Insoumis mais lucides, nous demandons au PCF de retirer son soutien à Jean Luc Mélenchon

0 a signé. Allez jusqu'à 100 !


Lorsque Jean-Luc Mélenchon a commencé à battre la campagne pour lever la France Insoumise, l'objectif était clair dans une situation qui semblait l'être tout autant. Après un mandat aussi catastrophique, la droite, peu importe son champion, ne pouvait qu'écraser le candidat néo-libéral promis au PS, qu'il s'agisse de Hollande ou de Valls. Dans ce contexte, diviser les voix d'une gauche qui avait déjà perdue ne portait pas à conséquence, mais permettait au moins de faire avancer nos idées, et, en faisant 15% face aux 10% qu'allait faire le PS d'Holande et Valls, permettait de nous placer comme la seule force de gauche encore viable pour le pays.

En résumé, si ce n'était pas pour cette élection, c'était pour les suivantes.

Mais la réalité est plus créative que les plans les mieux ficelés... Aujourd'hui la situation est très différente. La droite est empêtrée dans les affaires en série et a comme seul programme de clamer l'innocence de son fossoyeur. L'essentiel du discours de la droite a opportunément été repris par Emmanuel, duc de Rothschild, qui n'hésite pas à aller plus loin encore. Le banquier uberisateur est soutenu -à pas plus ou moins feutrés- par les sociaux traîtres Hollandais dans un exercice de funambule équilibriste, tandis que le reste du PS, lors de sa primaire, a choisi une orientation radicalement différente que celle poursuivie depuis des années. Pas parfaite, mais en tout cas différente, et surtout, tolérable.

La situation est aussi différente, parce que dans un tel marasme, les fascistes ont une ouverture. En cas de second tour Le Pen-Fillon, qui peut assurer avec certitude le vainqueur...

Dans un tel contexte, nombreux ont été les appels au rassemblement de la gauche. Avec l'énergie du désespoir, nous avons tenté le bras de fer en demandant à Benoit Hamon de signer le certificat de décès du PS. Ce bras de fer, nous l'avons perdu. C'est aussi une défaite pour Hamon. Mais c'est surtout une défaite pour la gauche entière et pour la France.

Il est maintenant temps de se rendre à la raison. Que nous aimions nous l'avouer ou non, la victoire ne peut se faire sans l'union de la gauche. Nous n'avons pas réussi à donner à Jean-Luc Mélenchon la légitimité nécessaire pour qu'il porte cette union. Se maintenir candidat signifie prendre un risque aux conséquences potentiellement dévastatrices, c'est une attitude qui relève dans le contexte actuel de la plus grande irresponsabilité.

Car, quand bien même la gauche dessinée par le PS ne nous convient pas parfaitement, elle est loin de valoir le blême futur que nous promettent la droite ultra capitaliste de Macron (souvenons nous du mandat Sarkozy), celle ultra-conservatrice et corrompue de Fillon, et encore moins l'extrême droite fasciste de Le Pen (souvenons nous de ses propos, de ceux de son père, de ceux de ses militants).

Dans ces conditions :

  • Jean-Luc, nous t'appelons à nouveau à mettre de côté ton ego, retire ta candidature, et deviens le sauveur de la gauche française. Hamon aussi souhaite une 6ème République, dont les contours ne sont pas encore parfaitement définis, nul doute qu'il n'oubliera pas de t'appeler pour l'aider à les dessiner, et alors le temps sera venu d'y insérer les points essentiels souhaités par la France Insoumise. Mieux vaut quelques-uns qu'aucun !
  • Dans l'intervalle, si la raison ne te vient pas, nous appelons les militants communistes, les cadres du PCF et Pierre Laurent à retirer le soutien essentiel du PCF à la candidature de Jean Luc Mélenchon et à ne pas lui donner les parrainages d'élus du PCF, pour que la raison revienne aux progressistes de ce pays et qu'il ne retourne pas 40 ou 70 ans en arrière.

Le rêve de la France Insoumise ne peut pas venir au prix de 5, 10, 20 ans d'ultra-droite.



Anne compte sur vous aujourd'hui

Anne BRUNO a besoin de votre aide pour sa pétition “Pierre Laurent: Insoumis mais lucides, nous demandons au PCF de retirer son soutien à Jean Luc Mélenchon”. Rejoignez Anne et 31 signataires.