Lancez le débat sur l’association de la Moselle et de l’Alsace: un projet cohérent et porteur d’avenir

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L’association de la Moselle et de l’Alsace: un projet cohérent et porteur d’avenir

- Le GrandEst voulu par le gouvernement n’a aucune cohérence et éloigne les citoyens de leurs élus régionaux. Elle ne génèrera aucune économie.

- Elle a été créée sans consultation des populations concernées.

- Le seul point commun de ses composantes est d’être contigües. Cela ne constitue pas un critère pertinent pour un regroupement réussi.

- Tôt ou tard, l’Alsace obtiendra d’être rétablie dans ses limites initiales et reconstituera une région administrative spécifique. La Moselle sera alors marginalisée dans une nouvelle région Lorraine – Champagne Ardennes sans âme dont les limites ouest seront repoussées vers Paris entraînant une recentralisation de fait. Elle n’y aura aucun poids, risque d’y perdre ses spécificités et de voir son droit local remis en cause.

- Moselle et Alsace partagent une histoire, un droit local, un régime d’assurance maladie spécifique et pour partie une langue et une culture. Une région prospère est une région qui trouve un écho dans l’identité de ses habitants et à laquelle ils adhèrent.

- Moselle et Alsace ont des intérêts communs qui sont étrangers à la Champagne-Ardenne et même aux autres départements lorrains. Leur prospérité économique passe par le renforcement des coopérations transfrontalières avec leurs voisins allemands, luxembourgeois et suisses et par la mise en place de dispositifs spécifiques à ces coopérations.

- Une région Alsace et Moselle regroupant les départements 57, 67 et 68 aurait une cohérence, une taille humaine et un véritable potentiel pour mettre à profit ses atouts et ses talents. Une région résolument tournée vers l’Europe. Une région d’avenir. 

TEXTE COMPLET DE LA PÉTITION

En 2015, le gouvernement s’est lancé dans une réforme territoriale intéressante sur le fond mais dont les modalités, non démocratiques, étaient inacceptables pour la grande majorité des Français totalement exclus du débat: il n’y a pas de décentralisation, la carte arrêtée au terme d’un découpage arbitraire fait fi des réalités culturelles et historiques de nombreuses régions et il n’y a eu aucun débat public. Les économies annoncées ne sont pas au rendez-vous, au contraire. C'est ce qu'a confirmé un récent rapport de la Cour des comptes.

Le réforme territoriale de 2015 voulue par Hollande et Valls est maintenant gérée par Emmanuel Macron et son gouvernement. Dans de récents discours d’Emmanuel Macron et Édouard Philippe ont proposé des pistes pour l’avenir entre collectivités territoriales avec possibilité d’expérimentation mais la position du préfet Marx ne laisse pas de marge de manœuvre en dehors du GrandEst.  Il faudra toutefois sortir de manière constructive de cette méga région coûteuse et inefficace.

Imaginez au cœur de l’Europe une région Alsace-Moselle proche de 3 millions d’habitants pour 15 000 km2, qui rassemblerait les départements 57, 67, 68. Une région avec 450 km de frontières communes avec  l’Allemagne, première puissance industrielle du continent, et avec les deux pays les plus riches de l’hémisphère nord en termes de produit intérieur brut (PIB) par habitant: le Luxembourg et la Suisse.

Cette région a un sens car, à la différence des autres départements lorrains, pour ne pas parler de la Champagne, Moselle et Alsace ont des spécificités et des intérêts communs:

- L’Alsace et la Moselle constituent un espace où le fait transfrontalier est au cœur de la plupart des politiques régionales: l’emploi, les transports, l’enseignement et la formation professionnelle, l’environnement. Les lignes de chemin de fer, fluviales, les autoroutes, et la  pollution ne  s’arrêtent pas à la frontière.  C’est de l’autre côté des frontières allemande, suisse et luxembourgeoise que des dizaines de milliers d’entre nous trouvent un travail. Notre département  frontalier a besoin de développer davantage des dispositifs spécifiques de coopération  transfrontalière dont l’enjeu échappera aux Champenois.


-L’Alsace et une grande partie de la Moselle partagent un héritage linguistique commun qui en fait leur marque, leur richesse et leur atout économique majeur. Il doit pouvoir enfin trouver son expression dans une vraie politique régionale de promotion de notre langue régionale sous ses formes dialectales et standards (allemand et Luxembourgeois)  et  dans une offre d’enseignement bilingue paritaire français-allemand (en prévoyant une vraie familiarisation avec le luxembourgeois dans le secteur de Thionville) pour tous ceux en Moselle qui le souhaitent afin de tirer pleinement parti du marché du travail allemand, suisse et luxembourgeois. Il serait complété, comme depuis 20 ans en Alsace, par l’anglais dès la  6è au collège. Cet atout linguistique mosellan n’a pas été mis à profit au sein de la région Lorraine à 4 départements,  au contraire il a été abandonné. Il le sera encore plus avec la Champagne-Ardenne qui rappelons-le est limitrophe de la région parisienne!

- L’Alsace et la Moselle partagent surtout un droit local qui régit de nombreux pans de notre économie locale et qui a fait ses preuves. Elles bénéficient ensemble d’un régime d’assurance-maladie spécifique en excédent et qui assure un  bien meilleur remboursement que le régime commun en vigueur dans les autres départements.

Il ne s’agit pas de dissoudre la Moselle dans l’Alsace mais d’associer pleinement les deux seules entités qui ont des intérêts communs et convergents dans un ensemble où l’humain a encore un sens. Une région c’est avant tout des femmes et des hommes  partageant un projet  partagé et une histoire commune pour développer  un espace économique et culturel.

Le maintien de la Moselle dans une région Lorraine – Champagne conduirait à la marginalisation inévitable de la Moselle. Le développement de l’axe nord-sud vers Nancy s’est largement fait au détriment du Pays de Nied, de la Moselle-Est, du Saulnois et du Pays de Sarrebourg et une extension des frontières régionales vers l’ouest jusqu’aux limites de la région Ile de France aggraverait  ce déséquilibre.

Nous avons beaucoup à perdre. Ne nous laissons pas imposer une réforme guidée par des considérations politiciennes et électoralistes.  Pire encore qu’une région Alsace-Lorraine, une région Lorraine-Champagne n’apportera non seulement aucune économie mais elle mettra en danger tout ce qui constitue notre identité et nos atouts: notre droit local, notre régime d’assurance-maladie, notre patrimoine et l’intensité de nos relations privilégiées avec nos voisins allemands et luxembourgeois.

L’avenir de la Moselle est dans une union volontaire, approuvée par la population, avec l’Alsace. 

M. Weiten, rappelez-vous vos propos aux élus alsaciens : «Le futur musée de Gravelotte et la Maison de Robert Schuman sont des lieux qui ont la capacité de rassembler les Alsaciens et les Mosellans. Il y a sur nos territoires des traits d'union à développer». Le temps est venu !

Nous exprimons à Patrick WEITEN, président du conseil général de Moselle, notre souhait que s’ouvre un vrai débat sur l’avenir institutionnel de notre département et qu’une association de Moselle à l’Alsace soit sérieusement envisagée.



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