Abandon du projet de loi visant à pénaliser le "harcèlement de rue"

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Mme Marlène Schiappa, la secrétaire d'État chargée de «l'égalité» , travaille actuellement sur un projet de loi visant à la pénalisation du harcèlement de rue.

Cette pétition revendique l'annulation de la loi visant à la pénalisation du harcèlement de rue.

La considération de harcèlement de rue est contraire aux droits fondamentaux que sont la liberté d'expression, la liberté d'aller et de venir sur l'espace public, la liberté d'opinion voire la liberté des sentiments et des émotions.

La rue est un espace public, l'espace public devrait être considéré comme un espace appartenant à la fois à tout le monde, il est la propriété privée de personne . Dans ce projet de loi, des arguments ont été avancés et ont instrumentalisé les agressions et violence de certains, les insultes, les violences physiques, pour justifier d'un outil judiciaire inégal qui donnera le pouvoir à une seule personne de décider sur la base de sa seule impression et de son absence de consentement qui est un délinquant et qui ne l'est pas . Ceci est bien trop de pouvoir entre les mains d'une seule personne.

Un délit doit avoir pour particularité d'être de mauvaise intention .

Les soi-disant "harceleurs" ne sont pas spécialement malintentionnés et par cette loi, leur intention n'entrerait plus officiellement en ligne de compte, ils seraient tenu d'une obligation de prudence et donc d’attendre qu’on leur demande de parler ou qu’on leur autorise de pouvoir s’exprimer . Ceci est en somme une forme de soumission maquillée en « respect » .

Le "harcèlement" peut ne pas être systématiquement synonyme d'agression physique ou verbale, de viol, mais peut être aussi synonyme de refus de se taire, volonté de se faire entendre , refus du rejet de l’autre, droit de réponse à une injure, le tout pouvant être fait sans injure retour et sans menace, délits déjà pénalisés par la loi, et n’ayant pas besoin d’une mesure supplémentaire . Il peut aussi constituer un libre exercice de la liberté d'expression.

Rappelons que la liberté d'expression n'est pas le droit de s'exprimer, mais le droit de disposer de son expression comme bon lui semble, cela comprend aussi le droit de se taire.

Bien des cas et des décisions de justice ont largement reconnu que le droit de se taire face a quelqu'un qui veut qu'on lui parle, le droit de ne pas écouter quelqu'un qui veut qu'on l’écoute ne pouvait être considéré comme une violence, y compris lorsque ce silence porte atteinte au libre arbitre d'autrui, l'empêchant de faire ses choix par lui-même lors d'un mensonge par omission, ou à son intégrité psychique, pouvant lui créer un traumatisme par le mépris qu'on lui affiche et le renie de son existence et de sa considération, ce qui peut être à titre égal perçu comme particulièrement violent pour celui qui se voit déconsidérer par du silence, c'est ce qui explique parfois les réactions physiques violentes pas excusables, mais compréhensibles. À moindre échelle, les réactions peuvent être juste verbales, pouvant être perçues aussi comme violentes, mais néanmoins bien inférieures à une violence physique que de nombreux dragueurs ou solliciteurs insistants subissent de la part de certains défenseurs des victimes de "harcèlement", sans que bien souvent la justice ne le reconnaisse . Chiffre comptabilisé par aucune étude statistique et pourtant bien réel.

Une certaine philosophie défend l'idée qu'il y aurait une agression "passive" légitime et une agression "active" délictuelle . Il n'y a pas d'agression plus délictuelle que d'autres, il n'y a pas de discrimination positive ou négative, il n'y a que des agressions et des discriminations .

Pour autant le droit au silence est protégé et certains droits d’expression active aussi y compris les plus injurieux et discriminatoires puisqu’on peut trouver des termes péjoratifs utilisés sans vergogne pour désigner les nouvelles têtes de Turc de notre époque que sont devenus les "relous". Des adjectifs déshumanisants tels que "porcs","monstre", ou "prédateur" sont revendiqués au titre de la libération de la parole qui bizarrement dans ce cas-là ne connaît aucune limite . À tel point qu'il est devenu de "bon ton" pour être admis au sein de la société, de prouver son courage et sa noblesse en dénonçant et traquant le "relou" partout où cela est possible .

Pourquoi les uns seraient-ils obligé de supporter la libre expression plus que les autres, sans même pas un droit de réponse ?

Par ce projet de loi, il est demandé au gouvernement de choisir un camp, dans une guerre des sexes voulue qui ne recherche en rien la paix pour toutes les parties, mais la paix et l'intérêt personnel d'une seule partie . Ce n'est aucunement la mission de l'état d'accorder des droits à une partie de la population et pas à une autre .

Il ne saurait être juste de répondre avec la voix d'une seule partie à la question du fait si la libre expression, la drague sont réellement des violences ou pas.

Cette question est d'ordre humaniste, de l'enquête judiciaire impartiale et n'est pas du ressort du seul féminisme qui n'as pas le monopole de l'humanisme et qui ces temps-ci n’as de cesse de vouloir l’obtenir en n’ayant de cesse de vouloir rendre illégal tout contre argument antiféministe, par des campagnes et du tapage médiatique subventionné et favorisé par les pouvoirs publics qui n’en sont pas moins « harcelant » si l’on part du postulat que l’exercice de la libre expression sur l’espace public est du « harcèlement » pour ceux qui ne veulent pas entendre les revendications et thèses féministes et qui le font malgré tout par souci d'équité de fair-play, de citoyenneté, de respect du contre-pouvoir et de la dialectique nécessaire au développement des opinions.

Dans l'absence de tout contre-pouvoir, contre mouvement, on peut réellement s’inquiéter de la réalité de la république dans notre pays .

Ceux qui s’expriment n’obligent pas systématiquement les autres a les écouter, ceux qui s’expriment n’obligent pas systématiquement les autres a se taire et ne les empêche pas de s’exprimer .

S'exprimer n'est pas un viol, c'est un droit fondamental . Sans cesse malmené par une mauvaise interprétation à sens unique de l'adage : "la liberté des uns s'arrête là ou commence celle des autres".

Aussi dans cette logique il convient de se poser la question suivante : Si le droit à la liberté d'expression, d'aller et venir, d'opinion doit comporter de nécessaires limites en vertu du sacro-saint principe "la liberté des uns s'arrête là ou commence celle des autres", qu'en est'il des limites du consentement, du droit a la vie privée et autres droits ?

Jusqu'où le consentement doit-il être de mise pour jouir de ses droits, doit-on avoir le consentement d'autrui pour respirer le même air que lui, doit-on avoir son consentement pour rester en vie ?

Les "harceleurs" peuvent être eux aussi des gens qui disent "non". Non à la discrimination, non à être considéré comme des monstres, dans une bien légitime révolte ils ont le droit de le dire .

Ceux qui veulent se faire entendre n'ont pas consenti à ce qu'on ne les écoute pas, ceux qui sont seuls et isolés n'ont parfois pas consenti à l'être, les dragueurs insistants n'ont pas le monopole du renie d'empathie et de la négation de l'absence de consentement vis a vis d'autrui.

Car s’il existe des victimes de viols, de violence, victimes parce qu’elles ont refusé les avances d'une personne, une victime peut aussi être agresseur, car il existe aussi des victimes de violences qui ont été violentées pour avoir voulu séduire une personne.

Par cette loi, les personnes les moins désirables seront des coupables, des criminels, parce qu’elles ne sont pas désirables . De là à ce qu’on les oblige a porter une étoile sur la veste avec marqué dessus : « Relou » , il n’y a qu’un pas qu'il ne faut surtout pas franchir par aucun favoritisme ni aucune discrimination.

S'exprimer, séduire, flirter,draguer n’est pas une honte, les moches, les isolés, les handicapés, les pauvres ne sont ni pervers ni des monstres ni des porcs ni des psychopathes. Ce sont des personnes humaines qui aspirent aux mêmes choses que tout le monde.

Non à la pénalisation du harcèlement de rue .



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