Pour que Fatoumata reste en France

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Pour que Fatoumata reste en France

Fatoumata Deen Touré  est arrivée de Guinée Conakry en novembre 2018. Scolarisée au lycée Voltaire de Wingles, elle vient d’obtenir  son bac technologique STMG, mention Assez Bien, et est  déjà  admise en BTS S.A.M., au lycée Guy Mollet d’Arras, après un parcours scolaire français,  bref mais exemplaire.

Fatoumata a tout pour réussir ses études mais elle aura 18 ans le 24 août 2020 et sa demande d’asile a été rejetée.

Certes Fatoumata n’est pas une réfugiée politique. Mais c’est la violence ordinaire, physique et psychologique, des femmes mariées contre leur gré qui l’attend si elle retourne dans son pays. Triste sort que subira aussi dans deux ans, par voie de conséquence,  sa sœur cadette, qui l’a accompagnée dans sa fuite puisque sa demande de protection internationale est d’ores et déjà rejetée, par décision concomitante. Voilà ce qu’il en coûte d’avoir eu le courage de s’affranchir du  joug d’un époux.

L’OFPRA met en doute son témoignage,  prétendument trop convenu. N’est-ce pas plutôt  la condition féminine qui, malheureusement, est condamnée à reproduire des schémas ancestraux ?

Un vent d’indignation s’est soulevé en France durant le confinement contre les violences conjugales. L’occasion nous est donnée de mettre en application nos convictions en soutenant  une jeune étudiante méritante,  qui aspire simplement à étudier  et à  assister  sa sœur mineure, résidant  à ses côtés  à Harnes et son  petit  frère placé  en foyer.

Pour toutes ces raisons, nous, signataires, demandons à Monsieur le Préfet du  Pas-de-Calais de bien vouloir reconsidérer la situation de Fatoumata et de sa sœur et  de leur accorder un titre de séjour.