

PÉTITION CONTRE L’APPROPRIATION DE LA CULTURE ET DU PATRIMOINE ALGÉRIENS PAR LE MAROC


PÉTITION CONTRE L’APPROPRIATION DE LA CULTURE ET DU PATRIMOINE ALGÉRIENS PAR LE MAROC
Le problème
À l’attention des Responsables et Représentants de l’Algérie à L'UNESCO
Le, 31 janvier 2025
Mesdames, Messieurs,
Nous, les Algériens et la diaspora algérienne résidente à l’international, sommes dans l'extrême inquiétude face à l'appropriation de la culture et du patrimoine algériens par les marocains qui perdure depuis plusieurs années. Tout notre Patrimoine et notre identité culturelle est reprise et médiatisée sans vergogne et sans scrupule par le pays voisin le Maroc.
Nous Algériens, nous sommes exaspérés et outrés de voir tout notre vieux patrimoine repris sans relâche par le Maroc sur les réseaux sociaux et médias internationaux sans faire référence à leur origine, une course vers tout ce qui est ancien, notamment :
1. Les vieilles tenues traditionnelles algériennes, exemple :
- Le Karakou et le Djabadouli (ou Jabador), tenues de la capitale d’Algérie et de ses environs ;
- La Robe Kabyle, tenue portée par toutes les algériennes, principalement originaires de la petite et de la grande Kabylie et leurs environs ;
- La Mansouria de Tlemcen renommée Takchita par les marocains. À noter que les photos des archives marocaines des année 1900 parlent d'elles-mêmes, la Takchita est loin d'être un caftan, il s'agit d'une robe simple (sans broderie) ouverte en triangle jusqu’aux genoux. Cette même robe qui a au fil des années été transformée en caftan algérien. Même la broderie en boule de soie utilisée dessus, les marocains l'appellent Tarz Dziri (broderie algérienne). Il est important de souligner que l’absence de l’Algérie sur la scène internationale durant toutes ces années, a donné une opportunité au Maroc de se lancer dans une production et publicité du caftan et de se l’autoproclamer marocain.
- La Blousa, tenue des régions du Grand Centre, du Grand Ouest et de l’Extrême Ouest ;
- Le Haïk et le Burnous, portés dans toutes les régions de l’Algérie ;
- Y compris le Caftan El Kadi et la Gandoura de Constantine, tenues des régions du Grand Est, ainsi que la Chedda de Tlemcen de l’Ouest, tous deux inscrits à l’UNESCO.
2. Les vieilles recettes et les vieux gâteaux algériens tels que : Bastilla, Bourak, Dyoul et feuille de brick, Griwech, Sfenj, Mhajeb, Msemen, Mhancha, tajine aux olives et tajine aux aubergines, Hrira et Chorba, Zlabiya, Baklawa algérienne (différente de celle présente en Turquie et dans les pays arabes), El Makroutte (ou Maqroudh) aussi bien ceux aux amandes que ceux aux dattes, El Ghribia (El R’eribiya), Kaikaat, Kaak, Arayech, Tcharek (Croissons de lune) sous toutes ses formes, Dziriettes (les algéroises), Garne el ghzelle (Corne de gazelle), L’Ham Lahlou, les fruits en pâte d’amande,…et la liste est encore longue. À noter que tous ces plats et gâteaux algériens sont documentés dans des livres du 18e siècle. (P. ex. quatrième édition et collection de Adolphe Jordan, éditeur, imprimeur - librairie de l’académie 1905, nommé : Dialogues Français-Arabes, recueil des phrases les plus usuelles de la langue parlée en Algérie par Belkassem Ben Sedira, Livre de cuisine)
3. Les vieux bijoux : kabyles, algérois, constantinois, chaouis et targuis. À noter que le Maroc usurpe nos bijoux et leur donnent un nom différent tel que le bijoux Khitt Errouh (fil de l’âme) renommé par les marocains Khitt Errih (fil du vent), aussi présent sur la photo utilisée dans le dossier du henné marocain à l’UNESCO de 2024.
4. Les vieilles chansons algériennes qui font partie de notre identité culturelle sont reprises, réutilisées parfois même transformées sans gêne et sans aucune reconnaissance pour leur origine algérienne. En effet,
- Le Maroc s’approprie de nos artistes (même ceux décédés), de nos chansons, de nos différents genres musicaux qui sont présentés à l'échelle international dans des festivals, aussi bien organisés à l'intérieur qu’à l'extérieur du Maroc.
- Et cette histoire s'inscrit dans un contexte encore plus grand, car le Maroc fait du détournement culturel sous couvert d'événements artistiques. Une appropriation à grande échelle plus particulièrement de cet Ancien Patrimoine d'artistes Algériens décédés et même de ceux en vie. Nous constatons qu'il n'y'a plus aucune limite à l'appropriation de notre culture malgré les grandes archives algériennes nombreuses et très fournies.
- La communauté Algérienne émue du fait de l’organisation de concerts en hologramme pour recréer l'icône du regretté Prince du Raï algérien, Cheb Hassni, qui ont eu lieu en janvier 2024 au Maroc sans l'accord de la famille du défunt artiste. Sans respect pour sa mémoire, ni pour ce qu'il représente en Algérie, ce n'est pas un hommage mais clairement une tentative d'appropriation de la culture Algérienne. Ce même concert qui devait se dérouler à Casablanca en février 2025, sans autorisation, la famille du défunt a dû s'indigner pour que ce spectacle soit annulé. Le pire est que ce même concert a été déplacé pour avoir lieu le 31 janvier à Tanger, au centre culturel Ahmed Boukmakh.
- Que dire de l'art musical ancestral de la capitale Alger et de ses environs, le Chaabi ainsi que le Hawzi Algérois, une musique aussi lointaine culturellement et géographiquement du Maroc ne sont pas non plus épargnés y compris la musique Bédouine, une musique des régions du grand Sud-Est algérien. Pratiquement tous les répertoires des anciens et grands artistes chanteurs Algériens de grande renommée sont repris et présentés en tant que culture du Maroc à une échelle plus que médiatique dont Dahmane ELHarrachi, Guerouabi, Fadela Dziriya, Seloua, Nora, Khelifi Ahmed, Rabah Deriassa...etc.
5. Les vieux tableaux du 16e, 17e, 18e et 19e siècles, portraits qui représentent l’Algérie et toute son architecture ancestrale ainsi et surtout tous les portraits de femmes Algériennes bien parées en tenues et bijoux séculaires algériens décorant les murs de leurs hôtels et sont aussi publiés sur le net comme patrimoine marocain. Le pillage du Patrimoine algérien, organisé, à outrance et sans limite, une première dans l'histoire des peuples est tel, que nous sommes choqués et bien plus de cette attitude.
6. L’artisanat comme l’appropriation des salons artisanaux algériens tel que le ‘’frech annabi’’ (salon Bonois), aussi le zellige et la céramique algérienne introduite au Maroc via l’Algérie. Sachant que les 1ers zelliges retrouvés au Maghreb sont à la Qalaa Béni Hamad dans la wilaya de M’Sila en Algérie. À souligner que le développement du zellige au Maroc ne leur donne aucun droit de se l’autoproclamer marocain.
7. La non détection dans les différents moteurs de recherches d’internet du ‘’Caftan El Kadi’’ pose un réel problème car, bien qu’il soit inscrit et introduit dans le dossier de la Gandora et la Melhafa, le caftan doit automatiquement sortir dans internet, principalement pour les citoyens internationaux qui ne connaissent pas forcement les mots ‘’Gandora et Melhafa’’.
-
Il est également à noter que le Caftan algérien de Constantine dans le dossier de la Melhfa et Gandora est inscrit avec un QU soit : Quaftan du kadi, quat, …etc, une erreur qu’il faut corriger et unifier dans le dossier pour lire Caftan comme celui de Tlemcen. Le mot Caftan qu’il soit écrit avec un ‘’C’’ ou avec ‘’Qu’’, il faut qu’il sorte dans les moteurs de recherches d’Internet.
Nous souhaitons au nom de toute la communauté algérienne très attachée à son héritage ancestral et identitaire que soit mis fin à cette appropriation culturelle identitaire qui ne correspond nullement ni au Maroc, ni aux Marocains. Pour rappel le royaume de Marrakech a été fondé par la Mauritanie, les archives précises et documentées ne mentionnent à aucun moment ce patrimoine à Marrakech, patrimoine algérien détourné pour appropriation par le Maroc.
Au nom de toute la communauté algérienne, pour la défense, la protection du patrimoine et de l'héritage algériens, nous lançons à travers cette pétition un appel urgent et de désarrois au représentant du patrimoine algérien à l’UNESCO afin d'adresser un signal fort au Maroc pour que ces agissements prennent fin.
Dans l’attente d’une réponse favorable à la présente pétition, veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, les Responsables et Représentants de l’Algérie à L'UNESCO, l'expression de nos sincères salutations distinguées.

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Le problème
À l’attention des Responsables et Représentants de l’Algérie à L'UNESCO
Le, 31 janvier 2025
Mesdames, Messieurs,
Nous, les Algériens et la diaspora algérienne résidente à l’international, sommes dans l'extrême inquiétude face à l'appropriation de la culture et du patrimoine algériens par les marocains qui perdure depuis plusieurs années. Tout notre Patrimoine et notre identité culturelle est reprise et médiatisée sans vergogne et sans scrupule par le pays voisin le Maroc.
Nous Algériens, nous sommes exaspérés et outrés de voir tout notre vieux patrimoine repris sans relâche par le Maroc sur les réseaux sociaux et médias internationaux sans faire référence à leur origine, une course vers tout ce qui est ancien, notamment :
1. Les vieilles tenues traditionnelles algériennes, exemple :
- Le Karakou et le Djabadouli (ou Jabador), tenues de la capitale d’Algérie et de ses environs ;
- La Robe Kabyle, tenue portée par toutes les algériennes, principalement originaires de la petite et de la grande Kabylie et leurs environs ;
- La Mansouria de Tlemcen renommée Takchita par les marocains. À noter que les photos des archives marocaines des année 1900 parlent d'elles-mêmes, la Takchita est loin d'être un caftan, il s'agit d'une robe simple (sans broderie) ouverte en triangle jusqu’aux genoux. Cette même robe qui a au fil des années été transformée en caftan algérien. Même la broderie en boule de soie utilisée dessus, les marocains l'appellent Tarz Dziri (broderie algérienne). Il est important de souligner que l’absence de l’Algérie sur la scène internationale durant toutes ces années, a donné une opportunité au Maroc de se lancer dans une production et publicité du caftan et de se l’autoproclamer marocain.
- La Blousa, tenue des régions du Grand Centre, du Grand Ouest et de l’Extrême Ouest ;
- Le Haïk et le Burnous, portés dans toutes les régions de l’Algérie ;
- Y compris le Caftan El Kadi et la Gandoura de Constantine, tenues des régions du Grand Est, ainsi que la Chedda de Tlemcen de l’Ouest, tous deux inscrits à l’UNESCO.
2. Les vieilles recettes et les vieux gâteaux algériens tels que : Bastilla, Bourak, Dyoul et feuille de brick, Griwech, Sfenj, Mhajeb, Msemen, Mhancha, tajine aux olives et tajine aux aubergines, Hrira et Chorba, Zlabiya, Baklawa algérienne (différente de celle présente en Turquie et dans les pays arabes), El Makroutte (ou Maqroudh) aussi bien ceux aux amandes que ceux aux dattes, El Ghribia (El R’eribiya), Kaikaat, Kaak, Arayech, Tcharek (Croissons de lune) sous toutes ses formes, Dziriettes (les algéroises), Garne el ghzelle (Corne de gazelle), L’Ham Lahlou, les fruits en pâte d’amande,…et la liste est encore longue. À noter que tous ces plats et gâteaux algériens sont documentés dans des livres du 18e siècle. (P. ex. quatrième édition et collection de Adolphe Jordan, éditeur, imprimeur - librairie de l’académie 1905, nommé : Dialogues Français-Arabes, recueil des phrases les plus usuelles de la langue parlée en Algérie par Belkassem Ben Sedira, Livre de cuisine)
3. Les vieux bijoux : kabyles, algérois, constantinois, chaouis et targuis. À noter que le Maroc usurpe nos bijoux et leur donnent un nom différent tel que le bijoux Khitt Errouh (fil de l’âme) renommé par les marocains Khitt Errih (fil du vent), aussi présent sur la photo utilisée dans le dossier du henné marocain à l’UNESCO de 2024.
4. Les vieilles chansons algériennes qui font partie de notre identité culturelle sont reprises, réutilisées parfois même transformées sans gêne et sans aucune reconnaissance pour leur origine algérienne. En effet,
- Le Maroc s’approprie de nos artistes (même ceux décédés), de nos chansons, de nos différents genres musicaux qui sont présentés à l'échelle international dans des festivals, aussi bien organisés à l'intérieur qu’à l'extérieur du Maroc.
- Et cette histoire s'inscrit dans un contexte encore plus grand, car le Maroc fait du détournement culturel sous couvert d'événements artistiques. Une appropriation à grande échelle plus particulièrement de cet Ancien Patrimoine d'artistes Algériens décédés et même de ceux en vie. Nous constatons qu'il n'y'a plus aucune limite à l'appropriation de notre culture malgré les grandes archives algériennes nombreuses et très fournies.
- La communauté Algérienne émue du fait de l’organisation de concerts en hologramme pour recréer l'icône du regretté Prince du Raï algérien, Cheb Hassni, qui ont eu lieu en janvier 2024 au Maroc sans l'accord de la famille du défunt artiste. Sans respect pour sa mémoire, ni pour ce qu'il représente en Algérie, ce n'est pas un hommage mais clairement une tentative d'appropriation de la culture Algérienne. Ce même concert qui devait se dérouler à Casablanca en février 2025, sans autorisation, la famille du défunt a dû s'indigner pour que ce spectacle soit annulé. Le pire est que ce même concert a été déplacé pour avoir lieu le 31 janvier à Tanger, au centre culturel Ahmed Boukmakh.
- Que dire de l'art musical ancestral de la capitale Alger et de ses environs, le Chaabi ainsi que le Hawzi Algérois, une musique aussi lointaine culturellement et géographiquement du Maroc ne sont pas non plus épargnés y compris la musique Bédouine, une musique des régions du grand Sud-Est algérien. Pratiquement tous les répertoires des anciens et grands artistes chanteurs Algériens de grande renommée sont repris et présentés en tant que culture du Maroc à une échelle plus que médiatique dont Dahmane ELHarrachi, Guerouabi, Fadela Dziriya, Seloua, Nora, Khelifi Ahmed, Rabah Deriassa...etc.
5. Les vieux tableaux du 16e, 17e, 18e et 19e siècles, portraits qui représentent l’Algérie et toute son architecture ancestrale ainsi et surtout tous les portraits de femmes Algériennes bien parées en tenues et bijoux séculaires algériens décorant les murs de leurs hôtels et sont aussi publiés sur le net comme patrimoine marocain. Le pillage du Patrimoine algérien, organisé, à outrance et sans limite, une première dans l'histoire des peuples est tel, que nous sommes choqués et bien plus de cette attitude.
6. L’artisanat comme l’appropriation des salons artisanaux algériens tel que le ‘’frech annabi’’ (salon Bonois), aussi le zellige et la céramique algérienne introduite au Maroc via l’Algérie. Sachant que les 1ers zelliges retrouvés au Maghreb sont à la Qalaa Béni Hamad dans la wilaya de M’Sila en Algérie. À souligner que le développement du zellige au Maroc ne leur donne aucun droit de se l’autoproclamer marocain.
7. La non détection dans les différents moteurs de recherches d’internet du ‘’Caftan El Kadi’’ pose un réel problème car, bien qu’il soit inscrit et introduit dans le dossier de la Gandora et la Melhafa, le caftan doit automatiquement sortir dans internet, principalement pour les citoyens internationaux qui ne connaissent pas forcement les mots ‘’Gandora et Melhafa’’.
-
Il est également à noter que le Caftan algérien de Constantine dans le dossier de la Melhfa et Gandora est inscrit avec un QU soit : Quaftan du kadi, quat, …etc, une erreur qu’il faut corriger et unifier dans le dossier pour lire Caftan comme celui de Tlemcen. Le mot Caftan qu’il soit écrit avec un ‘’C’’ ou avec ‘’Qu’’, il faut qu’il sorte dans les moteurs de recherches d’Internet.
Nous souhaitons au nom de toute la communauté algérienne très attachée à son héritage ancestral et identitaire que soit mis fin à cette appropriation culturelle identitaire qui ne correspond nullement ni au Maroc, ni aux Marocains. Pour rappel le royaume de Marrakech a été fondé par la Mauritanie, les archives précises et documentées ne mentionnent à aucun moment ce patrimoine à Marrakech, patrimoine algérien détourné pour appropriation par le Maroc.
Au nom de toute la communauté algérienne, pour la défense, la protection du patrimoine et de l'héritage algériens, nous lançons à travers cette pétition un appel urgent et de désarrois au représentant du patrimoine algérien à l’UNESCO afin d'adresser un signal fort au Maroc pour que ces agissements prennent fin.
Dans l’attente d’une réponse favorable à la présente pétition, veuillez agréer, Mesdames, Messieurs, les Responsables et Représentants de l’Algérie à L'UNESCO, l'expression de nos sincères salutations distinguées.

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Pétition lancée le 31 janvier 2025