L.E.Z. le projet qui ne tient fondamentalement compte d'aucune réalité.

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L.E.Z : le 1er janvier 2018, Bruxelles devient une zone de basse émission.

MOBILISONS-NOUS ! 

Ne laissons pas quelques ministres priver les personnes les plus vulnérables de leur voiture alors qu’elles en ont besoin, obligeons le gouvernement régional à REVOIR SA COPIE EN TENANT COMPTE DE CERTAINS PARAMETRES, parce que telle quelle, elle ne règlera rien. Arrêtons d’être des moutons, faisons entendre notre voix, rien n’est gravé dans la roche.

J’ai envoyé le courrier suivant aux ministres fédéraux ayant dans leurs compétences un rapport avec le contenu de ma lettre (Charles Michel, Kris Peeters, Maggie De Block, François Bellot, Denis Ducarme, Zuhal Demir) ainsi qu’aux ministres régionaux Pascal Smet, Rudy Vervoort, Céline Fremault et Didier Gosuin.   

« Vous n’êtes pas sans savoir que le 1er janvier 2018, Bruxelles devient une zone de basse émission et que les véhicules diesel d’avant 1997 ne pourront plus circuler, qu’au 1er janvier 2019, ce sera le tour de ceux immatriculés avant le 31/12/2000 et qu’au 1er janvier 2020, adieu les voitures antérieures à 2006.

Il est très noble de vouloir préserver nos poumons et l’environnement, mais stupide de  le faire comme ça, à la hussarde, en s’attaquant à ce qui pose le moins de problèmes.

Parce qu’une voiture de plus de 20 ans, toujours entretenue et qui passe le contrôle technique sans problème mais qui roule très peu polluera moins que celle plus récente mais qui roule beaucoup, c’est évident. C’est la nuance dont vous ne tenez pas compte dans votre projet, et elle est de taille.

Qui garde une voiture plus de 20 ans à votre avis ? Et bien, par exemple les pensionnés, les petits indépendants ou les petits salaires, que vous empêcherez de rouler puisqu’ils ne pourront pas se payer de nouveau véhicule. Mais les embouteillages monstres aux entrées de Bruxelles provoqués par les navetteurs eux, pourront continuer de nous empoisonner. C’est de notoriété publique, les particules s’arrêtent à l’entrée de la zone LEZ et font demi-tour ! Normal donc que le ring ne soit pas concerné par votre plan.

Que fera celui qui se retrouve avec une voiture qui roule bien mais qui ne peut plus l’utiliser ? Outre vous maudire jusqu’à la fin de ses jours, il n’aura pas d’autre choix que de mal la revendre à une société qui l’exportera vers l’Afrique, et la voiture continuera de polluer, probablement beaucoup plus d’ailleurs, mais qu’importe, ce n’est pas à l’entrée de Bruxelles. C’est d’une hypocrisie sans nom. 

De plus, imaginons par l’absurde que cette personne puisse se racheter un autre véhicule. Avez-vous tenu compte de l’empreinte écologique de la construction de cette nouvelle voiture ? Ce qui est sûr, c’est qu’avec votre plan d’extinction actuel, l’industrie automobile doit se frotter les mains.

Et je ne vous parle pas des camions, des bateaux et des avions que vous ne prenez évidemment jamais, et qui dégagent plus de particules en un jour que toutes les voitures immatriculées avant 1997 en un an.

Il est impératif de tenir compte du nombre de kilomètres parcourus dans la norme, il n’y a aucune raison valable de pénaliser les plus petits, parce que ce sont ceux qui roulent le moins. Obligez plutôt les constructeurs à produire des voitures non polluantes, ou moins de grosses cylindrées, et laissez les petits rouleurs utiliser leur voiture jusqu’à ce qu’elle rende l’âme, entre les problèmes techniques et les accidents, ça arrivera plus vite qu’on ne croit. Mais la différence, c’est que vous ne l’auriez pas sur la conscience, pour peu que vous en ayez une.

Quant à l’argument « utilisez les transports en commun », il est risible. Oh, pas dans Bruxelles, bien sûr, quoique pas partout ! Essayez d’aller de Woluwé à Uccle, par exemple, ou mieux, de Woluwé Saint Lambert à Woluwé Saint Pierre. Et iriez-vous une journée à la mer en train ? Non évidemment, vous passeriez plus de temps de temps dans les bus/tram/train que sur la plage.

J’aurais préféré ne pas devoir écrire ce courrier, mais l’enjeu pour les personnes à peu de revenus concernées est tellement important  (un peu plus de 2.000 au 1/1/2018 et environ 17.000 au 1/1/2019) que c’était indispensable. Ne les sacrifiez pas. Vous n’avez aucune idée de l’impact que ça va avoir, par exemple, pour les familles monoparentales avec enfants à conduire dans différentes écoles ou au parascolaire, pour les personnes âgées qui sont aidées par d’autres plus jeunes qui font leurs courses ou leur rendent différents services et qui sans voiture ne pourront plus le faire, ou encore pour le Bruxellois qui rend visite à sa maman qui habite à Bastogne…

Vous ne vous sentez peut-être pas concernés, vous avez probablement plus d’amis roulant en 4/4 que devant renoncer à leur voiture, mais ces derniers sont plus nombreux, beaucoup plus nombreux.

Ne perdez pas de vue que l’image des politiques n’est pas très reluisante, voire au plus bas, il serait donc plus que temps de rectifier le tir.

J’espère que vous le ferez ! » 

Des quatre réponses reçues à ce jour, seule celle de Céline Fremault a donné plusieurs précisions. Cela dit, elle n’a répondu à aucun des problèmes soulevés par mon courrier…

Et quand je lis « Non, la zone de basses émissions n’est pas une mesure antisociale. Il faut savoir que plus de 75% des ménages ayant des revenus nets inférieurs à 1000 euros n’ont pas de voiture. Que plus de 50% des ménages ayant des revenus nets entre 1000 et 1500 euros n’ont également pas de voiture. Il s’agit de Bruxellois qui subissent véritablement la pollution atmosphérique issue de la circulation automobile ; sans eux-mêmes participer à cette pollution », ensuite que « Oui, les poids-lourds affectés au transport de personnes sont soumis à la zone de basses émissions. Les poids-lourds affectés au transport de marchandises ne le sont pas car ils sont déjà redevables d’une taxe kilométrique qui tient compte de leurs caractéristiques environnementales », je me dis que c’est fort contradictoire : quand on paie, on ne se soucie plus de l’incidence de la pollution atmosphérique sur les  poumons des Bruxellois qui n’ont pas de voiture !

De plus, dans l’absolu, est-il vraiment certain que le diesel soit plus nocif que l’essence ?

Ce qui est le plus problématique – outre, par exemple, le fait que vingt des plus grands navires  polluent à eux-seuls plus  que toutes les voitures de la planète (et ils sont 60.000 à sillonner les océans du globe !) - ce sont LES EMBOUTEILLAGES ! Et ce n’est pas l’interdiction des véhicules les plus anciens qui règlera le problème, d’autant qu’il existe des solutions pour que les vieux diesels polluent moins. Le débat est vaste…

Compte tenu de toutes ces réalités, il est indispensable que nos politiques affinent leurs analyses. En matière d’environnement, on ne peut pas se permettre d’être sectaire ou nombriliste, il est primordial d’avoir une vue globale.

ENSEMBLE, ON PEUT CHANGER LES CHOSES… 

SIGNEZ LA PETITION ! PARTAGEZ-LA ! FAITES ENTENDRE VOTRE VOIX !

 

 



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