Pétition fermée

Abolition des remises de peine pour les criminels . A mon Fils Julien , assassiné .

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Mon fils Julien a été assassiné le 13 janvier 2008.

42 coups de couteaux ( 17 dans le dos, 25 thrax, gorge, ...) à la fin de son travail, il amenait la caisse au bureau et était attendu par son "preneur de vie" ... 7 années de justice, 3 procès (cour d'assise, appel de l'accusé, et pourvoi cassation confirmé) condamné 3 fois à 30 ans de réclusion ... ! Qu'en sera-t-il de l'application de sa peine ? 

... "Victime à la barre" (3 procès en sept ans) ... 
A mon Fils Julien, assassiné ...  <3 !
Pour l'abolition des remises de peine pour les criminels !
témoignage. (pour que vous sachiez ... ... )
- " Jeudi 11 décembre 2014 ...
Une semaine après…
Le Jeudi 4 décembre 2014,
C’était la quatrième journée du troisième procès du « supposé » meurtrier de mon Fils Julien.
Quelques secondes avant de me lever,
je ne savais pas encore si j’irais.
Je me suis appuyé à la barre pour la troisième fois.
Mon épouse Sylvie, Maman de Julien, notre Fils,
termine son émouvant monologue ;
vexée par les paroles malvenues de la défense,
elle a évoqué nos quarante années de vie commune,
avec nos trois enfants ; « une famille normale »,
comme elle le précisera à l’avocat de la défense, 
malgré « le travail de nuit de mon mari, le papa » ;
En effet celui-ci m’avait titillé dans ses premières interventions,
comme pour me préparer à la suite… 
le monde des discothèques n’étant pas pour lui un milieu propice 
à la vie normale dans notre société :
« la vie de nuit fait partie du rêve ».
Encore une fois, mon métier était mis en cause,
ma culpabilité ravivée …
Alors, saisissant la barre par ses extrémités,
j’ai du mal à respirer, je ne sais si je vais parler,
j’ai envie de l’arracher, 
j’ai envie de la briser,
j’ai envie de la jeter sur cette lugubre silhouette, assise à trois mètres de là,
le regard noir, de la couleur de mes jours, figé dans le mensonge,
depuis bientôt sept ans, dans l’insupportable déni.
Obligé de « prendre mon temps » …
J’entame le récit de ce que peut être ma vie, pardon, ma survie.
La survie d’un papa ordinaire, dont le fils a été assassiné.
Je vais parler de mon premier métier, éducateur,
de mon changement de vie professionnelle, de mon parcours de chef d’entreprise,
et puis … 
Je vais raconter nos trois enfants et commenter combien il est difficile
de faire en sorte de ne pas s’éloigner des deux qui m’accompagnent, 
sachant combien je les aime, 
mais détourné par la souffrance et la douleur,
troublé par l’absence, Julien pourrait occuper l’espace de ma survie,
car comme chacun le sait, chacun le dit :
« ce sont toujours les meilleurs qui partent »… 
Je vais parler de mon parloir où je n’entends rien : le cimetière, mon cimetière.
Notre survie, notre vie qui s’est arrêtée.
Alors, au gré de mes mots,
J’ai vu des visages jusque là figés, immobiles, ne laissant rien paraître,
de leurs sentiments et avis, se transformer lentement.
J’ai commencé à apercevoir des papas,
J’ai commencé à découvrir des mamans,
J’ai commencé à m’adresser à un frère, à une sœur.
J’ai vu des magistrats, se concentrer sur leur paraître,
J’ai vu un greffier « traîner la patte »,
J’ai vu des avocats de la défense s’interroger,
Pour l’un, son visage rosir et transpirer,
Pour l’autre, plus inexpérimenté, son visage pâlir et son regard se figer,
Se demandant ce qu’il faisait là … 
Attendant de se ressaisir pour la suite.
Et puis les neufs jurés,
A qui il a été conseillé surtout de ne rien montrer, aucune émotion, aucune réaction. 
Mais là : impossible.
Ce n’est plus moi qui parle, ce ne sont plus mes mots.
Quand je suis arrivé à cet endroit,
Quand j’ai saisi ce bout de bois,
Mon cœur s’est mis à frapper fort dans ma poitrine,
De plus en plus fort et vite,
Il a demandé à prendre les commandes, 
Alors mon cerveau s’est éteint et ma mémoire a faillit.
Alors c’est le cœur qui parle, mon cœur,
Celui du papa ordinaire dont le fils Julien a été assassiné.
Alors seuls mes yeux m’obéissent, et je vois les jurés,
Ils ont du mal à soutenir mon regard, à entendre les mots, à écouter ma respiration,
Je vois leurs yeux qui se mouillent, leurs mains qui montent aider leur visage.
Alors je décide d’abréger leur souffrance.
Je reprends les commandes,
Mon cœur ne doit pas continuer. 
Ils devront juger… 
Je décide de retourner m’asseoir.
Ma fille doit me succéder.
Je savais qu’après elle, 
je n’aurai pas pu,
Mon cœur m’aurait étouffé …

A mon Fils Julien, assassiné.
Pour l’abolition des remises de peine pour les criminels.



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