Non à l'unité de méthanisation à Courçay

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Objet de la Pétition :

La SAS METHAMORPHOSE a déposé un dossier de demande d’enregistrement ICPE pour installer une unité de méthanisation au lieu-dit « Le pas de la mule » à Courçay.

Une consultation du public est en cours du mardi 16 avril au mardi 14 mai 2019.

Les conseillers municipaux auront eux-mêmes à donner leur avis lors d’un vote en conseil municipal, qui sera déterminant pour l’avenir du projet.

Cette pétition est à destination, d’une part de la préfecture qui donnera l’autorisation ou non pour la réalisation de ce projet, d’autres parts aux mairies des communes de Courçay, Cigogné et Reignac-sur-Indre, afin de prendre en compte et représenter l’opinion des citoyens.

L’objectif de cette pétition est de signifier son opposition à ce projet.

 

Description du projet:

3 agriculteurs des villages de Cigogné, Bléré et Dolus-le-sec possédant 6 exploitations ont décidé de construire une unité de méthanisation aux portes de Courçay, petit village de charme au cœur de la vallée de l’Indre.

L’industriel Engie Biogaz s’est associé à ce projet dit « agricole ».

Le méthane produit sera directement injecté dans le réseau de transport de gaz GRTgaz.

Le but est de traiter 19 153 tonnes de matières par an (Lisier de porc, CIVE d’hiver et CIPAN, Sous-produits végétaux, biodéchets, sang, déchets d’abattoirs et boues d’industries agro-alimentaires et d’abattoirs.

Pour plus d’informations, se référer à la demande d’enregistrement :

Consulter le dossier d'enregistrement

 

Pourquoi s’opposer à ce projet ?

  •  Il s’agit d’un projet industriel en pleine campagne :

- 56 % des intrants proviennent de l’extérieur (Coopérative Centre SEM, Suez Organique et autres éventuellement)

- 52,5 tonnes de déchets traités par jour

- Plus de 2000 engins motorisés par an (entre 8 et 20 t) avec un accès de 1.8km dont 1km à créer en pleine zone Natura 2000 sur d’actuels chemins communaux

- Ce projet est loin des fermes des exploitants. Le positionnement géographique du projet n'est donc aucunement optimisé par rapport au critère géographique.

- L’industriel Engie Biogaz est entré au capital de la société à hauteur de 25%.

  •  Le budget annoncé est de plus de 9 millions d’euros.

Il sera rentabilisé en 7/8 ans et le taux de rendement sera d’environ 6% (et cela grâce aux subventions, donc à nos impôts) !!! A titre de comparaison, le budget moyen d’une unité de méthanisation à la ferme est d’environ 1.5 millions d’euros.

  •  Le projet se situe sur une zone sensible d’un point de vue environnemental :

- Zone Natura 2000 et vallée de l’Indre : le projet est situé à 430 m de la zone Natura 2000 et l’accès se fera par cette zone. Le projet est en bordure de la vallée de l’Indre dans une zone boisée ; contrairement à ce qu’indique l’étude (sur 1 journée du mois de décembre !) réalisée par les porteurs du projet, la faune y est importante et notamment, certaines espèces en forte régression y vivent (l’outarde canepetière par ex.)

- Proximité de l’eau :

=> L’Indre se situe à moins de 880 m du projet. Un de ses affluents se situe à 250 m du site. Du fait de la sècheresse et des prélèvements importants en eau pour arroser les cultures de maïs, il est actuellement asséché…

=> Une masse d’eau se situe à 2,2 m sous la surface, il existe plusieurs masses d’eau souterraines à proximité du site d’exploitation ou d’épandage. Le sol est argileux et le site est situé sur une zone de sensibilité forte. A moyen terme, il y a un risque très important d’infiltration de matières non contrôlées dans cette masse d’eau.

- Quel sera l’impact lié au cumul avec les boues des stations d’épuration épandues sur ces terres depuis 20 ans ?

 - Quid du problème de la monoculture de maïs s’intensifie (comme en Allemagne) et de l’impact de l’arrosage intensif sur les nappes phréatiques et des rivières ?

- Il existe des risques dus à l’épandage du digestat sur les polinisateurs, vers de terre et globalement les animaux se nourrissant sur les parcelles concernées.

- L’épandage se fera également en partie sur une zone de captage d’eau destinée à la consommation humaine.

 

  • Ce projet est source de nuisances:

- Nuisances sonores et liées aux poussières : Il est prévu près de 2 000 engins à moteurs (jusqu’à 20 t) sur une route empierrée (sans compter le transport supplémentaire du digestat liquide puisqu’à ce jour les canalisations servant à épandre le digestat ne sont pas prévues). La traversée de ces différents engins se fera via Cigogné ou Reignac sur Indre, dont la circulation n’est en aucun cas adaptée à un trafic important de véhicules lourds.

De plus, la mise en route des moteurs de l’unité, le fonctionnement 24h/24h du compresseur de l’unité, la circulation des engins et leur alarme de recul, va engendrer des nuisances sonores à toute heure dans un environnement exempt de toute activité humaine.

- Nuisances visuelles : Le projet se situe à 590 m de l’entrée du village de Courçay, dans une zone champêtre et boisée. Il est très visible d’une partie du village : concrètement, il s’agit de construire en pleine campagne, très proche d’un village plein de charme une zone industrielle. Ce projet s’implanterait dans la vallée de l’Indre à proximité de chemins de randonnée pédestre et de cyclo-tourisme.

 - Nuisances olfactives: la typologie de l’unité génèrera obligatoirement des odeurs.

- Autres: prolifération des nuisibles (rats, mouches, etc…)

- Et pour finir l’inévitable dépréciation immobilière dans nos villages.

 

Quels sont les risques ?

La règle pour la surveillance est l’auto-contrôle, alors que nous sommes en présence d’un projet avec des risques (classement ICPE) :

  • d’explosion, d’incendie, l’unité sera raccordée sur le réseau de transport de gaz haute pression,
  • de pollution de l’air (80% des unités de méthanisation en Allemagne présentent des fuites de méthane qui rappelons-le est un gaz 25 fois plus agressif que le CO2 sur la couche d’ozone)
  • L’unité émettra du CO2 directement dans l’atmosphère
  • de pollution de l’eau : avec une arrivée d’eau à 2.2 m sous terre, la proximité de l’Indre, et compte tenu de la nature du sol argileux, les risques d’accidents sont très élevés.
  • de pollution de la terre : des médicaments, métaux lourds et autres produits polluants seront épandus sur des terres déjà exposés aux polluants avec les boues d’épuration. Le digestat suscite des inquiétudes dans de nombreuses régions en France. Une enquête ministérielle a même été ouverte dans le lot. Dans ce projet, 15 000 tonnes de digestat sont à épandre sur 1600 hectares !
  • Exploitation de l’unité : Dans le dossier d’enregistrement du projet à la préfecture, il est indiqué que les formations consistent principalement à des visites d’unités de méthanisation…

De plus, le manque de rigueur dans la rédaction de la demande d’enregistrement et les réponses approximatives des porteurs du projet lors des réunions publiques sont des sources d’inquiétude si le projet arrive à son terme…