Pétition fermée

Pour que la préfecture de Gironde accepte d'examiner la demande d'asile de René

Cette pétition avait 362 signataires


Via cette pétition, nous demandons que la demande d'asile de notre ami René puisse être examinée par la préfecture de Gironde. René a fuit son pays, en guerre. Il a connu l'abandon. Il a assisté à la mort des siens. Il a été forcé à l'exil. Il a subit l'esclavage. Aujourd'hui, il se retrouve pris dans les accords de Dublin qui donnent la charge de traiter les demandes d'asile à des pays de la Méditerranée qui n'en ont pas les moyens. Pourtant René est prêt à travailler, prendre part à la société. Il aime la France et ses valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Mais il se retrouve bloqué, laissé de côté par l’État français qui refuse de simplement étudier son cas, alors même qu'il en a tout pouvoir.

Témoignage de René : https://www.youtube.com/watch?v=oukYy7eb_gg&feature=youtu.be

Notre ami René se retrouve aujourd'hui dans une situation tout aussi absurde que violente.

René, de père Centrafricain, s'est retrouvé au cœur de la guerre civile opposant Seleka et Anti-Balaka à Bangui (capitale de la Centrafrique). C'est dans ce cadre qu'il a vu son père, trop âgé pour pouvoir fuir la ville, être assassiné par une milice. Dans ce même pays et à ce même moment, la France déployait ses forces armées pour tenter d'imposer une paix fragile.

Suite à ces événements, sans famille pour l'accueillir, sans but précis et sans destination à atteindre, il a suivi des groupes de réfugiés à travers différents pays africains jusqu'à se retrouver en Libye. Là-bas, il a pu trouver du travail et commencer à reconstruire une vie. Malheureusement c'est aussi en Libye qu'il s'est vu emprisonné et réduit aux travaux forcés par des milices armées durant près de 2 ans. Sans possibilité d'être libéré, la seule opportunité qui lui était offerte a été de travailler suffisamment pour que lui soit accordé le droit de traverser la mer sur un radeau de fortune. C'est ainsi qu'il a obtenu sa libération pour se retrouver en pleine mer, sur un zodiac, avec plus d'une centaine d'autres esclaves nouvellement affranchis.

Après avoir été sauvé en mer par les autorités Italiennes et conduit à Lampedusa, ces mêmes autorités l'ont déposé et abandonné dans une gare de la région napolitaine. Livré à lui-même, ne parlant que français, sans revenu et sans connaissance de ses droits en Europe, René s'est dirigé vers la France. Il l'a atteinte en janvier 2016, soit 3 ans après les événements centrafricains.

René a fait une demande d'asile auprès de l’État français, duquel il s'est fait connaître dès son arrivée, en accord avec les lois de la République. Pourtant, la préfecture refuse aujourd'hui tout simplement d'examiner sa situation.

En effet, René se retrouve confronté aux accords Dublin. Ces accords prévoient que tout Etat de l'Union Européenne peut refuser d'examiner une demande d'asile, si le réfugié a foulé pour la première fois le sol de l'U.E. dans un autre pays membre.

Ainsi, il est demandé à René de retourner en Italie pour que son dossier soit examiné. Ce pays dont il ne parle pas la langue et qui, submergé par l'ampleur de la tache, l'a laissé à la rue sans jamais l'informer de ses droits. Comment penser qu'un an plus tard, l'Italie ait les moyens de traiter sa demande ?

Aujourd'hui, son souhait n'est pas que l'asile lui soit accordé, mais simplement que la France, qui a la souveraineté de statuer sur toute demande d'asile, accepte d'examiner le sienne. Cette même France qui est intervenue en Centrafrique durant les événements qui l'en ont chassé. Cette même France qu'il a atteint non pas parce que c'était son objectif, mais parce que tous ces événements l'y ont poussé.

Nous demandons à la préfecture de Gironde d'examiner la demande d'asile de René.



Collectif des amis de René compte sur vous aujourd'hui

Collectif des amis de René a besoin de votre aide pour sa pétition “Pierre Dartout: Pour que la préfecture de Gironde accepte d'examiner la demande d'asile de René”. Rejoignez Collectif des amis de René et 361 signataires.