Monsieur le Président, prenez la bonne décision ...

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Bernard DUSERT a lancé cette pétition adressée à Monsieur le président

Monsieur le Président,

Je ne peux m’empêcher de réagir face à vos dernières déclarations concernant la transition énergétique et les mesures que vous voulez prendre pour réduire notre impact Carbone. Je pense que vous prenez le même chemin que l’Allemagne et, de ce fait, vous conduisez la France (et le reste de l’Europe), dans une impasse où le bien sera pire que le mal. Je m’explique :
En premier lieu, taxer les français ne fera pas baisser les émissions de carbone. Au contraire, cela les empêchera d’adhérer à une vraie politique environnementale. Il y a des solutions, ou tout du moins des axes de travail à exploiter rapidement. Dans un premier temps :
- Rendre obligatoire le ferroutage pour les poids lourds effectuant des transports longues distances (ceux qui ne font que traverser la France). Ces derniers ne font pas (ou peu) de plein de carburant en France, ne paient donc pas de taxe, détruisent nos infrastructures routières, augmentent le nombre d’accidents, et n’apportent rien au commerce intérieur.
- Favoriser le diesel au profit de l’essence, car au kilomètre parcouru, le diesel est beaucoup moins émetteur de CO2 que l’essence. Pour les particules, qui sont nuisibles à la santé (et pas au réchauffement), les progrès technologiques peuvent pallier à cet inconvénient.
Dans un deuxième temps :

- Développer la voiture électrique (ou les poids lourds électriques) mais pas à base de batterie. S’orienter vers la pile à combustible avec une génération d’hydrogène à partir du méthane (qui est un gaz beaucoup plus nuisible que le CO2 côté réchauffement climatique).
- Réfléchir à l’avenir de la production électrique pour le réseau national, ce qui semble être la solution pour réduire, voir supprimer les émissions de CO2. Pour ce dernier point, je vous demande de considérer les remarques suivantes :

Comme vous le savez, la France est un des pays d’Europe les mieux classé pour ses émissions de CO2 et ceci, grâce à sa production électrique bas carbone issue du nucléaire. L’Allemagne, qui a souhaité stopper son programme nucléaire et partir sur du 100% renouvelable se situe dans le peloton de tête des pays gros émetteurs de Gaz à effet de serre. À quoi le doit-on ? On le doit en particulier au fait que les deux sources d’énergie principales utilisées pour la transition énergétique outre Rhin sont le solaire et l’éolien. Sans rentrer trop dans le détail, ces deux sources sont, comme chacun le sait, intermittentes et aléatoires, c’est-à-dire qu’elles ne sont ni gérable en temps (on ne commande pas au vent de souffler ni au soleil de briller quand on en a besoin), ni en puissance (on ne maîtrise pas la force du vent ni l’opacité du ciel pour le solaire). De ce fait, quand une des deux ou les deux sont présentes (environ entre 20 et 30 % du temps en moyenne sur l’année), pas de problème. Mais le réseau électrique n’est pas du tout en adéquation avec les éléments naturels, il va même souvent à l’opposé puisque la consommation électrique augmente quand il n’y a pas de soleil (éclairage de nuit et chauffage quand il fait froid, concomitant avec un soleil bas, peu énergétique ou absent). Pour palier à la demande d’électricité dans ces moments-là (70 % du temps), il faut faire appel à des unités de production électrique à démarrage rapide et dont l’énergie de base est disponible, car cette dernière peu être stockée. L’Allemagne est partie sur l’utilisation de centrales au Charbon (lignite). Mais on peut aussi faire appel au fuel ou au gaz. Ces sources d’énergie sont très dommageables pour le bilan carbone (d’où la position peu enviable de l’Allemagne). 

Certains vous diront qu’il y a toujours du vent ou du soleil quelque part sur le territoire, ou en Europe. Je ne vous ferai pas l’affront de vous donner un cours de physique sur le transport de l’électricité avec l’impossibilité de le faire sur de longues distances, tout en garantissant une tension correcte à l’arrivée.

D’autre évoqueront l’accumulation d’énergie pendant les pointes de production qui serait restituée lors d’une demande en l’absence de production. Cette solution, si elle paraît idéale sur le papier, est en réalité une aberration physique. 

Un simple exemple pour comprendre. Imaginons que l’on se retrouve avec une journée de pleine production (grand vent et grand soleil) et que, dans les jours qui suivent, la météo tourne de façon à nous donner 4 jours de pluie sans vent (cas relativement fréquent). Il faudrait donc accumuler en une seule journée, la consommation des 4 jours suivant, soit, installer 5 fois plus de moyens de production que nous avons besoin pour une journée. En chiffre : si la région à besoin de 100 MW pour une journée, il faudra produire 500 MW le jour béni pour fournir les 100 MW nécessaires à cette journée, et 400 MW pour les 4 jours mauvais. Si je pousse plus loin le raisonnement, dans ma région, nous avons eu un jour de soleil avec peu de vent suivit de 10 jours de pluie sans vent. Je vous laisse calculer la puissance à installer pour garantir une électricité sans coupure ... ! À savoir que ces chiffres ne tiennent pas compte du rendement des installations, ce qui ne ferait qu’aggraver cette situation.

Je vous rappelle aussi que les éoliennes ont une durée de vie limitée (environ 15 ans), que le socle en béton de plusieurs milliers de mètres cube sur lequel elles sont fixées reste la plupart du temps sur place (impact fort sur les écosystèmes), que l’amortissement de ces engins place le MWh à un prix très élevé (compensé en parti par des subventions provisoires de l’état). Je ne vous parle pas de l’impact visuel sur nos paysages, car certains aficionados de ces gros ventilateurs les trouvent beaux (sauf près de chez eux).

Côté panneaux solaires, le tableau n’est pas plus reluisant. Ces derniers, fabriqués principalement en Chine, utilisent souvent de l’oxyde de Titane, et d’autres éléments pas, ou peu, recyclable et de toute façon consommant de grandes quantités d’énergie. Le bilan carbone de ces derniers semble, pour l’instant, très mauvais au regard de leur rendement, de leur durée de vie et du prix du MWh fourni.

Si vous pensez quand même qu’en économisant l’énergie électrique (ce qui est vertueux), le système devrait fonctionner, je vous rappelle qu’aucune preuve n’a été faite dans le monde, sauf à petite échelle, ce qui n’est ni techniquement, ni physiquement transposable à l’échelle d’un pays, pas plus que sur une région possédant des industries et de grande métropoles. Si en plus vous prônez l’utilisation unique de véhicules à propulsion électrique, cela devient tout simplement aberrant.

Au regard de ce que je viens de vous résumer (car le problème est encore plus complexe que ça), je vous demande de revoir votre politique énergétique et de reconsidérer la part que la France devra laisser à ce renouvelable dont vous faîte l’apologie et surtout, ne taxer plus les Français pour les obliger à adopter l’électrique pour leur déplacement, car cette taxe semble parfaitement injustifiée. Votre politique sur la transition énergétique est tout simplement à revoir, si vous êtes capable de voir dans une autre direction que le cap que vous vous êtes fixés et que vous suivez aveuglément.


P.S : La limitation de la population mondiale par le contrôle des naissances est aussi une piste à travailler sérieusement au niveau mondial pour régler de très nombreux problèmes, dont le réchauffement climatique. Mais là, vous ne pouvez être que force de proposition... !

En souhaitant que vous puissiez écouter d’autres propositions.

Veuillez recevoir, Monsieur le Président, mes sincères salutations.

Un citoyen français

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