Marin redoute la libération de son agresseur

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Il serait intolérable et immoral qu'un voyou puisse sortir de prison pendant le confinement alors que les blessures pour Marin et sa famille sont encore vives.

Je me souviens encore des articles relatant les faits, les récits des audiences.

Condamné à sept ans et demi de prison en 2018, l'agresseur de Marin est incarcéré depuis trois ans et demi à Roanne.

Nous devons, à travers cette pétition peser de notre poids, faire reculer la machine judiciaire et que le juge chargé de l'application des peines renonce à lui accorder une libération conditionnelle.

Prétendre vouloir regretter son accès de violence inouï le jour des faits et soutenir que la libération conditionnelle serait un gage de réinsertion, n'est pas sérieux. C'était avant que cet individu devait réfléchir, avant de porter le premier coup.

En signant cette pétition, nous apportons notre solidarité auprès de Marin et sa famille pour les soutenir et les encourager pendant cette difficile épreuve psychologique.

Si procureur de la République de Roanne a immédiatement fait appel, ce qui a entraîné la suspension de cette mesure, aucune certitude existe à ce jour pour que l'aménagement soit véritablement suspendue.

Précédemment, le juge avait demandé au voyou "plus d'efforts" sur un point particulier. Ces efforts ont été faits selon se dernier. "Toutes les conditions sont désormais réunies : pas d'incidents récents, une poursuite des soins, des permissions de sortie qui se sont bien déroulées, un projet d'avenir cohérent...»

Les violences physiques sont des délits graves et préjudiciables à long terme pour les victimes, pouvant gâcher toute une vie.

Selon le code pénal, lorsque les violences ont donné lieu à une mutilation ou une infirmité permanente, les violences sont punies de -- dix ans d'emprisonnement -- et de 150.000 € d'amende.

À quoi bon créer des lois pour protéger la population?

Vincent Bach



_____ Retour sur les faits

Le 11 novembre 2016, le jeune homme de 20 ans avait défendu un couple pris à partie car il s’embrassait​ dans la rue à Lyon. En retour, il avait été tabassé par un jeune homme, condamné en mai 2018 à sept ans et demi de prison.

Procès de l'agresseur de Marin : 1ère journée d'audience - Mai 2018

Le message de Marin, 3 ans après sa violente agression alors qu'il défendait un couple - Novembre 2019

Le jeune homme qui avait frappé Marin à coups de béquille en novembre 2016 à Lyon, lui laissant de lourdes séquelles, a obtenu une libération conditionnelle. Mais le ministère public a fait appel.

«Je ne lui souhaite pas de mal à tout prix, je veux seulement que la justice soit appliquée». Audrey Savajon est encore sous le choc. Après trois ans et demi de détention, Y., celui qui a «brisé la vie» de son fils Marin en le frappant à coups de béquille en novembre 2016, alors que le jeune homme tentait de défendre un couple, pourrait être libéré prochainement. Et ce, malgré sa condamnation à sept ans et demi de prison en mai 2018.

Mercredi 29 avril, un juge chargé de l'application des peines au tribunal de Roanne a en effet autorisé une libération conditionnelle de Y. à compter du 5 mai, sous conditions de ne pas entrer en contact avec Marin et sa famille et de ne pas se rendre dans leur commune de résidence. Opposé à cette sortie de prison anticipée, le procureur de la République de Roanne a immédiatement fait appel, ce qui a entraîné la suspension de cette mesure.
 
Dans sa décision, le juge note l'amélioration du comportement en détention du jeune homme, ses «efforts sérieux de réinsertion», «l'hébergement stable» dont il peut bénéficier à l'extérieur... Le magistrat souligne également qu'en cette période de crise sanitaire, «étant donné que les contacts rapprochés favorisent la propagation du virus, des efforts concertés doivent être mis en œuvre pour recourir à des mesures de substitution à la privation de liberté».

«Je ne pense pas que le coronavirus ait vraiment joué», commente Me Anne Guillemaut, l'avocate de Y. «En décembre, mon client avait déposé une première demande de libération conditionnelle, rejetée par le juge qui lui avait demandé plus d'efforts sur un point particulier. Ces efforts ont été faits. Toutes les conditions sont désormais réunies : pas d'incidents récents, une poursuite des soins, des permissions de sortie qui se sont bien déroulées, un projet d'avenir cohérent...»

«Moi, j'en ai pris pour toute ma vie»

Les proches de Marin, qui avaient écrit au tribunal pour le supplier de ne pas accorder de libération conditionnelle à Y., sont «sonnés». «Je ne pensais pas que cela pourrait arriver», réagit la mère du jeune homme, décoré de la Légion d'honneur en mars 2019. «Je me sens abattue et trahie par cette décision qui ne respecte pas le jugement initial. Je sais que les détenus ne purgent jamais leur peine en intégralité mais là, nous en sommes très loin : à peine la moitié!»

De son côté, Marin «ne va pas bien du tout depuis qu'il a appris la nouvelle», raconte sa mère. «Il m'a dit : “Moi j'en ai pris pour toute ma vie, et lui, il ne fait même pas sa peine...”» Depuis l'agression, le jeune homme est en effet lourdement handicapé, sur le plan physique comme sur le plan cognitif. L'ancien étudiant en droit et sciences politique continue aujourd'hui sa rééducation en accueil de jour, «mais il est considéré comme une personne qui n'évoluera plus».

Celui qui n'avait pas voulu faire appel à l'issue du procès de son agresseur vit désormais dans l'«angoisse» de la possible sortie de Y., si la demande de ce dernier est acceptée en appel. «Notre peur est triple: qu'il recroise Marin à Lyon, qu'il s'en prenne à nouveau à lui, et qu'il s'en prenne à quelqu'un d'autre», redoute Audrey Sauvajon, qui rappelle que lors du procès, les experts avaient pointé le risque «élevé» de récidive de ce jeune homme au lourd casier judiciaire.

«Justement, mon client veut montrer qu'il est capable d'autre chose», assure Me Guillemaut. «Depuis le premier jour, il regrette son accès de violence inouï le jour des faits. Nous comprenons le ressenti de Marin et de sa famille. Mais la libération conditionnelle est aussi un gage de réinsertion. Elle garantit un suivi et est bien plus satisfaisante qu'une sortie “sèche”, sans aucun regard judiciaire, avec tous les risques que cela comporte.»

Les deux camps attendent désormais l'audience d'appel, qui devrait avoir lieu dans les prochaines semaines.

Source : Le Figaro