Pertes de recettes des transports IDF: ce n’est pas aux usagers de payer mais à l’État

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En raison des pertes de recettes dues à la crise sanitaire, le trou dans les caisses d’Île-de-France Mobilité (IDFM), l’autorité organisatrice des transports publics franciliens, s’élève déjà à 2,6 milliards d’euros pour 2020.

Le 8 juillet, Ile-de-France Mobilités se déclare en cessation de paiements. Elle ne peut plus payer les opérateurs de transports dont la RATP et la SNCF. Nos transports publics sont donc en péril.

L’urgence est réelle. Il faut sauver les transports du quotidien en Île-de-France.

Ils sont le quotidien pour 5 millions de Franciliennes et de Franciliens. Ils sont à la fois écologiques, populaires et indispensables.

Pour combler les pertes de recettes, il est hors de question de reporter les investissements pour la rénovation et la modernisation du réseau ou d’annuler l’achat de nouvelles rames.

Il est aussi hors de question d’augmenter le prix du passe Navigo de 20€ par mois pour les cinq prochaines années. Ce n’est pas aux Franciliennes et aux Franciliens de payer le prix de la crise sanitaire.

Nous refusons une telle « taxe covid » payée par les usagers. Ce serait inacceptable à l’heure où la priorité doit être donnée à la relance économique du pays et que des efforts sont quotidiennement demandés aux Français.

Depuis des semaines, élus municipaux, départementaux, régionaux, associations d’usagers alertent. Ensemble, ils disent que c’est à l’Etat de compenser intégralement les pertes de recettes d’Ile-de-France mobilités. C’est la seule solution acceptable et viable. L’Etat a été capable de financer des plans de sauvegarde pour le secteur privé comme pour l’automobile et l’aéronautique, il a le devoir de le faire pour les transports publics. Cela a été fait dans de nombreux autres pays confrontés à la même situation. Les 425 millions promis par l’État ne sont clairement pas à la hauteur de l’enjeu et en rien ils ne permettent de sauver les transports franciliens.

C’est pourquoi, aux côtés des associations d’usagers,  les présidentes et les présidents de tous les groupes politiques ainsi que l’ensemble des élus du conseil régional d’Île-de-France, au-delà de tous les clivages politiques, en appellent à la mobilisation des usagers des transports publics et des Franciliennes et Franciliens afin que l’Etat prenne la mesure du péril pour nos transports publics.

L’Etat doit, dès à présent, entamer un dialogue avec la Région et Île-de-France Mobilités afin de mettre en place un plan de sauvegarde des transports publics franciliens. Cela passe par une compensation intégrale des pertes de recettes dues à la crise sanitaire.

 

Les signataires :

La Présidente du Conseil régional d’Ile-de-France et d’Île-de-France Mobilités,

L’ensemble des Présidentes et des Présidents des groupes politiques du Conseil régional d’Île-de-France,

Les associations d’usagers suivantes :

FNAUT-IDF      

Plus de trains

SADUR RER D

COURB – RER B en vallée de Chevreuse

Circule - RER C

RER D Val de Seine

ABC du RER A - branche Cergy

ADURERA - branche Saint Germain en Laye

ADUTEC - Transports en commun en Seine-Saint-Denis

CARRRO - RER B branche Robinson

CDU- Rive droite de la Seine - lignes L, A et J

AUT Paris - Meaux – Crécy (ligne P)

Association des usagers de l’ouest francilien

Vignette du respect (lignes RER B, RER C, RER D) 

Association des Usagers Révoltés de la ligne J

Association D moins, Très Insuffisant

Association Metro Rigollots Val de Fontenay

ADUMEC – RER D

AUT Plaine Commune

Collectif des usagers de la ligne R 

CODUT – Ligne R 

Association Saint Denis Transports

AMUTC (Montreuil)