Non à la suppression de l'universalité des allocations familiales !

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Issu d'une famille nombreuse et père de famille, je suis très attaché aux valeurs familiales. Ingénieur, je fais partie de la classe moyenne qui a été largement mise à contribution ces dernières années par les gouvernements successifs. Je suis convaincu que l'Etat doit contribuer aux coûts de l'éducation de tous ses enfants, aucun d'entre eux n'ayant à ses yeux une valeur inférieure, a fortiori nulle.

La politique familiale a été structurellement remise en cause ces dernières années par la mise sous conditions de ressources des allocations familiales, deux baisses de plafond de quotient familial, la baisse du complément de mode de garde et, dernièrement, par la baisse de l’allocation versée aux parents de jeunes enfants.

L'attitude de fécondité des populations est liée au degré de confiance dans la politique familiale et dans sa pérennité : selon un sondage Ifop publié le mardi 17 Janvier 2017, pour 55% des Français, «la politique familiale de ces dernières années est de nature à conduire les couples à renoncer à une nouvelle naissance ou à la différer» (59% des catholiques et 69% d'une autre religion).

Après ce train de mesures défavorables aux familles, le nombre de naissances a diminué en France en 2016 pour la deuxième année consécutive. L’indicateur de fécondité ne s’établissait plus qu’à 1,93 enfant par femme en 2016. La dégradation de cet indicateur pèsera à long terme sur les équilibres économiques du pays, en particulier les retraites.

Une politique familiale horizontale et une politique sociale verticales, toutes deux nécessaires, ne sont pas interchangeables. La branche Famille de la Sécurité Sociale étant excédentaire, il serait injuste et néfaste de continuer à matraquer les familles qui contribuent le plus à ses ressources via les prélèvements sociaux. Si l'on considère normal que ceux qui contribuent financièrement le plus à la politique familiale ne reçoivent rien en contrepartie, alors ce type de raisonnement pourrait s'appliquer aux allocations chômage ou aux pensions de retraite.

Le gouvernement envisage de mettre en place une nouvelle remise en cause de l’universalité de la politique familiale en supprimant totalement les allocations aux familles des classes sociales moyennes et supérieures (elle est 128 euros/mois/enfant pour les autres familles). Nous lui demandons de renoncer à ce projet néfaste à la fécondité française et hostile à la cellule élémentaire de cohésion qu’est la famille et de concevoir à la place une politique familiale universelle, équilibrée et ambitieuse.

 



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