Pour un Centre Dumas à Paris place Catroux l'hôtel Gaillard aux noirs de France !

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Pour un Centre Dumas à Paris place Catroux : l'hôtel Gaillard aux noirs de France !

Un lieu prestigieux de culture, de mémoire, d'histoire, d'enseignement, de recherche, de documentation, d'expositions et de spectacle valorisant les noirs de France.

Ce lieu accueillera un musée de l'esclavage.

Il sera ouvert aux associations.

Il accueillera un centre des cultures africaines et un centre de recherche.

Tel est le projet légitime porté depuis 2002 par l'association des amis du général Dumas.

La mise en route de ce centre Dumas à l'hôtel Gaillard est approuvée officiellement depuis le 1er octobre 2014 par la ville de Paris.

Le projet est soutenu depuis 2014 par de nombreuses associations dont le CRAN, le CIFORDOM, SOS RACISME, la BRIGADE ANTI-NEGROPHOBIE, le COFFAD

Le premier ministre a annoncé le 10 mai 2015 qu'il était a priori favorable.

Le lancement de ce projet est devenu urgent pour réparer l'émotion soulevée par les propos tenus par une ministre de la République qui déclarait publiquement sur RMC le 30 mars 2016 :

"Il y a des nègres afric... des nègres américains qui étaient pour l'esclavage".

De telles déclarations officielles, insultantes dans la forme, et tendant à faire croire que les victimes de l'esclavage raciste d'Etat, déshumanisant, codifié et subventionné, étaient consentantes ou complices, montrent assez que même au plus haut niveau de la République, on ignore complètement ce que fut l'esclavage et les séquelles qu'il a laissées dans la communauté noire de France.

La place du général-Catroux lieu de mémoire, le général Dumas et l'esclavage.

L'association des amis du général Dumas a lutté pendant 7 ans (2002-2009) pour que la ville de Paris réinstalle place du général-Catroux (Paris 17e) un monument à la mémoire du général Alexandre Dumas (1762-1806),  né esclave dans une colonie française, figure tutélaire des Afro-Français, général humaniste et héroïque de la Révolution, figure de l'anti-racisme, père de l'écrivain français le plus lu dans le monde, grand père de l'écrivain féministe qui publia "La Dame aux Camélias".

Le monument initial, dédié au général Dumas, avait été installé en 1913 (suite à un souhait exprimé par l'écrivain Alexandre Dumas en 1838). il  avait été abattu par les collaborateurs racistes en 1943, pour satisfaire aux exigences de l'occupant nazi.

Suite à un voeu introduit au conseil de Paris par Philippe Seguin, à la demande de Claude Ribbe, et plébiscité en 2002 - gauche-droite confondues - le nouveau monument au général Dumas, qui rétablit depuis 2009 un ensemble formé sur la place du général-Catroux avec la statue de l'écrivain Alexandre Dumas, et celle d'Alexandre Dumas-fils, représente d'immenses chaînes brisées symbolisant la fin de l'esclavage.

C'est la raison pour laquelle l'association des amis du général Dumas organise devant ce monument, depuis 2009, avec le soutien de la ville de Paris, et celui de la mairie du 17e arrondissement, une cérémonie tous les 10 mai à 18 h à l'occasion de la journée nationale en souvenir des victimes de l'esclavage et de la traite.

Depuis 2014, et le refus du maire FN de célébrer à Villers-Cotterêts (Aisne), la patrie d'adoption du général Dumas, la journée nationale commémorant la fin de l'esclavage, le Premier ministre ainsi qu'une partie du gouvernement assistent à la commémoration de la place du général-Catroux tous les 10 mai à 18 h, qui réunit de nombreuses personnalités autour des Afro-descendants.

Sur cette même place du général-Catroux est situé un important bâtiment, l'hôtel Gaillard, d'une superficie de plus de 6000 m2, qui appartient à la Banque de France.

La banque de France a été fondée en 1800 par une poignée d'esclavagistes au point d'être installée à ses débuts dans l'hôtel Massiac, quartier général des colons partisans de l'esclavage.

François Hollande a promis une maison de l'outre-mer. Cette promesse n'a pas été tenue. En outre, les noirs issus de l'esclavage ne représentent que 48 % de l'outre-mer. Et une maison de l'outre-mer exclut les noirs de France originaires d'Afrique subsaharienne ou d'Haïti.

Un Memorial Acte a été créé en Guadeloupe. C'est bien. Mais les Guadeloupéens connaissent leur histoire. Les Hexagonaux, eux, ont tout à apprendre, comme vient de le démontrer madame Rossignol.

La banque de France, propriétaire des lieux, pour l'instant inoccupés, se retranche derrière un projet fumeux et sans cesse reporté de cité glorifiant l'argent et la finance.

Le seul bénéficiaire de ce projet est son promoteur, Marc-Olivier Strauss-Kahn, le frère de DSK, qu'il a bien fallu occuper après son retour des Etats-Unis, en 2011, où il bénéficiait d'un poste controversé, d'aucuns n'y voyant que la couverture d'un regroupement familial.

Ainsi est né, au lendemain de l'affaire du Sofitel, qui a provoqué le rapatriement de DSK et de son frère, un projet sans queue ni tête de "cité de l'économie et de la monnaie" (CItéco), à prétention éducative, et glorifiant la finance, le fric, le cash, moyennant 30 millions d'investissement, prélevés sur les dividendes revenant normalement au Trésor, au moment où les Français descendent dans la rue pour se révolter contre le chômage et la précarité qui frappent au premier chef les anciennes colonies esclavagistes, devenues, il y a 70 ans, non pas des départements à part entière mais des départements entièrement à part !

Jolie leçon d'économie ! La cité de l'économie et de la monnaie, c'est une évidence, ne verra jamais le jour.

Il faut donc trouver une destination utile et légitime pour l'hôtel Gaillard. La banque de France, vu son passé, ne peut que soutenir le centre Dumas.

Ce serait une réparation légitime.

Et on voit mal François Hollande s'y opposer, lui qui déclarait le 22 janvier 2012, au Bourget, pour être élu, que son adversaire principal, c'est le monde de la finance.

Un centre Dumas dédié aux noirs de France s'impose donc à Paris, comme c'est le cas dans toutes les grandes villes occidentales qui ont profité du système esclavagiste.

C'est pourquoi les signataires de la présente pétition demandent que ce bâtiment héberge immédiatement un centre Dumas, dédié aux cultures, à la mémoire et à l'histoire des noirs de France, abritant notamment un musée de l'esclavage, conformément au projet porté par l'association du général Dumas depuis 2002, soutenu depuis 2014 par de nombreuses associations, dont le CRAN, LA BRIGADE ANTI NEGROPHOBIE, le CIFORDOM, SOS RACISME.

premiers signataires :

Claude RIBBE, Louis-Georges TIN, Franco LOLLIA, Louis SALA MOLINS, Joss ROVELAS, Edouard MONTOUTE, Christine KELLY, Assani FASSASSI, Edwy PLENEL, Rokhaya DIALLO, Flora PRAXO,Théo LUBIN, Olivier LE COUR GRANDMAISON, Joby VALENTE

 

Annexes

Les esclavagistes qui fondèrent la banque de France.

 À ses débuts, en 1800, la banque de France est administrée par 15 régents et surveillée par 3 censeurs. Deux censeurs sur 3, et 7 des 15 régents étaient impliqués dans des activités liées à la traite et à l’esclavage.

Quand on sait que l’un des principaux actionnaires de cette banque fut Napoléon Bonaparte, qui vivait des revenus des plantations esclavagistes de son épouse, Josephine Tascher de la Pagerie, veuve Beauharnais, et qui oeuvra, appuyé, voire téléguidé par la banque de France et ses puissants réseaux, à rétablir le code noir en 1802, on peut considérer que la banque de France, fut, à l’origine, un rouage essentiel du lobby esclavagiste français.

Elle s’en cachait si peu qu’elle avait établi son siège à l’hôtel de Massiac, place des Victoires, qui était le quartier général des planteurs esclavagistes. Elle y resta de 1800 jusqu'à son installation à l'hôtel de Toulouse, tout près de là, en 1811.

Voici la liste des régents et censeurs notoires esclavagistes qui fondèrent et administrèrent la banque de France à ses débuts et aidèrent Napoléon à rétablir l'esclavage et la traite.

Alexandre Barrillon (1762-1817)

Régent de la banque de France (14e fauteuil) de 1800 à 1803. Originaire de Bayonne, a fait fortune en Haïti, propriétaire d’esclaves au quartier de Plaisance et à Limbé. Tua autant d’esclaves qu’il put lorsqu’ils se révoltèrent en 1791. Barrillon avait épousé en 1787 Françoise-Marguerite Chassy-Poulet. Barrillon resta lié pendant la Révolution au commerce négrier, associé des frères Chegaray de La Rochelle, ayant des parts sur les bateaux L’Alexandre de Marseille, Le Terrail et Le Pondichéry de Bordeaux.

Louis-Barthélémy Bastide (1768-1821)

Régent de la banque de France (4e fauteuil) 1800-1806 Armateur négrier au Havre, au Sénégal et en Martinique

Jules-Paul-Benjamin Delessert (1773-1847)

Régent de la banque de France (1802-1847) Delessert était propriétaires de raffineries de sucre de canne, l’une à la Villette et la plus célèbre se trouvant à Passy et fonctionna activement de 1801 à la mort de Delessert (1847). Delessert avait acquis en 1795-1796 deux fermes de 130 et 170 acres et des esclaves dans l’état de New York, (esclavagiste jusqu’en 1817). Un boulevard du 16e arrondissement porte le nom de Delessert.

Joseph Hugues de Lagarde 1748-1801

Régent de la banque de France (1800-1801) Possédant une fortune colossale (on a parlé de 18 millions de francs-or), fils unique du plus riche armateur négrier de Marseille, Hugues de Lagarde était négociant esclavagiste et armateur négrier à Marseille.

Bernard Journu (1745-1815)

Censeur (2e siège) de la banque de France (1800-1806). Journu fut l’un des plus grands armateurs négriers de Bordeaux. Il épousa en 1775 Geneviève Monique Auber, propriétaire d’une plantation esclavagiste à Port-à-Piment (Haïti) et fit de fructueuses affaires à Saint-Domingue. Journu trafiquait à Bordeaux avec au moins 6 navires négriers signalés connus particulièrement actifs : L’Auguste 450 tx La Garonne 600 tx Le Port de Paix 500 tx L’Heureux 600 tx et L’Asie 750 tx

Jacques Laffitte (1767-1844)

Régent de la banque de France (1809-1831) Gouverneur de la banque de France (1814-1820) Ayant commencé sa carrière chez un négociant négrier de Bayonne, il épousa Marie-Françoise Laeut, fille d’un négociant et capitaine négrier du Havre, ce qui lui permit d’avoir des intérêts à la Guadeloupe.

Jean-Barthélémy Le Couteulx de Canteleu (1746-1818)

Régent de la banque de France (2e fauteuil) de 1800 à 1804. Le Couteulx était l’héritier d’une ancienne et très prospère banque parisienne fortement impliquée dans le commerce négrier.

Guillaume Mallet (1747-1826)

Régent de la banque de France (3e fauteuil) de 1800 à 1827. Il épousa en 1786 Anne-Julie Houel, qui appartenait, par sa mère, née Feray, à une famille d’armateurs négriers du Havre. Avec plus de 700 actions, Mallet était le plus gros actionnaire de la compagnie des Indes.

Claude-Étienne Martin (1748-1827)

Censeur de la banque de France (3e siège) de 1810 à 1825. Martin appartenait à une influente famille d’armateurs négriers de Marseille réfugiés en Suisse. Lui-même arma au moins deux vaisseaux négriers : La légère Bâloise et Le Paon. Il avait épousé en 1773 Christine Fesquet, appartenant également à une famille d’armateurs négriers marseillais.

Augustin-Charles-Alexandre Ollivier (1772-1831)

Régent de la banque de France (13e fauteuil) de 1800 à 1827. Epousa en 1795 Louise-Denise Eustache, la fille d’un important armateur négrier du Havre, propriétaire esclavagiste à Saint-Domingue (Haïti). Madame Ollivier perçut, aux termes des accords de 1825, une indemnité de 5739 francs-or, payée par les Haïtiens, en compensation des esclaves dont elle avait été « spoliée ».

Claude Périer (1742-1801)

Régent de la banque de France (5e fauteuil) 1800-1801. À partir de 1787 exploite en commandite la société de négoce esclavagiste Chazel et cie de Marseille. Participe à la fondation de la 2e compagnie des Indes.

Guillaume Sabatier (1730-1808)

Censeur de la banque de France (1er siège) de 1800 à 1803.Riche banquier de Montpellier, figure importante de la traite et l’esclavage durant le XVIIIe siècle, fondateur en 1785, directeur et actionnaire de la 2e compagnie des Indes qui installe ses bureaux à l’hôtel de Massiac.

L'hôtel Gaillard

L'hôtel Gaillard fut construit en 1878 pour le banquier grenoblois Émile Gaillard et acheté en 1921 par la banque de France qui en fit une succursale de luxe.

Le bâtiment - classé en 1999 - n'est plus utilisé depuis des décennies par la banque de France qui a longtemps cherché à le vendre, provoquant une levée de boucliers d'associations défendant le patrimoine parisien et souhaitant que ce bâtiment exceptionnel serve de cadre à un projet culturel, au lieu d'être divisé en appartements de prestige.

En 2008, lorsque Dominique Strauss-Kahn a été nommé directeur général du FMI à Washington son frère, Marc-olivier, fut envoyé par la banque de France pour créer une antenne controversée à Washington.

En mai 2011, après les accusations de viol portées par une femme de chambre afro-américaine contre Dominique Strauss-Kahn et la démission de ce dernier du FMI, la Banque de France a rapatrié Marc-Olivier Strauss-Kahn et lancé un projet de "centre de l'économie et de la monnaie" dont la présidence lui a été confiée.

Ce projet a suscité de nombreuses interrogations et critiques. Il ferait double emploi avec l'hôtel de la Monnaie qui existe déjà, qui se visite et abrite la Monnaie de Paris, la plus vieille institution de France puisqu'elle fut créée en 864 par Charles le Chauve.

Ne répondant à aucun besoin légitime, ce centre n'attirerait qu'un public captif de 50000 lycéens (ce qui suppose une volonté politique et l'accord du ministère de l'Education).

La Banque de France a annoncé son intention d'allouer aux travaux un budget de 30 millions, tout en restant discrète sur le budget de fonctionnement.

Ce financement serait prélevé sur les dividendes que la banque est censée verser au Trésor, c'est à dire sur les fonds publics.

Le projet, annoncé initialement pour 2015, a été repoussé en 2016, puis en 2018.

La Banque de France, créée en 1800 par Napoléon et une poignée de négriers, fut, à ses débuts, très étroitement liée à l'esclavage et à la traite. Elle installa même symboliquement son siège, de 1800 à 1811, à l' hôtel Massiac, qui était le quartier général du lobby des planteurs racistes, avant de déménager en 1811 pour le fastueux hôtel de Toulouse, tout près de l'hôtel Massiac.

La place du général-Catroux, ancienne place des trois Dumas, est depuis longtemps dédiée à la famille Dumas.

Depuis 2009, et l'installation par la ville de Paris à la demande de Claude Ribbe et de l'association des Amis du général Dumas d'un monument au général-Dumas évoquant l'esclavage, la place du général-Catroux est devenue un lieu de mémoire.

Tous les 10 mai, l'esclavage y est commémoré par une cérémonie organisée à 18 h par l'association.

Il est logique et légitime que la banque de France affecte l'hôtel Gaillard - qui s'y prête admirablement - à un Centre Dumas qui abritera un lieu de Culture et de mémoire dédié aux noirs de France ainsi qu'un musée de l'esclavage.

Le 1er octobre 2014 l'opposition du conseil de Paris a voté une résolution pour mettre en place une mission de préfiguration du centre Dumas.

Cette résolution a été rejetée par la majorité (Socialistes, verts, front de gauche).

La majorité a adopté une contre-proposition : une résolution demandant à l'État de lancer une étude de faisabilité (voeu 2014 V 202). La ville de Paris s'est engagée à participer au Centre Dumas. C'est une avancée considérable.

A la suite de ce voeu, Claude Ribbe a adressé une lettre au président de la République pour lui demander de mettre en place la mission de faisabilité souhaitée par la ville de Paris.

De nombreuses associations soutiennent cette demande depuis 2014, dont le CRAN, SOS RACISME, LE CIFORDOM, LA BRIGADE ANTI NEGROPHOBIE.

Manuel Valls a fait écho à cet projet le 10 mai 2015 en se déclarant favorable à l'engagement d'une réflexion pour faire de l'hôtel Gaillard un lieu de mémoire.

Pourtant le nouveau gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, nommé par le président de la République le 1er novembre 2015,  s'est empressé de refuser le dialogue voulu par le Premier ministre et maintient le projet de cité d'économie et de la finance défini par son prédécesseur.

Il va jusqu'à nier par écrit toute relation entre la banque de France et l'esclavage !

Si la banque de France est totalement indépendante dans ses activités monétaires, l'actionnaire peut avoir son mot à dire quant à la gestion de son patrimoine et au gaspillage des dividendes revenant au Trésor.

Le refus de l'Etat - et en particulier du ministère de l'Education nationale- de collaborer au projet de centre de l'économie et de la monnaie suffirait à mettre un terme à un projet très critiqué qui ne repose que sur la participation des scolaires.

 

 

This petition will be delivered to:
  • Président de la République
    Francois Hollande
  • Premier Ministre
    Manuel Valls
  • gouverneur de la banque de France
    François Villeroy de Galhau
  • ministre de l'éducation
    Najat Vallaud Belkacem
  • Ministre de la Culture
    Audrey Azoulay
  • ministre des outre-mer
    George Pau Langevin
  • Maire de Paris
    Anne Hidalgo
  • présidente du conseil régional d'Ile-de-France
    Valérie Pécresse
  • maire du 17e arrondissement
    Brigitte Kuster


Claude RIBBE started this petition with a single signature, and now has 1,411 supporters. Start a petition today to change something you care about.