Urgent : Sauvons l'École Élémentaire Française de Karaikal

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Le Consulat Général de France à Pondichéry et Chennai ainsi que le Conseiller d'Action culturelle près l'Ambassade de France en Inde ont décidé de mettre fin au soutien à l'école française de Karaikal. Ils ont décidé irrégulièrement du retrait de la dérogation pour l'attribution des bourses. En effet, cette décision doit se prendre au niveau ministériel. De plus, ils n'ont pas appliqué à l'école les critères définis par l'AEFE, en vertu du Code de l'Education, pour apprécier une demande de dérogation. Mais, il lui ont opposé abusivement les considérations de l'homologation.

Aujourd'hui, une campagne sournoise et malveillante, entamée depuis 2018, veut pousser les familles à se retirer de l'école. On cherche aussi des prétextes pour exclure l'association gestionnaire, l'APEEK, de la Maison de France où elle est implantée par la volonté des autorités françaises depuis près de 14 ans. Il semble qu'on voudrait favoriser un projet concurrent et hostile à notre établissement scolaire.

Nous, Parents d'Elèves de l'école élémentaire de Karaikal, dans l'intérêt supérieur de nos enfants, sommes particulièrement attachés au maintien et au devenir de notre institution. Elle est héritière bicentenaire et continuatrice de la première école primaire française, créée à Karaikal par arrêté local du 1er février 1827. 

Sans revendiquer un droit de maintien dans les lieux, nous sommes aussi profondément sensibles à son implantation, continuelle depuis 2005 par l'engagement du Consulat et de l'Ambassade à la Maison de France à Karaikal, bâtiment de la République Française au 37 rue Deitha. A ce jour, aucune violation crédible de ces obligations d'occupant ne peut être reprochée à l'APEEK. De surcroît, 95% de l'équipement de cet espace relève de notre association. Elle assure et assume, en bon père de famille, la maintenance, la viabilité, la disponibilité et l'image publique des lieux. 

De ce fait, nous demeurons incrédules devant la décision brutale de retirer à l'école après 13 ans de renouvellement, sa dérogation à l'homologation qui permet à nos élèves l'accès aux bourses scolaires et garantit leur scolarisation. Nous sommes d'autant plus choqués que ces attributions de bourses existent depuis les années 80 alors que l'école était administrée par les Soeurs de Saint Joseph de Cluny et se trouvait dans leurs locaux de la rue de l'Eglise. 

Nous sommes aussi interrogatifs du fait que pour la même année scolaire, pour le même établissement, une inégalité de traitement soit établie entre des élèves français : les uns ont eu le droit de renouveler leur demande, les autres mêmes anciens inscrits à l'école, même déjà boursiers d'une autre école, sont interdits de présenter une première demande à Karaikal. Les familles dont la situation financière s'est dégradée, les nouveaux installées ou réinstallées sont exclus.

Pourtant, cette école, héritage culturel français d'avant le Traité De Cession est le dernier centre actif de rayonnement francophone du district. Mais plus encore c'est la seule chance d'intégration d'un enseignement primaire français pour la majorité des aspirants de ce district et en priorité pour nos toutes jeunes filles qui peuvent difficilement être détachées du foyer familial. 

L'école française homologuée la plus proche, le Lycée Français de Pondichéry est, malgré notre bonne volonté, hors d'atteinte pour beaucoup en raison de critères d'éloignement, d'hébergement, de financement et de prise en charge psycho-éducative. 

Il faut près de quatre heures pour relier par route Karaikal À Pondichéry et beaucoup plus par train avec de surplus une absence de ligne complète. Pour ces deux voies, impossible malgré la distance inférieure à 150 km d'envisager un circuit journalier, d'autant que les horaires sont incompatibles. Le Lycée ne dispose pas de structure d'hébergement pour le primaire et les options d'accueil familial, même si nous les prenons en considération se révèlent aléatoires souvent décevantes et préjudiciables tant au niveau relationnel qu'éducatif pour de tous jeunes enfants. Les frais d'écolage au lycée sont disproportionnés par rapport à ceux proposés par l'Ecole Française de Karaikal, sans même considérer les dépenses annexes.  En moyenne, les capacités financières des Karikalais n'égalent d'ailleurs par celles des Pondichériens. Même avec l'obtention d'une bourse les problèmes ne sont pas totalement résolus. Surtout, tous les ressortissants français n'y ont pas droit et nos élèves non nationaux français (environ 50% de nos effectifs), mais attachés à ce choix de scolarisation, se retrouvent exclus. Enfin, vu l'âge sensible et le profil de nos enfants, de la petite section de maternelle au CM2, l'arrachement à l'environnement et l'éducation de la famille n'est souvent pas le parcours le plus bénéfique pour la réussite des études justement et pour le développement général. Avec la scolarisation en primaire en français à l'école Elémentaire de Karaikal, nous avons l'opportunité et le bonheur de les préparer à une poursuite positive de leurs études à Pondichéry ou ailleurs en dehors de la famille ou même le temps de mettre en place un dispositif familial de transition, de déplacement ou d'accompagnement. 

Fidèle donc à la devise de notre association "LES ENFANTS D'ABORD", nous sollicitons tous les soutiens et toutes les interventions à même d'assurer pour eux le MAINTIEN de leur Ecole Elémentaire Française de Karaikal