Protocole sanitaire incohérant, imposé aux associations sportives sans aucune concertation

Protocole sanitaire incohérant, imposé aux associations sportives sans aucune concertation

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Quand elle atteindra 1 000 signatures, cette pétition aura plus de chance d'être inscrite comme pétition recommandée !
Collectifs des Présidents des associations sportives de la Réunion a lancé cette pétition adressée à Monsieur le prefet et tous les maires de la Réunion

Collectif des président(e)s d'associations sportives de La Réunion 

Nous, président(e)s d'associations sportives réunionnaises, voulons nous unir pour nous faire entendre d'une seule et même voix. Quel que soit le sport que nous représentons, nos points communs sont plus nombreux que nos différences. Nous défendons tous l'essentiel, le même socle commun. Celui du sport et de l'associatif. De la passion gratuite. Bénévole. Indépendante de tout critère de race, de sexe, de confession et d'orientation politique. Sans intérêt personnel, professionnel, financier ou politique avec la confiance et l'adhésion des 140 000 licencié(e)s que comptent les 1500 associations sportives à La Réunion. 

Nous sommes la base de la pyramide. Nous avons la confiance de nos licencié(e)s. Nous les connaissons. Nous leurs parlons. Nous les écoutons et ils nous écoutent. Témoins privilégiés, responsables et expérimentés des habitudes et de la sincère et pure passion que nous partageons et défendons avec nos adhérent(e)s. Ils sont aujourd'hui tout aussi désorienté(e)s et désinformé(e)s que nous. 

Les décisions qui sont prises ces derniers temps et leur application sont illisibles, souvent incohérentes, parfois ubuesques avec une législation gouvernementale passée à la moulinette des adaptations préfectorales qui sont ensuite encore saupoudrées par les collectivités locales. Nous ne savons ni ne comprenons ce que nous pouvons proposer à nos licencié(e)s ou quoi leur répondre car nous ne sommes pas, nous les premier(e)s concerné(e)s par les décisions radicales qui sont prises, ne serait-ce que consulté(e)s ou informé(e)s. Et dans le même temps nous devons nous débattre pour survivre financièrement dans une période capitale, celle des adhésions.

Jamais, les autorités ne sollicitent notre avis. Jamais, on ne prend la peine de nous expliquer ou même de nous diffuser les informations, que nous sommes pourtant chargés de relayer et de faire respecter à nos adhérent(e)s. Nous sommes à la fois au bout de la chaîne et en première ligne, sans même avoir le droit de participer à l'élaboration du plan de bataille ou d'y jeter un oeil avant sa mise en oeuvre.

La crise du COVID n'a fait qu'éclairer intensément des failles que les dirigeant(e)s, éducateurs(trices), pratiquant(e)s et parents s'attachent à combler depuis des années dans l'ombre sans se plaindre. Cela renforce encore l'amer constat du grand écart entre un discours national, régional, municipal, qui clame l'importance capitale du maillage associatif français, du sport comme valeur éducative, terrain de bien-être, de lien social et d'une meilleure santé, et des actes qui disent tout le contraire. 

Comment expliquer aujourd'hui que la majeure partie des associations sportives réunionnaises ne sont pas autorisées par la loi à recevoir leurs licencié(e)s quand ceux-ci ont toujours le droit de pratiquer leur passion, notre passion, dans l'espace public, en tant que simple citoyen(ne) ? 

Pourquoi les autorités ne nous sollicitent pas, nous, président(e)s d'association, témoins privilégiés, responsables et expérimentés des habitudes, et aussi et surtout de la bonne volonté et de la sincère et pure passion que nous partageons et défendons avec nos adhérent(e)s ?

Nous voulons apporter notre contribution à des décisions plus harmonisées et lisibles pour tout le monde. Nous voulons être rassurés en tant que dirigeant(e)s bénévoles d'associations sportives et être assurés de conséquences modérées et maîtrisées de la crise pour rassurer nos adhérent(e)s. Car ce sera nous, demain, alors que nous serons encore probablement flattés et mis en avant comme ciment nécessaire à la reconstruction par les autorités dans de beaux discours d'union charriés par de toutes aussi belles promesses qui allons payer les pots cassés. Et les réparer avec nos propres moyens, qui s'amenuisent de jour en jour. Dans l'ombre, encore. Bénévolement, toujours. 

Nous ne demandons pas à gouverner. Nous ne demandons pas à décider. Nous ne demandons pas à renverser la table. Nous demandons à y être invités. À pouvoir y être entendus. Pas à être contraints d'attendre à œuvrer dans l'arrière-cuisine sans jamais participer aux discussions en salle. Les décisions qui nous concernent et concernent les 140 000 licencié(e)s des 1500 associations sportives à La Réunion doivent au minimum être concertées et expliquées.

Le collectif des présidents (es) de clubs de la Réunion

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