Non a l'augmentation des droits d'inscription pour les etudiants extra-communautaires

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Non à l’augmentation des droits d’inscription universitaires    pour les étudiants extra-communautaires

Nous, enseignants-chercheurs, chercheurs dans les organismes nationaux de recherche, personnels enseignants et hospitaliers des centres hospitaliers et universitaires et enseignants du secondaire détachés dans l’enseignement supérieur, tous anciens étudiants extra-communautaires, demandons au gouvernement de revenir sur sa décision d’instaurer des droits d’inscription différenciés pour la préparation des diplômes nationaux de Licence, Master et Doctorat en augmentant les droits d’inscription des étudiants étrangers extra-communautaires de 170 € à 2770 € en Licence et respectivement de 243 € et 380 € à 3770 € en Master et en Doctorat.

La France a accueilli 324000 étudiants étrangers en 2017 dont 45% sont originaires d’Afrique (Afrique du Nord et pays d’Afrique francophone subsahariens), 16% d’Asie-Océanie et 9% des Amériques. L’objectif déclaré du gouvernement d’attirer en France 500000 étudiants en mobilité internationale à l’horizon 2027 par l’augmentation des droits d’inscription est irréaliste. Alors que la mobilité étudiante mondiale a augmenté de plus de 22% entre 2010 et 2015, elle n’a progressé que très faiblement en France au cours de la même période. Pis, l’accueil d’étudiants internationaux en formation diplômante en France, notamment en Doctorat, a même régressé de 8,1% sur la même période (données UNESCO). Cette régression de la France dans le classement mondial est due à la fois aux frais élevés appliqués pour l’obtention du visa d’études et à la concurrence que lui livrent les pays anglophones (USA, Grande-Bretagne, Australie, Canada) pour attirer davantage d’étudiants, notamment les étudiants originaires d’Afrique. L’augmentation des droits d’inscription pour la préparation des diplômes nationaux de Licence, Master et Doctorat ajoute un obstacle supplémentaire, mais infranchissable, pour les étudiants extra-communautaires originaires de pays à faibles revenus (salaires mensuels moyens en Afrique oscillent entre 30 € et 270 €).

Outre son caractère discriminatoire instituant des catégories spécifiques fondées sur l’origine géographique des étudiants, cette mesure rompt avec la tradition française d’un enseignement universitaire ouvert à tous. Elle contrevient aussi aux principes de la Constitution de 1958 qui stipule que « l’organisation de l’enseignement public gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir de l’État. »

L’augmentation des droits d’inscription pour les étudiants extra-communautaires est un coup sévère porté à la francophonie et à la coopération universitaire dans l’espace francophone. Nombreux spécialistes de la francophonie disent que l’avenir de la francophonie est en Afrique. Outre leur apport à l’économie française (1,7 Md€), les étudiants internationaux sont des vecteurs de transmission de la langue et de la culture françaises dans leurs pays d’origine, ils participent à la diffusion des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité ; ils sont les promoteurs des libertés individuelles et collectives ; et ils sont les meilleurs défenseurs des droits des minorités ethniques et religieuses dans leur société.

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