Lettre ouverte au CD92. Les professionnels libéraux de santé 92 ont besoin des CPEF et PMI

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Monsieur le Président du Conseil Départemental des Hauts de Seine,

Madame la vice-présidente en charge des affaires sociales, des solidarités et de l'insertion,

 
Nous avons appris la baisse des moyens humains et financiers qui est en cours dans le département pour les CPEF et les centres de PMI  municipales, ainsi que le recentrage de leurs activités sur un périmètre plus réduit.


Cela nous inquiète car leur activité, complémentaire à notre activité libérale, est nécessaire à la bonne prise en charge des patients.


Nous sommes ravis que vous ne souhaitiez pas vous substituer à l’offre libérale. A condition d’être au clair sur ce que nous pouvons prendre en charge.


De même, il est tout à fait entendable que vous ne souhaitiez pas pallier aux carences de l’offre de soins, qui relèvent de l’Etat et de la Sécurité sociale. Toutefois il y a un certain nombre de missions qui relèvent explicitement du département, ou qui ne peuvent actuellement être réalisées de manière généralisée et satisfaisante. Que ce soit pour des questions de cotation des actes, d’organisation pluri-professionnelle, de disponibilité médicale ; paramédicale ; psychologique ; sociale, et surtout d’accessibilité pour les patients. Tant que ces points ne seront pas réglés, les altoséquanais risquent de se retrouver sans prise en charge adaptée.


Nous en profitons pour rappeler qu’il faut que les CPEF et les centres de PMI soient situés à proximité des patients, l’expérience démontrant que l’éloignement des structures est un facteur déterminant de renoncement aux soins.


De même, nous attirons votre attention sur le fait que les CPEF et les centres de PMI départementaux ont des difficultés chroniques de recrutement, contrairement aux structures municipales qui peuvent proposer des postes plus attractifs de par leur rémunération et la possibilité d’y exercer une activité mixte. Le grand nombre de postes non pourvus dans les centres départementaux désorganise leur activité, et la nôtre.


A propos des CPEF, nous avons entendu que vous souhaitiez qu’ils développent leur activité et accueillent 70% de mineurs, alors que la moyenne nationale est autour de 30% de mineurs. Cependant, nous nous interrogeons sur la capacité des CPEF actuels d’augmenter de 50% leur activité globale, même si nous vous féliciterions de cette réussite.

Si votre intention est de réduire de 50% le nombre de prises en charge de majeurs, il faut savoir que nous autres libéraux ne pourrons prendre en charge cette activité. Le nombre de gynécologues libéraux est depuis longtemps réduit, et le nombre de médecins généralistes formés et équipés pour un suivi intégral de la femme, bien qu’en augmentation, n’est pas suffisant.

Sans compter que les professionnels de santé à même d’assurer un suivi gynécologique n’ont pas la même visibilité et la même facilité d’accès que les CPEF, pour des jeunes patients qui ne maîtrisent pas encore bien le parcours de soins et les remboursements possibles.


Nous vous félicitons de vouloir réaffirmer le soutien à la confidentialité dans les CPEF, et de permettre la prise en charge confidentielle et gratuite de tous les patients ayant besoin de cette discrétion, y compris au delà de 21 ans. Nous constatons régulièrement que cela peut être nécessaire.

Pouvez vous nous confirmer qu’il n’y a pas de limite d’âge à cette prise en charge, qui peut concerner de ce fait tout le monde ?


À propos des centres de PMI, certains de nos confrères libéraux vous avaient déjà alerté en 2013 sur leurs inquiétudes, et cela reste d’actualité.


L’accès aux soins est une problématique première dans notre département, et en particulier dans les communes du nord du département : l’accès gratuit à la PMI est essentiel.
Les centres de PMI ont la possibilité de convoquer les parents si le besoin s’en fait ressentir, ce que ne peuvent pas faire les libéraux,
L’activité pluri professionnelle coordonnée et regroupée est nécessaire pour une bonne prise en charge des patients relevant de la PMI, et l’organisation libérale est encore loin d’être assez mûre dans les Hauts-de-Seine pour offrir une qualité de service équivalente.
La démographie médicale sur nos territoires, qui continue de décliner, entraîne des difficultés à accueillir de nombreux patients voire à répondre aux consultations urgentes nécessaires pour le suivi des jeunes enfants. Les libéraux n’auront donc pas le temps d’effectuer les consultations longue de prévention, comme le dépistage des troubles visuels et auditifs, la prévention de l’obésité, le dépistage des troubles psycho-comportementaux...
Les altoséquanais doivent pouvoir être suivis en centre de PMI jusqu’à l’âge de 6 ans de manière effective. 

Dans tous les cas, nous vous demandons que le Conseil Départemental ne se désengage pas des activités actuellement réalisées par les centres de PMI et CPEF, sans qu’il y ait d’alternative de proximité, d’efficacité et de qualité équivalente pour les patients, en concertation avec les partenaires de ces structures, dont les professionnels de santé libéraux font partie.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, Madame la Conseillère, l’expression de notre considération la plus distinguée.



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