NON AU DÉMANTÈLEMENT DE L’HÔPITAL PUBLIC !

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AU MINISTÈRE DES SOLIDARITÉS ET DE LA SANTE, A LA HAUTE AUTORITÉ de SANTE

à Madame la Ministre Agnès Buzyn,

à Madame la Professeure Dominique de Guludec,

Madame la Ministre, Madame la Directrice,

Depuis quelques années, la situation des Hôpitaux est inquiétante sinon alarmante. Médecins et personnels soignants en situation de surmenage, voire de burn-out, mise en danger des patients. En médecine privée généraliste, le manque de médecins est criant. Certains patients n’ont plus de médecin référent. Ou bien les rendez-vous sont repoussés à des dates éloignées de la pathologie à traiter.

Au sein de l’Hôpital, certains praticiens parlent de « non assistance à personne en danger » et de situation de « détresse » pour le personnel soignant et pour l’Hôpital lui-même.

Même les CHU ne sont pas épargnés, surcharge de travail, vitesse d’exécution des actes médicaux, manque de personnel ont dans certains services des conséquences inquiétantes : manque de considération des patients, résultats des examens non communiqués au médecin référent, rendez-vous de consultation repoussés de plusieurs mois, information du patient bâclée entre deux portes.

"La ligne rouge est dépassée", alerte le président de la Fédération hospitalière de France (FHF, hôpitaux publics). Chiffres à l'appui, il explique qu'un déficit historique s'annonce, conséquence directe de "l'impact des plans annuels d'économies". Et réclame que le gouvernement cesse de prendre l'hôpital public pour une variable d'ajustement.

En tant que patient j’ai vécu une suite de dysfonctionnements alarmante au cours des derniers mois (infarctus non détecté aux Urgences (protocole de diagnostic non appliqué malgré des symptômes évocateurs) ayant pour conséquence l’impossibilité d’une réparation chirurgicale, absence d’information en cardiologie au CHU dans lequel j'ai été envoyé, non-communication des éléments médicaux à mon médecin référent, premier rendez-vous avec un cardiologue près de quatre mois après la découverte de l’infarctus… Et dans les couloirs du service, un personnel qui court et est surmené.

Je n’incrimine pas le corps médical dont le travail consiste parfois en une forme d’apostolat. Il n’a manifestement plus les moyens d’assurer sa mission c'est-à-dire l’exercice serein et éclairé de sa vocation… Le moins qu’il puisse attendre !

Les considérations budgétaires actuelles récompensent financièrement les médecins qui prescrivent peu, appauvrissent le système de soin public, mettent la vie des patients en danger, épuisent les forces vives de la médecine publique. En conséquence de quoi je demande avec les personnes qui s’associent à cette pétition que cesse cet état de choses qui conduit le patient vers la soumission à une forme de maltraitance et le personnel de soins vers un burn-out latent ou avéré. Je demande donc que :

1.      La question de la santé ne soit plus soumise à une logique de rentabilité mais fasse l’objet d’un consensus national humain et citoyen.

2.      La fin du  financement  des établissements en fonction de la production des actes de soins. La tarification à l’acte ne tient aucun compte de la qualité des soins, ni du temps imparti à un travail serein : dialogue avec les patients diminué, temps et vitesse de travail des acteurs médicaux augmentés. Il est une des sources du stress à l’hôpital.

3.      Les acteurs du système de soin fassent l’objet d’un recrutement accru au sein des structures qui souffrent de l’incurie de l’Etat, incurie issue de choix politiques et budgétaires.

L’état de la médecine est une manifestation directe de des choix anthropologiques d’une société. Une société qui ne soigne pas ses sujets en sécurité ni ne protège les acteurs médicaux du service public montre du doigt un Etat qui n’assure pas ses fonctions premières et fondamentales. IL EST URGENT QUE CELA CHANGE !

 Je vous remercie de votre lecture ainsi que tou.tes.s les pétionaires qui s'associent par leur signature à la demande d'un changement radical de la politique de santé publique.

Didier VEILLAT, simple patient en colère.



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