FAITE APPLIQUER LA LOI AFIN QUE LES VIOLS ET AGRESSIONS SEXUELLES SOIENT RECONNUS PAR LES TRIBUNAUX


FAITE APPLIQUER LA LOI AFIN QUE LES VIOLS ET AGRESSIONS SEXUELLES SOIENT RECONNUS PAR LES TRIBUNAUX
Le problème
Comment aujourd’hui peut-on encore croire qu’il y a eu consentement de la victime quand celle-ci manifeste tous les symptômes d’un choc psycho-traumatique ?
Comment ose-t-on la culpabiliser et la traumatiser encore plus en supposant qu’elle aurait même inconsciemment provoqué l’agression quelle a subi, que ce soit par son silence, son attitude, ses vêtements, ses propos ou tout autre agissement ?
Peut-elle être consentante quand elle a peur, quand elle est terrifiée, quand elle a mal, quand elle est absente dans sa tête ? Elle peut dire oui alors que tout son être se recroqueville et dit non. Son corps s’exprime : recul instinctif, tension extrême, passivité, ou encore immobilisme complet quand il y a sidération. La victime n’a aucun geste spontané sauf ceux dictés par l’agresseur ou par la peur. L’agresseur sait ce qu’il fait, toujours. Quand il exige le consentement ou la participation de la victime, il sait que celle-ci est piégée et ne peut plus se défendre ou dire non. Il jouit de voir la victime lui obéir jusqu’à faire croire à son entourage que la victime est une partenaire volontaire, qu’il n’exerce sur elle aucune violence, ni menace. Ce n’est pas la victime qui est responsable, ce n’est pas à elle d’être au banc des accusés, d’avoir à se défendre, à prouver son innocence, son absence de consentement.
Chercher après coup, à travers le comportement de la victime, si celle-ci était consentante est une aberration. Elle ne pouvait pas l’être sinon elle ne présenterait pas les symptômes d’un choc psychosomatique. Ces symptômes résultent de l’incapacité dans laquelle a été la victime de réagir normalement, son cerveau n’a pas pu ni comprendre ni assimiler la situation. Les traumatismes engendrés sont bien connus des psycho-traumatologues. Ce sont notamment des conduites d’évitement, de mise en danger, les amnésies, les troubles divers du comportement empêchant par la suite la victime d’avoir une vie sexuelle, sociale ou professionnelle normale.
La recherche du consentement de la victime a été une manœuvre de la société pour éviter d’affronter la réalité des violences, pour nier celles-ci en toute bonne conscience. Dans ce système, n’étaient jugée digne d’être défendues que les plus méritantes !!
Toutes les autres étaient abandonnées, les prostitués, les malades, les handicapés, les alcooliques, les plus faibles ... toutes celles qui justement constituent des proies faciles pour les agresseurs. Ne rejetons plus systématiquement leurs paroles.
Aujourd’hui la loi pénale est claire. Peu importe le passé de la victime l’infraction est constituée exclusivement en fonction des stratégie mises en œuvre par l’agresseur pour atteindre son objectif « quelle que soit la nature des relations existant entre l'agresseur et sa victime, y compris s'ils sont unis par les liens du mariage » (loi pénale). Celui-ci ne peut donc plus se défendre en disant qu’il a légitimement pu croire au consentement de la victime du fait de ces relations.
Toute relation sexuelle ne constitue heureusement pas une infraction. Nous serions sinon bien malheureux. Alors dans quel cas, y-a-t il viol ou agression sexuelle ?
Il faut que l’agresseur ait usé de violence, contrainte, menace ou surprise. En utilisant ces stratégies, l’agresseur met sa victime dans l’impossibilité de lui résister, de lui dire non. On retrouve ici les mêmes principes qu’en droit des contrats. Le contrat, signé par les parties, est nul si le consentement de l’une d’elle est vicié.
C’est à travers ces stratégies mises en œuvre qu’on peut dire que la relation sexuelle a été imposée. Rappelons qu’ici « imposer » veut dire « obliger à faire ou à subir ». Ce sont bien les actions de l’agresseur qui sont en cause ici, non celles de la victime. Arrêtons donc de focaliser les enquêtes sur la recherche de la volonté de la victime.
Outre le fait que le choc psychosomatique démontre clairement cette absence de consentement, la loi ne définit pas le viol ou l’agression sexuelle par rapport aux actes et paroles de la victime mais uniquement par rapport aux agissements de l’agresseur.
Si celui-ci a usé de violence, contrainte, menace ou surprise pour atteindre son but alors il a mis de fait la victime dans l’impossibilité de manifester sa réelle volonté et lui a imposé la relation sexuelle. L’infraction est constituée. C’est bien là, la lettre de la loi pénale :
- Article 222-22 « Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise. … »
- Article 222-23 « Tout acte de pénétration, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol »
Alors défendons enfin les victimes en écoutant leur parole et en recherchant les éléments caractérisant la violence, la contrainte, la menace ou la surprise qu’elles ont subies.
Aujourd’hui seules les violences ou contraintes physiques sont reconnues. Aucune enquête n’est jamais faite sur les violences et contraintes psychologiques. Pourtant l’article 222-22-2 prévoit que la contrainte peut être physique ou morale.
L’emprise psychique est une contrainte morale très puissante et une violence psychologique énorme. L’agresseur va mettre en place une stratégie visant à annihiler la volonté de sa victime. Devenue soumise celle-ci exécutera les désirs de son agresseur ; celui-ci pouvant même aller jusqu’à la « reprogrammer » afin qu’elle devance ses désirs ou adopte des comportements automatisés. Cette emprise va se faire par paliers successifs.
Quels sont donc les mécanismes mis en œuvre pour obtenir cette emprise, cette contrainte morale ? Il s’agit de faire perdre ses repères à la victime, de créer une situation de confusion totale de façon à briser sa volonté. Plusieurs stratégies sont mises en œuvre, mélangeant menaces, violence, surprise et contrainte.
- stratégie de la dette : profiter du fait d’avoir rendu un service, fourni un travail, un hébergement d’urgence, une assistance financière, une aide psychologique pour créer une situation de dépendance lui permettant soit d’exiger en retour des faveurs qui iront de plus en plus loin soit de placer la victime dans des situations rendant impossible toute défense.
L’agresseur séduit sa victime, capte sa confiance pour mieux briser ses défenses.
- stratégie de l’isolement : isoler la victime de sa famille, de ses amis, de ses collègues. La faire passer pour une instable, une incapable, une masochiste, une incompétente, l’inciter à rompre tous ses contacts en la surchargeant de travail, en lui demandant une attention de tout instant. Lui faire peur pour qu’elle change son comportement et s’isole d’elle-même.
L’agresseur s’assure que personne n’interviendra pour protéger la victime.
- stratégie de la sidération
* par alternance de phases de séduction et de violences : en alternant récompenses, compliments, promesses et brimades, reproches, insultes, discrimination, indifférence, coups.
* En effectuant des actes totalement inattendus : poser la main sur la cuisse ou le sexe de sa collaboratrice en plein repas d’affaire, se mettre à crier sur la victime sans raison apparente, agresser une femme en pleine rue.
Cette sidération se produit quand le cerveau n’arrive plus à décoder les informations qui lui parviennent. C’est la perte de sens qui crée un stress tellement intense que la victime perd toute capacité de défense.
La victime va se retrouver totalement soumise à son agresseur, incapable de réagir.
- Stratégie du secret :
* en menaçant la victime pour l’empêcher de parler ou en lui affirmant que personne ne la croirait.
* en continuant à agir avec la victime comme si comme si l’agression n’avait jamais eu lieu. L’agresseur peut même aller jusqu’à lui manifester de l’estime en public ou lui envoyer des lettres d’amour. En agissant ainsi, il va vouloir faire croire à la victime elle-même que rien d’anormal ne s’est passé et l’enfoncer dans son impression d’irréalité.
Ce comportement va accentuer l’état de dissociation de la victime dû aux violences subies et empêchera celle-ci de reconnaître et de dénoncer l’agression.
Cette stratégie va rendre la parole de la victime impossible.
Il est impératif que systématiquement ces éléments soient recherchés dans le cadre des enquêtes pour viol ou agression sexuelle. Laisser impuni de tels prédateurs, c’est accepter qu’ils recommencent, c’est multiplier la souffrance des victimes et le coût pour la société.
NOUS DEMANDONS AUX MAGISTRATS ET POLICIERS
- D’ARRETER DE SE FORGER LEURS CONVICTIONS EN FONCTION DU PASSE DE LA VICTIME OU DE SON COMPORTEMENT AU MOMENT DES FAITS ;
- DE RECHERCHER EFFECTIVEMENT LES ELEMENTS DEMONTRANT L’UTILISATION PAR L’AGRESSEUR D’UNE DES STRATEGIES DEFINIES PAR LA LOI PENALE NOTAMMENT LES VIOLENCES OU CONTRAINTES MORALES ;
N’oublions plus que tout le monde a le droit d’être entendu et défendu quelques soit son origine, son niveau social, ses moyens financiers, ses choix de vie.

Le problème
Comment aujourd’hui peut-on encore croire qu’il y a eu consentement de la victime quand celle-ci manifeste tous les symptômes d’un choc psycho-traumatique ?
Comment ose-t-on la culpabiliser et la traumatiser encore plus en supposant qu’elle aurait même inconsciemment provoqué l’agression quelle a subi, que ce soit par son silence, son attitude, ses vêtements, ses propos ou tout autre agissement ?
Peut-elle être consentante quand elle a peur, quand elle est terrifiée, quand elle a mal, quand elle est absente dans sa tête ? Elle peut dire oui alors que tout son être se recroqueville et dit non. Son corps s’exprime : recul instinctif, tension extrême, passivité, ou encore immobilisme complet quand il y a sidération. La victime n’a aucun geste spontané sauf ceux dictés par l’agresseur ou par la peur. L’agresseur sait ce qu’il fait, toujours. Quand il exige le consentement ou la participation de la victime, il sait que celle-ci est piégée et ne peut plus se défendre ou dire non. Il jouit de voir la victime lui obéir jusqu’à faire croire à son entourage que la victime est une partenaire volontaire, qu’il n’exerce sur elle aucune violence, ni menace. Ce n’est pas la victime qui est responsable, ce n’est pas à elle d’être au banc des accusés, d’avoir à se défendre, à prouver son innocence, son absence de consentement.
Chercher après coup, à travers le comportement de la victime, si celle-ci était consentante est une aberration. Elle ne pouvait pas l’être sinon elle ne présenterait pas les symptômes d’un choc psychosomatique. Ces symptômes résultent de l’incapacité dans laquelle a été la victime de réagir normalement, son cerveau n’a pas pu ni comprendre ni assimiler la situation. Les traumatismes engendrés sont bien connus des psycho-traumatologues. Ce sont notamment des conduites d’évitement, de mise en danger, les amnésies, les troubles divers du comportement empêchant par la suite la victime d’avoir une vie sexuelle, sociale ou professionnelle normale.
La recherche du consentement de la victime a été une manœuvre de la société pour éviter d’affronter la réalité des violences, pour nier celles-ci en toute bonne conscience. Dans ce système, n’étaient jugée digne d’être défendues que les plus méritantes !!
Toutes les autres étaient abandonnées, les prostitués, les malades, les handicapés, les alcooliques, les plus faibles ... toutes celles qui justement constituent des proies faciles pour les agresseurs. Ne rejetons plus systématiquement leurs paroles.
Aujourd’hui la loi pénale est claire. Peu importe le passé de la victime l’infraction est constituée exclusivement en fonction des stratégie mises en œuvre par l’agresseur pour atteindre son objectif « quelle que soit la nature des relations existant entre l'agresseur et sa victime, y compris s'ils sont unis par les liens du mariage » (loi pénale). Celui-ci ne peut donc plus se défendre en disant qu’il a légitimement pu croire au consentement de la victime du fait de ces relations.
Toute relation sexuelle ne constitue heureusement pas une infraction. Nous serions sinon bien malheureux. Alors dans quel cas, y-a-t il viol ou agression sexuelle ?
Il faut que l’agresseur ait usé de violence, contrainte, menace ou surprise. En utilisant ces stratégies, l’agresseur met sa victime dans l’impossibilité de lui résister, de lui dire non. On retrouve ici les mêmes principes qu’en droit des contrats. Le contrat, signé par les parties, est nul si le consentement de l’une d’elle est vicié.
C’est à travers ces stratégies mises en œuvre qu’on peut dire que la relation sexuelle a été imposée. Rappelons qu’ici « imposer » veut dire « obliger à faire ou à subir ». Ce sont bien les actions de l’agresseur qui sont en cause ici, non celles de la victime. Arrêtons donc de focaliser les enquêtes sur la recherche de la volonté de la victime.
Outre le fait que le choc psychosomatique démontre clairement cette absence de consentement, la loi ne définit pas le viol ou l’agression sexuelle par rapport aux actes et paroles de la victime mais uniquement par rapport aux agissements de l’agresseur.
Si celui-ci a usé de violence, contrainte, menace ou surprise pour atteindre son but alors il a mis de fait la victime dans l’impossibilité de manifester sa réelle volonté et lui a imposé la relation sexuelle. L’infraction est constituée. C’est bien là, la lettre de la loi pénale :
- Article 222-22 « Constitue une agression sexuelle toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise. … »
- Article 222-23 « Tout acte de pénétration, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol »
Alors défendons enfin les victimes en écoutant leur parole et en recherchant les éléments caractérisant la violence, la contrainte, la menace ou la surprise qu’elles ont subies.
Aujourd’hui seules les violences ou contraintes physiques sont reconnues. Aucune enquête n’est jamais faite sur les violences et contraintes psychologiques. Pourtant l’article 222-22-2 prévoit que la contrainte peut être physique ou morale.
L’emprise psychique est une contrainte morale très puissante et une violence psychologique énorme. L’agresseur va mettre en place une stratégie visant à annihiler la volonté de sa victime. Devenue soumise celle-ci exécutera les désirs de son agresseur ; celui-ci pouvant même aller jusqu’à la « reprogrammer » afin qu’elle devance ses désirs ou adopte des comportements automatisés. Cette emprise va se faire par paliers successifs.
Quels sont donc les mécanismes mis en œuvre pour obtenir cette emprise, cette contrainte morale ? Il s’agit de faire perdre ses repères à la victime, de créer une situation de confusion totale de façon à briser sa volonté. Plusieurs stratégies sont mises en œuvre, mélangeant menaces, violence, surprise et contrainte.
- stratégie de la dette : profiter du fait d’avoir rendu un service, fourni un travail, un hébergement d’urgence, une assistance financière, une aide psychologique pour créer une situation de dépendance lui permettant soit d’exiger en retour des faveurs qui iront de plus en plus loin soit de placer la victime dans des situations rendant impossible toute défense.
L’agresseur séduit sa victime, capte sa confiance pour mieux briser ses défenses.
- stratégie de l’isolement : isoler la victime de sa famille, de ses amis, de ses collègues. La faire passer pour une instable, une incapable, une masochiste, une incompétente, l’inciter à rompre tous ses contacts en la surchargeant de travail, en lui demandant une attention de tout instant. Lui faire peur pour qu’elle change son comportement et s’isole d’elle-même.
L’agresseur s’assure que personne n’interviendra pour protéger la victime.
- stratégie de la sidération
* par alternance de phases de séduction et de violences : en alternant récompenses, compliments, promesses et brimades, reproches, insultes, discrimination, indifférence, coups.
* En effectuant des actes totalement inattendus : poser la main sur la cuisse ou le sexe de sa collaboratrice en plein repas d’affaire, se mettre à crier sur la victime sans raison apparente, agresser une femme en pleine rue.
Cette sidération se produit quand le cerveau n’arrive plus à décoder les informations qui lui parviennent. C’est la perte de sens qui crée un stress tellement intense que la victime perd toute capacité de défense.
La victime va se retrouver totalement soumise à son agresseur, incapable de réagir.
- Stratégie du secret :
* en menaçant la victime pour l’empêcher de parler ou en lui affirmant que personne ne la croirait.
* en continuant à agir avec la victime comme si comme si l’agression n’avait jamais eu lieu. L’agresseur peut même aller jusqu’à lui manifester de l’estime en public ou lui envoyer des lettres d’amour. En agissant ainsi, il va vouloir faire croire à la victime elle-même que rien d’anormal ne s’est passé et l’enfoncer dans son impression d’irréalité.
Ce comportement va accentuer l’état de dissociation de la victime dû aux violences subies et empêchera celle-ci de reconnaître et de dénoncer l’agression.
Cette stratégie va rendre la parole de la victime impossible.
Il est impératif que systématiquement ces éléments soient recherchés dans le cadre des enquêtes pour viol ou agression sexuelle. Laisser impuni de tels prédateurs, c’est accepter qu’ils recommencent, c’est multiplier la souffrance des victimes et le coût pour la société.
NOUS DEMANDONS AUX MAGISTRATS ET POLICIERS
- D’ARRETER DE SE FORGER LEURS CONVICTIONS EN FONCTION DU PASSE DE LA VICTIME OU DE SON COMPORTEMENT AU MOMENT DES FAITS ;
- DE RECHERCHER EFFECTIVEMENT LES ELEMENTS DEMONTRANT L’UTILISATION PAR L’AGRESSEUR D’UNE DES STRATEGIES DEFINIES PAR LA LOI PENALE NOTAMMENT LES VIOLENCES OU CONTRAINTES MORALES ;
N’oublions plus que tout le monde a le droit d’être entendu et défendu quelques soit son origine, son niveau social, ses moyens financiers, ses choix de vie.

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Pétition lancée le 8 mars 2014