On empêche les gens qui soutiennent les migrants de parler ! Soutien à Sidi Boussetta !

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Sidi Boussetta, travailleur social, agissant dans un centre d’accueil et d’orientation (CAO), a été sanctionné d'une interdiction de remettre les pieds sur son lieu de travail pour avoir contribué à l’organisation de manifestations à Blois et à Paris. Sidi Boussetta est embauché en CDD comme c’est le cas de plus en plus pour ceux et celles qui s’occupent des migrants. Son contrat prend fin le 15 juin 2017.

Lui sont également reprochées ses « publications sur le site Facebook de Galeano » l'association dont il est président. Sans préciser de quelles publications il s'agit. Rappelons qu’aucune « obligation de réserve » n’existe pour les salariés en dehors de leurs heures de travail, sauf mention spéciale dans le contrat.

« Un salarié a la plénitude de sa liberté d’expression à l’extérieur de son lieu de travail, à moins que la manière dont il exerce cette liberté ne soit contraire aux objectifs de son activité », explique Me Fiodor Rilov, avocat des Goodyear. Il ne semble pas avoir pris des positions contre son employeur comme l’indique l’article de Médiapart sur le sujet.

Il faut prendre en compte l’ambiance qui règne actuellement autour des migrants, adultes ou mineurs isolés, pour saisir l’enjeu de ces faits. On assiste à des comportements pour le moins étranges de la part des opérateurs qui obtiennent les contrats de gestion des lieux d’accueil pour ce public. S’agit-il de zèle ou bien d’injonction de l’État ? Il semble bien qu’au final ce soit les professionnel·le·s qui accompagnent ces personnes qui en fassent les frais, comme avec Ibtissam Bouchaara, ré-intégrée après notre pétition, et aussi, et surtout, les migrants eux-mêmes. Certains voudraient qu’on les laisse s’occuper des migrants comme bon leur semble, et souvent, de façon inhumaine (retrait des duvets pour éviter qu’ils se fixent, interventions policières dans les zones où se déroulent les distributions de nourriture, mise en place de pierres sous les ponts…).

Nous invitons au contraire les collègues à prendre la parole et à dénoncer les faits qui doivent l’être auprès du défenseur des droits :
« Les personnes ayant saisi le Défenseur des droits ne peuvent faire l'objet, pour ce motif, de mesures de rétorsion ou de représailles. » Voir le site du Défenseur des droits.


Nous demandons que soit levée immédiatement l’interdiction faite à Sidi Boussetta de se rendre sur son lieu de travail.



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