EPREUVES DE L’AGREGATION DE PHILOSOPHIE : RETRAIT DU PHILOSOPHE ALLEMAND MARTIN HEIDEGGER

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En 2006, pour la première fois, Martin Heidegger était l’un des deux auteurs obligatoires du programme des épreuves de l’agrégation de philosophie en France.

Depuis, la conversion personnelle aux thèses nazies et le nazisme intrinsèque de la philosophie de Martin Heidegger, ne font plus aucun doute dans les milieux avertis.

Et pourtant, très régulièrement, il demeure un incontournable des épreuves de ce si précieux diplôme français.

Faut-il voir-là, une complaisance aux folies du philosophe allemand ? 

Faut-il voir là, la manifestation d'une espèce de droit coutumier à nier délibérement l’évidence et réviser la vérité, aussi dérangeantes soient-elles ?

Ceux qui se font les protecteurs du philosophe nazi, pensent sauver la philosophie et leur culture philosophique française aliénée au philosophe allemand depuis 90 ans. Aliénation incongrue dont se gaussait méprisamment, le principal intéressé.

Il est temps d’en finir avec cette spécificité française : partout dans le monde, on abandonne ces vieilles lunes et le philosophe allemand est déchu, comme il se doit : naturellement et culturellement.

En 1988, le président François Mitterrand, grâce aux premiers travaux d’importance, demandait la déclassification du dossier Heidegger en France : Bientôt 30 ans !

Ce temps en dit long sur la puissance du déni.

Ce temps en dit long sur le pouvoir de défenseurs démiurges à décréter ce qui est Histoire et ce qui ne l’est pas.

Au lieu de pratiquer paisiblement la philosophie, les partisans s'acharnent à déconstruire et étouffer la vraisemblance des faisceaux de preuves, qui emportent pourtant les écrits du philosophe, en particulier, ceux des carnets noirs, dans  un tsunami nazi.

Un silence de plomb, ou géné, avait entouré la réalité historique du maréchal Pétain pendant des décennies après la seconde guerre mondiale.

Devant la déshinibition collective et devant l’accumulation des évidences de la collaboration dévastatrice et très active avec le régime nazi du héros de la première guerre mondiale de son enfance, le président François Mitterrand avait dû cesser de se rendre chaque année sur sa tombe pour lui rendre hommage. Reconnaitre officiellement l’informulé de ce refoulé a été douloureux pour tous les français, mais depuis, tout le monde s’en porte mieux : un vieux secret de famille, à peine voilé, a été révélé, et chacun est autorisé à la résilience.

Tout est question de temps,  mais étrangement, le cas Heidegger résiste envers et contre tout. Et le penseur allemand trône sur le Parnasse et au Panthéon de l’intelligence française comme si tous les nazis n’avaient pas dû quitter la place de Paris en Août 1944.

C'est peut-être un horrible quiproquo qui se nourrit au sein de cette aversion contre toute police de l'esprit qui a toujours allaité le bel esprit français.

Et pourtant, c'est une faute éthique et un déni criant de réalité qui ne font honneur à aucun intellectuel : bien au contraire, ces manquements marqueront peut-être l’Histoire, d’une forme raffinée de collaboration inconsciente avec une fiction philosophique innommable, peut-être ignoble.

Et c'est pourtant bien l’Histoire à venir qui accouchera sagement et avec mesure, des sens dévoilés des écrits du philosophe allemand.

Le temps de réagir est vraiment venu, et à minima, ça commence par retirer à cette pensée longtemps voilée mais au nazisme aujourd'hui avéré, toute légitimité à  hanter les lieux où on apprend l'art d'enseigner et transmettre la philosophie en France.

Ne plus enseigner ni transmettre des écrits méthodiquement révisés pendant tant d'années pour ériger un temple hagiographique au philosophe nazi, est une mesure de précaution nécessaire, une mesure de bon sens, une décision qui fait honneur au sens le plus précieux des philosophes, celui de la mesure. 

C'est l'ouverture définitive des archives Heidegger qui permettra d'explorer les moindres méandres de cette pensée et repenser sa place éventuelle dans l'histoire de la philosophie, dans celle du nazisme ou simplement dans celle des sectes millénaristes.

objet d'une deuxième pétition que je lance de manière contiguë à celle-ci :

ouverture immédiate des archives du philosophe allemand Martin Heidegger  

https://www.change.org/p/deutsches-literarturarchiv-de-marbach-ouverture-immediate-des-archives-du-philosophe-allemand-martin-Heidegger

 

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