Suppression de l'arrêté anti-bivouac

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Monsieur Jean-Luc Moudenc,

Si les déplacements de tentes et la persécution des plus précaires ne sont malheureusement pas des faits nouveaux, nous ne pouvons garder le silence devant l'annonce de votre arrêté « anti-bivouac », profondément oublieux des droits humains.

Cet arrêté entre en parfaite harmonie avec votre politique de gentrification qui chasse et pousse les pauvres toujours plus loin du centre ville.

Votre politique qui fait échos à toutes les lois régressives en matière de logement social, dont la dernière en date, la loi Elan. Une loi qui non seulement conduit à une diminution des logements sociaux mais qui en plus, créé les conditions pour jeter toujours plus les offices publics dans la gueule des promoteurs et des actionnaires !

Vous osez parler de la "dignité des personnes concernées".… Mais vous les verbalisez en faisant payer financièrement des personnes à la rue et sans ressources. Vous annonciez être un Maire de « l'équilibre », mais nous constatons que la balance penche plus d'un côté que de l'autre..

La dignité c'est avant toute chose de respecter le droit constitutionnel à avoir un logement et un travail, ainsi que des conditions de vie permettant au minimum la satisfaction des besoins fondamentaux qui en découlent dont l'éducation et la santé. Par exemple, comment des enfants qui vivent à la rue et que vous pourchassez peuvent-ils avoir l'égalité des chances dans l'école de la république dont pourtant, en tant que Maire, vous avez pour mandat d'en être un des garants ?

La dignité, c'est d'accompagner les personnes et les familles les plus précaires et vulnérables, quel que soit leur origine ou leur statut administratif, à s'intégrer dans un espace ouvert et bienveillant, afin qu'elles puissent participer à une construction collective.

La dignité, c'est de ne pas chercher à étouffer les dynamiques collectives et citoyennes d'entre-aide en stigmatisant les associations et en condamnant la solidarité.

La dignité, c'est aussi d'avoir le courage politique de mettre en œuvre des leviers d'actions mobilisables à l'échelle de la municipalité, notamment l'application de l'arrêté réquisition au regard des 23 000 logements et 240 000 m2 de bureaux vides. Cela réglerait immédiatement la situation des sans-abris.

Ce n'est pas en supprimant les tentes du centre-ville que vous éradiquerez la pauvreté !

Nous, toulousaines et toulousains, résolument attaché.e.s à notre ville et à son bon vivre ensemble dans le respect de l'intérêt général dont vous avez normalement la charge.

Nous nous levons aujourd’hui pour obtenir une nouvelle agglomération, forte de sa mixité, qui replace l'humain au centre de ses préoccupations.

Nous vous demandons de retirer votre arrêté.

Recevez nos salutations de citoyen.ne.s toujours attachées au respect de l’Autre.

Premiers signataires :

Act-Up Sud-Ouest, Amboudumonde, ATTAC Toulouse, Cercle des Voisins, CGT Haute-Garonne, CIP-MP, Comité 31 du Mouvement de la Paix, DAL 31, Grisélidis, Handi-Social 31, Ligue des Droits de l'Homme Toulouse, MRAP31, RESF 31, Solidaires 31,Survie, SUD Santé Sociaux 31, SUD Culture 31, Toutes en grève, UET, des citoyen-nes solidaires

Avec le soutien de :

PG 31, JATE, NPA 31, UCL 31

RASSEMBLEMENT CONTRE L'ARRETÉ ANTI-BIVOUAC VENDREDI 18 OCTOBRE

À 17H30 AU MÉTRO JEAN JAURÈS