Se souvenir des victimes, oublier leurs bourreaux

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"Alors que le nom de son assassin déjà sombrait dans l’oubli, le nom d’Arnaud BELTRAME devenait celui de l’héroïsme français..." a déclaré le président de la République dans son éloge funèbre, le 28 mars 2018, aux Invalides.

Mais pour oublier le nom des assassins, encore faudrait-il que les journalistes ne les citent plus.

Les média et les politiques citent sans arrêt les noms des auteurs de crimes, d'attentats et leur confèrent, de fait, une célébrité usurpée. En effet, ces violeurs et tueurs en série, ou ces terroristes, souhaitent souvent passer à la postérité par un acte sanguinaire qui sidèrera toute l'opinion publique. Ne leur accordons pas cet honneur !

Rappelons que l'assassin de John Lennon a volé la vie de son idole pour en capter une part de célébrité. On comprendra qu'il ne faut pas le nommer pour ne pas lui donner satisfaction.

Ma petite cousine Muriel Sanchez et son amie Ingrid Van de Portaele, (10 ans chacune), ont été kidnappées, torturées, violées et tuées le 19 octobre 1991, à Collioure : leur assassin a été surnommé "le monstre d’Elne". Son nom maudit peut être oublié.

La meilleure façon d'éviter que ces criminels s'enorgueillissent de leurs actes, que ces moins-que-rien se valorisent, que ces psychopathes deviennent "populaires", que ces terroristes deviennent des martyrs, il faut qu'à titre symbolique - même si ce n'est pas dissuasif - un juge joigne à la peine d'emprisonnement une peine d'indignité : l'effacement du nom de famille.

Je propose cette déchéance de patronyme pour les assassins (les criminels qui ont agi avec préméditation), au moins le temps de leur peine judiciaire ou à titre posthume pour ceux qui sont morts juste après leur forfait.

Effacer leur nom, c'est les mettre officiellement au ban de l'humanité. C'est aussi épargner à leur famille, souvent non complice, un déshonneur qui s'ajouterait à leur honte ; de même pensons aux homonymes sujets aux sarcasmes et suspicions (exemple : de nombreux Maliens ou Mauritaniens s'appellent comme le tueur de l'Hypercasher).



Les journalistes n'auront qu'à dire - pour citer des exemples récents ! : "L'assassin de Xavier Jugelé" ou "de Maëlys (et Arthur Noyer)..." et quand le nombre de victimes est très important "Les assassins du 13 novembre", "Les assassins du Bataclan, de Tunis, Ankara, Bamako, Bruxelles, Barcelone, Londres, Trèbes...".

Par cette pétition, Madame la Garde des Sceaux, nous vous demandons de bien vouloir proposer une loi de déchéance du patronyme, et la soumettre au vote du Parlement, pour les assassins et violeurs jugés ou reconnus coupables, pour un temps déterminé ou infini. Et si la Constitution ne le permet pas, nous demandons, nous signataires, aux citoyens, aux journalistes, de faire de ces coupables des innommables.

Laurent Sanchez

 

 



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