Haro sur les gilets jaunes, fossoyeurs de la République !

0 a signé. Allez jusqu'à 1 500 !


Le Code français de la route exige qu'un gilet jaune rétroréfléchissant se trouve à bord de tout véhicule motorisé à 2 roues ou plus. Ce gilet doit porter la marque d'homologation européenne et se trouver à un endroit facilement accessible pour le conducteur. En cas d'arrêt d'urgence (panne ou accident par exemple), le conducteur doit mettre ce gilet avant de quitter le véhicule. Cette obligation s'applique sur tout type de route, de jour comme de nuit. 

Les signataires de la présente pétition demandent au Parlement de la Ve République d'édicter en urgence un article de loi stipulant que toute personne portant un gilet jaune rétroréfléchissant sur sol français en dehors d'une situation d'arrêt d'urgence (panne ou accident par exemple) ou de tout autre motif légitime lié à la sécurité routière soit punie 
- d'une amende de 100 euros, 
- d'une amende de 400 euros en cas de récidive et 
- d'une peine d'emprisonnement en cas de multirécidive. 

EXPOSÉ DES MOTIFS
ou 
LES GILETS JAUNES, FOSSOYEURS DE LA RÉPUBLIQUE 

I.- Après les mesures annoncées le 10 décembre 2018 par le Président de la République pour apaiser la crise des gilets jaunes, la France espère pouvoir compter sur la bienveillance de l'Union européenne pour un dérapage budgétaire «exceptionnel» en 2019. Cela à un moment où l'Italie est pointée du doigt par l'Union européenne pour beaucoup moins. 

Le 11 décembre 2018, le ministre des Comptes publics, M. Gérald Darmanin, a chiffré au Sénat à 10 milliards d'euros le coût des mesures de M. Macron et reconnu que le déficit budgétaire atteindrait 3,4% l'an prochain, si des mesures d'économie n'étaient pas prises.
À peine une année après être sortie de la procédure européenne pour déficit excessif, la France repasserait ainsi au-dessus de la barre des 3% du PIB, frôlant même la limite de 3,5% qui forcerait la réouverture automatique d'une nouvelle procédure. 

Depuis le 10 décembre et à cause de l'action inconsidérée des gilets jaunes, la situation s'est considérablement détériorée dans l'hexagone: les dégâts causés par les casseurs occasionneront un supplément de dépenses pour l'État, supplément qui grèvera encore davantage le budget 2019. Il faudra compenser par des économies. Afin de réaliser ces économies, le Président Macron pourrait être amené à révoquer les mesures financières qu'il a annoncées le 10 décembre afin de satisfaire les revendications initiales des gilets jaunes. Une autre manière d'économiser serait de réviser la loi sur la Sécurité sociale en réduisant drastiquement les prestations de cette assurance. Car la Sécurité sociale française, qui est la plus généreuse au monde, est aussi celle qui coûte le plus cher à l'État. 

II.- La dette publique de la France se montait, en 2017, à 2'218 milliards d'euros, soit 33'116 euros par tête d'habitant et 97% du PIB. Là réside le vrai problème. Cette dette a été accumulée pendant des décennies par les prédécesseurs de M. Macron. En 1978, la dette publique de la France était de 72,8 milliards d'euros. Elle a donc été multipliée par 30 en quarante ans! Les recettes fiscales nettes inscrites au budget général de la France pour 2018 ont été évaluées à 286,6 milliards d'euros. Sur cette somme, 41,2 milliards d'euros doivent aller au paiement des intérêts de la dette. Cela signifie que 7% des impôts payés par les Français sont affectés au paiement des intérêts de la dette! Sans cette dette, il serait aisé pour le gouvernement de mener une politique sociale qui réponde aux attentes des gilets jaunes.

Endetter encore davantage la France pour satisfaire les revendications immédiates des gilets jaunes n'est pas une solution: cela aurait pour effet de condamner les générations futures à payer des intérêts sur la dette publique encore plus élevés (pour ne pas parler du remboursement cette dette, dont on ne voit pas comment il pourrait un jour s'effectuer).

Trois pays de l'Union européenne sont encore plus endettés par habitant que la France: l'Irlande, la Belgique et l'Italie. La dette globale des pays de l'Union européenne s'élevait, en 2017, à 12'504 milliards d'euros. La dette française représentait donc 17,74 % de la dette européenne.

Si l'État ne soutient pas les banques en leur versant les intérêts qu'il leur doit, c'est la faillite. Pas seulement la faillite des banques, mais celle du système tout entier. Résultat: bonjour la crise. On a eu un petit échantillon en 2008 (faillite de la banque Lehman Brothers et ses conséquences). 

III.- Beaucoup de gilets jaunes martèlent: Macron n'a qu'à davantage imposer les riches et les très riches. Ils oublient que si ceux-ci devaient payer plus d'impôts, ils s'expatrieraient encore en plus grand nombre pour avoir moins d'impôts à payer. Ils iront par exemple s'établir en Suisse où ils obtiendront des forfaits fiscaux, comme le montrent les exemples d'Aznavour et de tant d'autres [*], industriels, artistes ou sportifs d'élite tels les tennismen Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils, Richard Gasquet, Julien Benneteau et Arnaud Clément (lire à ce sujet https://www.lci.fr/sport/coupe-davis-ces-tennismen-francais-tombes-amoureux-de-la-suisse-1564200.html?fbclid=IwAR0hBc-h-cKECcgfSak9l0bFrLDcvBOtGwC0EG7suGbp8vEczQm6ivrYxHE La même chose vaut pour les entreprises établies en France, qui déménageraient encore davantage à l'étranger. Résultat: une perte considérable de revenus pour l'État français et péjoration ultérieure de la situation du pays. Si le gouvernement Macron prenait de telles mesures, il agirait contre les intérêts de la France et de ses habitants. 
   [•] La Suisse "compte 54 ultra-riches français. Leur fortune cumulée s’élève à 92,3 milliards de francs. (...) c’est Gérard Wertheimer, actionnaire de Chanel, qui truste la première position du classement avec une fortune estimée entre 18 et 19 milliards de francs suisses" (extrait de https://www.lenouvelliste.ch/articles/suisse/les-ultra-riches-francais-en-suisse-une-fondue-dans-les-airs-ou-le-nouveau-look-de-garbine-muguruza-l-actu-suisse-vue-du-reste-du-monde-804839?fbclid=IwAR1fEr-K6j9DYbU1z1bMgt8gPlP4MogRdH9DknlTL_qVBlXIyfwEzq1e_1c article publié le 04.12.2018). 

IV.- Beaucoup de gilets jaunes réclament la démission de Macron. Ils ne se rendent pas compte que si le Président démissionnait, cela entraînerait une belle gabegie. Il faudrait lui élire un successeur et dans ce cas ils voteraient pour qui, les gilets jaunes? S'imaginent-ils que ce serait mieux avec Marine Le Pen? Ou avec Mélenchon? De toute façon, le successeur de Macron se trouverait devant les mêmes problèmes que lui: obligation de payer les intérêts d'une dette gigantesque accumulée par ses prédécesseurs et obligation de rembourser petit à petit cette dette elle-même (exigences de l'Union européenne). On ne résout pas les problèmes de la France avec des raisonnements simplistes. Cela fait au moins 40 ans que la France vit au-dessus de ses moyens sans se préoccuper du lendemain. Aujourd'hui, elle paie le prix de cette mentalité qui consiste à sans cesse se plaindre et à réclamer toujours davantage à l'État. 

V.- Les gilets jaunes ne cessent de critiquer la police. Préféreraient-ils que les fonctionnaires de police se croisent les bras et assistent impassibles aux déprédations et autres comportements portant atteinte à la liberté et à la la sécurité des honnêtes citoyens? La police est investie d'une mission de maintien de l'ordre et il faut se féliciter qu'elle l'assume avec loyauté et courage. Elle a su jusqu'ici nous préserver du chaos qu'une partie des gilets jaunes cherche à provoquer. 

VI.- Conclusion: le mouvement des gilets jaunes ne fait qu'empirer la situation de la France et les conditions de vie de ceux qui y sont domiciliés. Les gilets jaunes ne s'en rendent pas compte mais ils agissent contre leurs véritables intérêts.

La solution? Prévoir des sanctions sévères en cas de port abusif du gilet jaune. 

 


Voulez-vous partager la pétition ?