Pour autoriser un visiteur familial par résident en EHPAD

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Nous sommes nombreux, en tant qu’aidant·e familial·e, à participer régulièrement, voire quotidiennement au nursing et au bien-être psychique de nos proches en EHPAD.

A ce titre, nous vous demandons de nous laisser continuer notre mission et pour ce faire d’entrer à nouveau dans les EHPAD, y compris dans les chambres des résidents et aussi souvent que nécessaire, y compris le soir et le week-end. Avant le confinement, nous allégions au quotidien le travail des professionnels le plus souvent pas assez nombreux : il vous suffit de les interroger !...

  • La santé est « un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité ». Elle représente « l’un des droits fondamentaux de tout être humain et implique la satisfaction de tous les besoins fondamentaux de la personne, qu'ils soient affectifs, sanitaires, nutritionnels, sociaux ou culturels ».

Il faut que nos proches en EHPAD, et notamment  ceux qui sont en secteur protégé du fait d'une pathologie neuro-dégénérative, continuent à être accompagnés affectivement pour garder leurs capacités physiques et cognitives, ainsi que l’envie de vivre. Nous sommes leur repère, le seul rempart contre le syndrome de glissement : seule une présence physique est efficace car ils ne réagissent ni au téléphone et ni à aucun autre contact vidéo.

Au même titre que les soignants professionnels, nous sommes des soignants à part entière : nous les aidons à manger quand ils ont perdu le goût de s'alimenter, nous les aidons à marcher pour qu'ils gardent leur mobilité, nous leur parlons d'eux et de leur famille, nous les apaisons quand l'angoisse est trop forte… En bref, nous les aimons et avons le temps « de prendre le temps ».

Au même titre que les soignants professionnels, nous sommes conscients des dangers de la COVID-19 et donc, comme eux, sommes respectueux des règles sanitaires. Pour les protéger, nous avons mis entre parenthèses notre vie sociale, nous évitons au quotidien les interactions avec nos enfants et petits-enfants.

Ce sont nos conjoints, nos mères, nos pères, nos grands-parents… Nous voulons seulement minorer leur détresse, combattre leurs angoisses et leur désespoir, empêcher une amplification de leur dépendance ou de leur dépression. Amplification qui les fait glisser doucement, mais inexorablement vers la mort, comme ce fut le cas lors du premier confinement. Aggravation constatée par le corps médical qui vous a alertés, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre.

Ne reproduisons pas les erreurs du premier confinement.

Ils ont besoin de nous près d’eux, besoin que nous partagions avec eux chaque moment jusqu’au bout…

Il vous revient, Monsieur le Président, Monsieur le Ministre de leur permettre de rester, jusqu’à la fin, des êtres humains et des citoyens à part entière !
LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE