UN ENJEU MAJEUR DU PATRIMOINE DE NANCY DERRIÈRE LA PLUS BELLE FAÇADE DE LA RUE ST DIZIER

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Rappel des faits

En 2015, Laurent Hénart refuse l’offre de France Pierre Patrimoine de céder l’ancienne église du Noviciat des Jésuites à la Ville pour l’euro symbolique, aux fins d’y installer un équipement culturel. Il octroie au promoteur en février 2018 un permis de construire de 2 blocs modernes abritant 19 logements. Fin décembre 2019, l’association « Mémoire de la Ville de Charles III » obtient du Tribunal Administratif l’annulation du permis pour violation du plan de sauvegarde.

L’ancien maire fait alors appel, avec le promoteur, et prépare un nouveau permis pour le même projet. Celui-ci est rendu possible par la manipulation opérée entretemps dans le nouveau plan de sauvegarde: la protection de l’église acquise depuis vingt-cinq ans est quasi supprimée, afin d'inscrire à sa place, à la lettre près, les 2 immeubles litigieux! Soulignons qu’un procédé analogue a été utilisé pour le Musée lorrain, dont les protections ont été gommées afin de légitimer a posteriori la barre de verre sérigraphié… Citons aussi le permis d’Emblème signé, avec un tampon, le lendemain du 2ème tour…

Un monument d’une haute importance pour Nancy et la Lorraine

Au début du 17ème siècle, Charles III, qui vient de créer la Ville Neuve, souhaite attirer dans sa capitale les Jésuites, afin de bénéficier de leur œuvre éducative (ils ont fondé en 1572 l’université de Pont-à-Mousson).

Les Jésuites auront à Nancy deux établissements: un collège au Point Central, aujourd’hui totalement disparu, et leur noviciat, qui deviendra à leur départ l’hospice Saint-Stanislas, près de la Porte Saint-Nicolas.

L’église contiguë, à laquelle Charles III avait un attachement particulier, fut édifiée de 1602 à 1604. Richement dotée et décorée, elle était considérée au 17ème et au 18ème siècle comme une seconde chapelle ducale. Des membres de la famille de Lorraine et des dignitaires de la cour y avaient des tombeaux et les cœurs des ducs Charles III, Charles V et Léopold y furent déposés.

Cette église appartient par nature à la mémoire collective. Elle représente une page brillante du passé de la cité ducale.

D'importants vestiges, majeure partie du gros œuvre, murs, baies, arcades, chapelles et même fresques, subsistent. Restaurés et complétés, ils permettraient de redonner à Nancy un lieu éminent de sa culture.

Ne laissons pas une opération privée, de pure rentabilité immobilière, confisquer un bien commun, le dénaturer, l’avilir et ainsi le détruire, par la construction dans la nef et les chapelles de 2 immeubles de logements !

APPEL À MATHIEU KLEIN ET À LA NOUVELLE MAJORITÉ

Après avoir retiré le permis de construire de la tour Emblème et réorienté le projet du Musée lorrain vers un moindre coût et une meilleure intégration,

Nous vous demandons 

* de vous libérer de l’héritage inacceptable laissé par la municipalité Hénart,

* de négocier avec le promoteur la cession de l’église pour l’euro symbolique, selon sa proposition initiale,

* d’aménager dans celle-ci un double équipement, à finalité culturelle et économique: une Maison du secteur sauvegardé pour l’animation patrimoniale de ce dernier et le conseil aux habitants et un Centre d’Interprétation de l’Architecture et du Patrimoine, indispensable à la labellisation de Nancy comme « Ville d’art et d’histoire ».En découleront une attractivité touristique accrue de Nancy, la revitalisation du sud de la Ville de Charles III à l’abandon depuis si longtemps, la valorisation et la dynamisation des métiers du patrimoine.

Association Mémoire de la Ville de Charles III

Légende des photos :

-   En haut: à gauche façade rue Saint Dizier, au centre arcades intérieures, à droite détail des fresques.

-   En bas: à gauche modélisation 3D du projet culturel ©Maxime Santiago , à droite l’un des blocs de logements prévus.