JUSTICE IMMEDIATE ET SANS CONDITION POUR DR. J​.​R. MONZINGA NGOLA DE L'HOPITAL CAMPBELLTON

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STOP AU RACISME ET A TOUTE FORME DE DISCRIMINATION CONTRE LES NOIRS AU CANADA

« Assez, c’est assez – Enough is enough! »

JUSTICE IMMEDIATE ET SANS CONDITION POUR DR. JEAN ROBERT MONZINGA NGOLA DE L’HOPITAL DE CAMPBELLTON, NB

 

Aux États-Unis, les noirs meurent comme des bêtes de somme, des mains des policiers et autres personnes de race blanche en position d’autorité, dans l’indifférence voire avec la complicité totale d’un système conçu et entretenu pour maintenir l’injustice et l’inégalité. Au nom de ce même système raciste, les personnes de race noire font face au quotidien de leur vie à des barrières diverses (professionnelles, scolaires, sociales) ou des plafonnements sociaux qui les plongent et les maintiennent dans la précarité voici des siècles déjà.

 

Au Canada, si les tenants du pouvoir prennent à peine des  précautions pour éviter de donner la mort physique aux personnes de race noire comme aux États-Unis, ils maintiennent cependant ce même système discriminatoire et raciste. Il est bien pensé et entretenu par la majorité blanche (caucasienne) de manière sournoise, et hypocrite. Opérant à visage voilé, la discrimination raciale cause des dommages incalculables en silence, particulièrement aux personnes de race noire dans pratiquement tous les aspects et tous les secteurs de vie de la société canadienne.

 

Les sources d’approvisionnement ou de consolidation de ce racisme hideux et latent au Canada peuvent être identifiées essentiellement dans le système judiciaire et les services policiers, dans les ordres professionnels, dans les services administratifs tant fédéraux que provinciaux voire municipaux, dans le système scolaire ou éducatif, etc.

 

Ce système discriminatoire et raciste oblige chaque jour les immigrants spécialement noirs à fournir dix fois plus d’efforts ou de sacrifices que toute autre personne de race blanche aurait fourni dans les mêmes conditions ou circonstances pour obtenir le même résultat, le même avantage ou le même poste de travail.

 

Le plus choquant dans ce racisme au Canada est que même lorsque ces immigrant(e)s noir(e)s acceptent de se plier et de fournir dix fois plus d’efforts et accèdent à un rang, à un poste ou à l’exercice d’une profession quelconque, ils restent des cibles de ce système raciste exécrable qui n’hésite pas à la première et à la moindre occasion de se déferler sur eux pour les écraser et leur arracher ce qu’ils ont obtenu de dure lutte.

 

Pour ce faire, le système raciste canadien utilise et applique de manière discriminatoire, partiale et injuste les mêmes règles, les mêmes principes ou lois lorsqu’il s’agit de démolir les personnes immigrantes, en particulier noires; alors que dans les mêmes circonstances, ces mêmes règles ou principes deviennent si pas inopérants, conciliants lorsqu’il s’agit de les appliquer aux personnes de race blanche.

 

 Ce racisme est connu de tous et toutes au Canada. Il est entretenu et nourrit par le silence complice de tous responsables au pouvoir à différents niveaux, et il reste un sujet tabou dans ce pays, contrairement aux États-Unis où il est clairement identifié en des termes clairs et débattu sur la place public.

 

Concrètement, ce système discriminatoire et raciste consacre la précarité permanente des personnes noires face à la stabilité garantie à leurs pairs blancs.

 

C’est donc selon cette logique systémique qu’alors qu’à travers le monde les esprits sont encore secoués et choqués par la mort atroce de M. George Floyd des mains des policiers barbares à Minneapolis aux États-Unis, au Canada, spécialement dans la province du Nouveau-Brunswick, un médecin noir, Dr. Jean Robert Monzinga Ngola est littéralement mis en pâture par un groupe des racistes blancs.

 

Comme l’exécrable policier américain Derrick Chauvin et ses trois complices face à leur victime George Floyd, ces individus ont décidé depuis le 26 mai dernier de terrasser et d’asphyxier Dr. Jean Robert Monzinga Ngola, en vue de sa mort professionnelle, sans que ce dernier n’ait commis aucune faute professionnelle ni un crime quelconque.

 

Dr. Ngola est un médecin Canadien de race noire, originaire de la République Démocratique du Congo (R.D.C). Il a fait ses premiers pas en médecine dans son pays d’origine où il a obtenu brillamment son diplôme en médecine de l’Université de Kinshasa, la plus grande université de la R.D.C. Il y a travaillé pendant  cinq années à l’Hôpital Général de Kinshasa. Il s’est ensuite rendu en Europe, en Belgique où il a fait des études postdoctorales en santé publique et nutrition.

 

Dr. Ngola a immigré au Canada en 2005. Il a dans un effort remarquable, refait ses études en médecine au Canada, à l’Université Laval, qu’il a finit avec succès en 2013. Depuis 2013, Dr. Ngola a accepté de travailler à Campbelltown, dans la région du Restigouche, au Nouveau-Brunswick. Durant sept longues années, ce médecin très qualifié a choisi de servir dans l’abnégation et avec enthousiasme la population de cette région reculée et enclavée du Canada.

 

Dr. Ngola aurait pu aller travailler dans des régions du Canada plus épanouies économiquement et socialement où il pouvait gagner deux ou trois fois mieux sa vie. Il a cependant choisi de tenir une clinique dans laquelle il sert près de 2000 patients. Même pendant cette période difficile de la pandémie de Covid-19, Dr. Ngola est resté sur la ligne de front à côté de ses patients à Campbelltown, que ce soit à sa clinique qu’au service des urgences de l’hôpital de Campbellton.

 

Pour la petite histoire, Dr. Ngola a effectué par auto un déplacement rapide (aller-retour) à Longueuil, au Québec qui est la province voisine du Nouveau-Brunswick en fin de journée du mardi 12 mai, pour prendre sa jeune fille de 4 ans qui y vit avec sa mère, car cette dernière devait voyager. Il est retourné chez avec sa fille le mercredi 13 mai 2020.

 

N’ayant pris part à aucune activité à Longueuil, ni été en contact avec des personnes présentant des symptômes du Covid-19 ou des personnes à risque,  Dr. Ngola qui n’avait que rencontré son jeune frère qui gardait sa fille avant son arrivée, ne pouvait nullement se douter ou penser à une quelconque possibilité de contamination à la Covid-19 au cours de ce bref déplacement. Il s’est rendu normalement au travail le lendemain de son retour à Campbellton, soit le jeudi 14 mai 2020. Il a dès lors poursuivi son travail comme à l’accoutumée.

 

Le mardi 19 mai 2020, Dr. Ngola avait reçu à son cabinet médical un de ses patients qui était venu non pas en consultation, mais plutôt pour le renouvellement d’une prescription médicale. Ce patient portait un masque lors de cette brève visite au cabinet de Dr. Ngola.

 

Le mardi 26 mai 2020, Dr. Ngola avait reçu un appel des services de la santé publique de la province du Nouveau-Brunswick l’informant de ce que l’un de ces patients, en l’occurrence celui qu’il avait reçu le 19 mai, avait testé positif au virus de Covid-19.

 

Conscient des implications ou du danger résultant de son contact  six jours auparavant avec ce patient testé positif au Covid-19, tant pour sa propre santé que celle des autres  personnes en contact avec lui, Dr. Ngola avait tout arrêté et s’était mis en quarantaine et était allé se faire tester. Il avait informé toutes affaires cessantes son employeur, l’hôpital de Campbelltown de sa décision de se mettre en quarantaine et d’annuler tous ces rendez-vous avec les patients, au regard de l’information qu’il avait reçue relative à son contact,

 

Le 27 mai 2020, Dr. Ngola avait reçu le résultat de son test fait la veille, qui confirmait qu’il était positif au Covid-19, Comme la veille, Dr. Ngola avait immédiatement informé l’hôpital de Campbelltown de ce résultat et avait demandé à cet effet l’annulation de tous les rendez-vous qu’il avait donnés à ses patients dans les prochaines deux semaines, pendant qu’il allait rester en confinement.

 

Curieusement, dans les deux heures qui avaient suivi cette communication avec son employeur, sa photo, son identité, son adresse, ses contacts téléphoniques se sont répandus sur les réseaux sociaux accompagnés des injures les plus odieux et propos racistes et haineux contre Dr. Ngola aussi bien par des personnes résidant aussi bien au Nouveau-Brunswick que des personnes résidant en dehors de cette province.

 

Ce même 27 mai, le Premier ministre du Nouveau-Brunswick, M. Blaine Higgs tenait un point de presse pour adresser la question de l’éclosion du virus du Covid-19 dans la région de Restigouche qui en était épargné jusque-là. Sans qu’une enquête sérieuse ne soit entamée pour déterminer les sources réelles de l’introduction de ce virus dans cette région, sans fondement scientifique quelconque, M. Blaine Higgs accusait Dr. Ngola nommément d’être la personne-source de cette contamination de ce patient et des autres personnes testées positifs au Covid-19 à sa suite. M. Blaine Higgs annonçait qu’il avait demandé à la GRC de commencer des investigations criminelles contre Dr. Ngola pour avoir mis la population du Nouveau-Brunswick en danger, en y introduisant le virus de Covid-19 pour ne s’être pas isolé après son voyage éclair vers le Québec.

 

Le 28 mai 2020, Dr. Ngola recevait la lettre de l’hôpital de Campbelltown le notifiant de sa suspension avec privation de salaire, à la suite de la suspension de ses privilèges depuis la veille 27 mai par le Réseau de santé Vitalité sous la direction de son PDG, M. Gilles Lanteigne. Cette suspension était décidée sans avoir jamais entendu Dr. Ngola, et sans qu’aucune enquête n’ait établi de façon irréfutable que Dr. Ngola ait été contaminé lors de son déplacement éclair à Longueuil, et qu’il fut à l’origine de la contamination de son patient. Au contraire, un examen objectif de ce cas tend plutôt à établir que c’est Dr. Ngola qui a été contaminé par un de ses patients à Campbelltown.

 

Après plus de trois mois de la propagation de la pandémie du virus  de Covid-19 à travers le Canada, qui compte à ce jour plus de 90,000 cas et plus de 7,000 morts, les autorités du Nouveau-Brunswick avaient subitement trouvé leur COUPABLE de cette pandémie. Elles avaient trouvé la vraie face à coller à cette pandémie dans cette province. Cette face est noire et mérite toutes les insultes et tous les propos racistes imaginables.

 

Il s’en est donc suivi un vrai lynchage médiatique et des attaques racistes les plus odieuses contre Dr. Ngola. Un groupe des personnes en ligne mené par deux dames blanches répondant au nom de  SHARONN CALDWELL (habite la région de St John, à 6 heures de Campbellton) et CATHERINE LEBLANC, mènent des attaques racistes non voilées sans relâche contre Dr. Ngola sur les réseaux sociaux. Radio Canada a fait du cas de Dr. Ngola plusieurs manchettes de leurs journaux. Le Premier Ministre du Canada a mentionné Dr. Ngola, sans le citer par son nom, dans un de ces points de presse, comme le médecin négligent à l’origine de la réapparition du Covid-19 au Nouveau-Brunswick.

 

Interrogés par Radio Canada, s’ils pouvaient confirmer avec certitude que Dr. Ngola avait ramené le virus du Covid-19 de son voyage éclair du Québec, ni M. Gille Lanteigne, ni tout autre responsable du Nouveau-Brunswick n’a pu le confirmer. S’agissant de la politique de la province relative à l’obligation imposée à toute personne qui a voyagé en dehors du Nouveau-Brunswick de s’isoler pendant 14 jours, l’enquête menée aussi par Radio Canada, a démontré que rien n’était clair à ce sujet. D’ailleurs, tous les jours différents personnels de santé traversent la frontière entre le Québec et le Nouveau-Brunswick pour travailler de part et d’autre sans être obligés de s’isoler.

 

Au regard des faits ci-dessus, et particulièrement du traitement raciste, inhumain et dégradant, les signataires de la présente pétition soutiennent ce qui suit :

 

1. Les signataires dénoncent et condamnent le traitement injuste, inhumain et raciste infligé à Dr. Jean Robert Monzinga Ngola aussi bien par l’hôpital de Campbellton, que par le Réseau de santé Vitalité, les services de santé publique du Nouveau-Brunswick, ainsi que le Premier ministre Blaine Higgs.

 

2. Les signataires apportent leur soutien total à Dr. Ngola et lui assure de leur solidarité. Aussi, ils soutiennent que Dr. Ngola n’a commis ni faute professionnelle, ni violation de la loi, ni erreur de jugement au regard d’une analyse objective et impartiale des faits de cette affaire.

 

3. Les signataires exigent l’annulation immédiate et sans condition de la décision injuste et raciste de M. Gille Lanteigne suspendant les privilèges de Dr. Ngola. Ils exigent en conséquence de l’hôpital de Campbellton et du Réseau de santé Vitalité le respect strict du contrat de travail de Dr. Ngola qui devra reprendre sa pratique aussitôt sa mise en quarantaine sera terminée.

 

4. Les signataires exigent le paiement de tout salaire, honoraire ou prime qui lui auraient été privé injustement.

 

5. Les signataires exigent de la GRC l’arrêt immédiat et sans condition de toute enquête criminelle ouverte contre le Dr. Ngola, à la demande du Premier ministre Blaine Giggs, sur une base purement raciste et discriminatoire. En effet, tant et aussi longtemps que la GRC ou toute instance criminelle n’aura pas engagée de telles procédures criminelles à charge des premières personnes-sources de la propagation du virus Covid-19 tant au Canada qu’au Nouveau-Brunswick, cette demande de M. Blaine Giggs ne constitue qu’une grave forfaiture et un abus.

 

6. Les signataires exigent du Premier Ministre du Canada, du Premier ministre du Nouveau Brunswick, de la Mairesse de la municipalité de Campbellton, du PDG de Réseau de santé Vitalité, des responsables de l’hôpital de Campbellton, des excuses publiques à Dr. Ngola.

 

Les Signataires