Sauvons les associations, victimes collatérales du coronavirus

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Mercredi 23 septembre 2020, le ministre de la santé annonce la fermeture des salles de sport et des gymnases, des espaces confinés, de toutes les salles des fêtes et salles polyvalentes pour les activités festives et les activités associatives à partir du lundi 28 septembre 2020.​

Les rassemblements à plus de 10 personnes sur l’espace public sont eux aussi interdits.

Comment, dans ces conditions, trois semaines après la rentrée, les associations sportives et culturelles peuvent-elles survivre ?

Les contraintes imposées par le gouvernement marquent une volonté de prendre des mesures faciles en terme de communication, ayant peu d’impact sur le système économique. Les associations sont sacrifiables, et dans ce principe, le gouvernement sacrifie littéralement les prestataires, adhérents, bénévoles et structures d’accueil. Mais s’attaquer au maillage de la vie associative locale, c’est supprimer un filet de sécurité plus que jamais indispensable.

Chacun sait, aujourd’hui, qu'il faudra vivre avec le virus, et que la vie collective doit s'organiser autour de la balance bénéfice/risque. Nous prenons déjà des risques en sortant, en prenant un bus ou un métro bondé, en se rendant au travail.

Pourquoi ne pas nous laisser le choix de prendre ce risque pour une activité de loisir, qui nous tient à cœur, qui permet de garder un lien social et une santé physique ?

Pourrions-nous tirer des enseignements du confinement, faisant de nous des citoyens responsables et qui ne perdent pas de vue le besoin de sociabilisation?

En ce début de rentrée nous avons enregistré un nombre en hausse d’inscriptions de personnes vivant seules et ayant plus de 40 ans. Le besoin de liens sociaux n’est pas un caprice. C’est un besoin fondamental pour l’être humain.

Les associations qui ont survécu au confinement, en créant de nouvelles formes de partage, en se ré-inventant, sont de nouveau confrontées au désintérêt de ceux qui les jugent inutiles.

Nous, adhérents, bénévoles, prestataires, ne souhaitons pas laisser nos associations mourir.

Nous, adhérents, bénévoles, prestataires, demandons au gouvernement, préfets, élus, de jouer leur rôle de protecteur de la nation, sur le plan sanitaire comme sur le plan social et à long terme, sans sacrifier les plus fragiles en :

-          Autorisant les regroupements jusqu’à 30 personnes pour les activités des associations en extérieur

-          Mettant à disposition des associations les parcs, et mutualisant les équipements sportifs extérieurs


-          Autorisant les activités des associations dans des lieux adaptés, gymnases, salles polyvalentes, si besoin avec un protocole plus strict que celui demandé depuis la rentrée, inspiré des protocoles des salles de spectacles et de cinémas


-          Ouvrir une subvention exceptionnelle pour les associations qui n’en reçoivent pas pour le moment et qui ont au moins un emploi ou prestataire à subvenir

 

Gardons les masques, gels et gestes barrière qui permettent de limiter et lisser les contaminations sans engorger les hôpitaux. Responsabilisons les personnes contaminées pour qu’elles n’affectent pas le groupe. Laissons le choix à chacun d’évaluer les risques encourus dans sa pratique associative. 

Chaque cas et chaque association est unique, mais s’il n’existe plus rien quand un vaccin arrivera, il sera trop tard. L’état français ne peut pas se permettre de tuer ce qui le constitue. Il ne doit pas céder à la facilité car ce choix s’avérera bien plus dramatique sur le long terme.

Pour finir, adhérents, nous vous lançons un appel : devenez mécènes de vos associations. Elles ont besoin de vous pour survivre.


Protégeons nos choix de vie.



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