Annulation de la Réforme de l'Assurance Chômage

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COLLECTIF DES PERMITTENTS DE L'HÔTELLERIE RESTAUTATION
COLLECTIF DES PERMITTENTS DE L'HÔTE… a signé la pétition

Madame la Ministre du Travail,
Par cette lettre, nous tirons la sonnette d’alarme pour porter à votre attention l’aspect inadapté et injuste de
votre nouvelle réforme sur l’assurance chômage quant à notre corps de métier bien spécifique.
Nous sommes ce que nous appelons des intermittents de l'emploi, et plus précisément des intermittents de l'hôtellerie restauration. Or ce statut particulier a été supprimé dans sa globalité lors de réformes précédentes alors
qu’il était extrêmement pertinent quant à notre activité. Ce statut  d'intermittent a été octroyé à beaucoup de personnes qui
travaillaient dans d"autres secteurs et c’est pour cette raison que vous l’avez jugé inadéquat, puisqu’il touchait
un nombre trop grand de travailleurs qui n’en avaient pas besoin ou qui en abusaient. Cependant, sa
suppression totale n’était pas la bonne réponse car nous avons été oubliés au cours de cette démarche.
Nous exerçons nos différents  métiers ( Maître d'Hôtel, Serveurs, Cuisiniers, Femmes de Chambre, Hôtesses , Plongeurs et bien d'autres...) sous forme de contrats journaliers, dit « CDD d’usage », dans le secteur de l’hôtellerie, de la restauration et de l'évènementiel mais aussi auprès des ambassades, de l’Assemblé Nationale, l’Élysée ou encore auprès de traiteurs et palaces.

Ce secteur d'activité de par sa nature même, ne permet pas une continuité de l'emploi. En effet, les périodes de travail sur une année
sont très variables, elles peuvent être très denses (si bien que nous dépassons bien largement les 35h de
travail hebdomadaire) ou au contraire parfois quasi-inexistantes. De plus, nos services sont contractés de
façon journalière, ce qui est tout à fait logique puisque nous répondons à des besoins ponctuels, et de ce
fait, nos employeurs ne nous garantissent aucun Congés Payés, très logiquement encore une fois.
Et ce sont bien pour ces deux raisons que nous percevons des indemnités journalières. Pour nous
protéger, des périodes dites « creuses » et nous permettre également de prendre des congés, comme
n’importe quel citoyen français.
En cette période extraordinairement dangereuse et douloureuse qu’est la pandémie mondiale du covid-19,
nous attirons votre attention sur l’état critique de notre corps de métier du fait de l’inactivité que subissent
tous les établissements hôteliers et évènementiels et ce, sur une période bien plus large que celle du
confinement. En effet, depuis le mois de janvier, de très nombreux évènements dans lesquels nous
intervenons habituellement ont été annulés du fait de la pandémie et ces annulations se prolongent encore
sur de nombreux mois à venir.
La situation étant déjà véritablement critique pour nous, cette nouvelle réforme nous plongerait encore
davantage dans la difficulté :
- Cette nouvelle réforme réduirait drastiquement les revenus des intermittents de la restauration avec
le nouveau mode de calcul, inadapté à notre activité.
- Cette nouvelle réforme produirait plus de précarité dans la société et bouleverserait des vies.
- Cette nouvelle réforme impacterait négativement le moral des intermittents de la restauration en les
marginalisant davantage.
- Cette nouvelle réforme engendrerait un accroissement des inégalités sociales et réduirait
considérablement le pouvoir d’achat de nombreuses familles.
Durant cette crise, de nombreux intermittents vont épuiser tous leurs droits durement acquis. L'activité
salariale dans le secteur de l'hôtellerie, restauration et de l'événementiel risque de mettre beaucoup de
temps à reprendre et lorsqu’elle le fera, il faudra bien évidemment que nous puissions répondre présent
pour que la France soit en mesure d’accueillir ces évènements et la reprise d’activité de tout ce secteur, si
profitable à notre économie nationale.
Voilà pourquoi à travers cette pétition nous demandons purement et simplement le retrait de cette réforme
inadaptée ainsi que  la suspension  des jours d’indemnités journalières  de tous les intermittents  de  l'hôtellerie restauration durant cette période exceptionnelle par souci de justice et d'équité.

Nous vous demandons également de nous proposer un nouveau statut qui nous permettrait de
continuer notre activité dignement à l’issue de cette crise.
Veuillez agréer, Madame La ministre, l’expression de nos salutations les plus respectueuses.