prennent, en retour, leurs responsabilités, et prennent acte de la rupture -qu'ils ont entrepris, eux, de créer!

Autour d’un socle idéologique stable, d’un ensemble de lignes politiques partagées par tous ses membres, les Républicains peuvent assumer le rôle de l’œil vigilant qui veille sur la bonne marche de la démocratie. Des divergences entre les uns et les autres sont inévitables, mais elles ne doivent jamais porter sur l’essence, mais sur le détail, ce qui n’est pas négligeable ; comme à toute échelle, la confrontation des idées est indispensable.

Responsables des Républicains, entendez notre appel : par fidélité aux valeurs incessibles de la droite, jamais miscibles avec les égarements de la gauche, refusez de vous « fondre dans le magma informe » du macronisme (comme le dit si bien Bruno Retailleau, sénateur de Vendée). C'est, en vérité, la crédibilité des  Républicains qui est en jeu. Séparez-vous des éléments perturbateurs !



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